‹ Elements de minéralogie, de géologie et de botanique [microforme] (volume 2)Chapitre 52 sur 124 · à 6.9, | souvent À · texte numérisé non relu

à 6.9, | souvent À

s l'acide STANNIDES.

82, Cassitérite,

ompactes et de ses-

de fer. Propriétés.—Quadratique. Macles fréquentes. Trans- £ nferment À lucide ou opaque. Eclat adamantin. Résineux dans .

buve dis- Æ une cassure fraîche. Brune, jaunâtre, noire. Dur. 6 ent as50- ——————————

est géné-

Fig. 58.—Cristal de Magnétite,

à 7. Dens. 6.8 à 7.1. Infusible. Sur le charbon, avec

du cyanure de potassium, donne des grains d’étain. | Composition.—Bioxyde d’étain.

En cristaux, en masses compactes, concrétionnées, | en grains roulés. dans les sables.

Le seul minérai d’étain.

CUPRIDES.

83, Cuivre,

Propriétés.—Cubique. Eclat métallique. Rouge ! cuivre. Ductile et malléable. Dens. 8. 94. En cristaux, !

en masses dendritiques, laminaires et compactes.

Gisements.—Les gisements les plus riches se trouvent au sud du Lac Supérieur. On l’a aussi rencontré en petite quantité dans certains schistes le long de la rivière Etchemin, près de St-Henri, et dans un diorite amigdaloïde, à St-Flavien.

84, Cuprite,

Proprictés.—Cubique. Octaèdre, cube. Translucide:

Eclat adamantin. Rouge cochenille plus ou moins}

foncé. Poussière rouge brun. Fragile. Dur. 3.5 à 4

Dens. 5.7 à 6. Sur le charbon se réduit à l’état métal-f

lique. Soluble dans l’acide chlorhydrique en unt

liqueur verte précipitant en blanc par l’addition del

l’eau.

Composition. —Cuivre oxydulé.

DSTI ET CHARLES M ns $ À

EC d o

rbon, avec { 18 d’étain. |

‘étionnées, |

re

e. Rouge

n cristaux,

1pactes.

es se trou-

rencontré le long de

t dans un

anslucide:

ou moins r. 3.5 à 4 at métal- Ë e en une dition del

Gisement el usage.—En cristaux, en masses lamellaires, grenues et terreuses. Employé pour l’extraction du cuivre.

ARGYRIDES.

85, Argent.

Propriétés.—Cubique. Eclat métallique. Blanc d'argent. Malléable. Dur. 2.5 à 3. Dens. 10.1 à 11.1. Fusible. Soluble dans l'acide nitrique. Précipite par les chlorures. Contient souvent des traces de cuivre, d’or, de mercure, d’arsenic, etc. En cristaux et en masses compactes.

Variétés.—L'Argent arsénifère contient 11 p. 100 d’arsenic et un peu de mercure. L’Argent bismutifère contient 15 p. 100 de bismuth. L’argent se trouve au Lac Supérieur, à Silver Islet, allié quelquefois au cuivre natif.

PLATINIDES.

86, Platine,

Propriétés —Cubique. Eclat métallique. Gris d’acier. Ductile. Dur. 4à 5. Dens.17.5 à 19. Infusible. Soluble dans l’eau régale. Renferme souvent 5 à 13 p. 100 de fer et de petites quantités d’iridium de rhodium, de palladium, d’osmium et de cuivre,

Gisement—Dans les sables d’alluvions. On dit |! l'avoir trouvé à la Rivière-du-Loup en compagnie de |! l’or natif et de l’Zridosmine, composé d'iridium et | d’osmium.

AURIDES.

87, Or,

Cubique. Eclat métallique. Jaune.d’or. Ductile malléable. Dur. 2.5 à 3. Dens. 15.6 à 19.4 Fusible. Renferme souvent de l’argent, de 1 à 16 p. 100. En cristaux, en grains ou pépites, dans les quartz, gneiss, misaschistes, dans les sables d’alluvion. L'or se trouve à la Nouvelle-Ecosse, dans plusieurs endroits de la Province, spécialement à la Beauce. On l’extrait des veines de quartz, au Rapide-du-diable, à St-François, et le plus souvent d'anciennes alluvions, recouvertes par dos alluvions plus récentes. L’or de la Beauce renferme une assez forte proportion d'argent.

Les deux principaux gisements de graviers aurifères, à la Beauce, sont ceux de la rivière Gilbert et ceux de la Du Loup. Au premier endroit, l'or se trouve dans un gravier solidifié, peut-être préglaciaire, reposant directement sur les formations siluriennes supérieures. Il est recouvert d’une couche épaisse d'argile à galets (boulder clay) et d’un mince lit de sol arable.

-A la Du Loup, le gravier aurifère se trouve sur l'argile à galets, ;

On dit Jagnie de

dium et |

Ductile . Fusible, 100. En tz, gneiss,

L'or se s endroits On l’ex- -diable, à alluvions,

L'or de ion d’ar-

ers auriilbert et , l'or se

préglaons silu- + couche

mince

uve sur

NOTIONS PRÉLIMINAIRES

DÉFINITION.—La Géologie est l’histoire physique du Globe.

S'il est vrai de dire que chaque animal, chaque plante a son histoire, en ce sens qu’on peut suivre pas à pas le développement de cet être, depuis l’état

embryonnaire jusqu’à celui d’individu parfait, on

peut affirmer, par analogie, que les êtres bruts, les cristaux, ont aussi une origine et un développement spécial, se f-isant d’après des lois particulières. Cette histoire généalogique des minéraux est beaucoup plus simple que celle des êtres vivants, car ils ont à subir moins de transformations avant d'atteindre leur constitution définitive : une seule molécule étant suffisante pour qu’un corps brut existe avec ses propriétés caractéristiques.

La terre, qui eñt à la fois le siège des deux grands règnes de la nature, celui des êtres vivants et celui des êtres bruts, n’est pas sortie des mains du Créa-

Get du

teur telle qu’elle nous apparaît maintenant. Elle a donc aussi son histoire. Créée sans forme et stérile, elle a eu à subir une série de transformations, de modifications, qui l’ont faite ce qu’elle est; et cela, sous l’œil de la Providence divine qui a présidé à ces révolutions terrestres. Dieu était là, perfectionnant peu à peu son ouvrage, et mettant eu jeu ces admirables lois, encore incon 3 pour la plupart, qui devaient par leur seule fecondité, créer tant de merveilles. La matière inconsciente en effet, ne peut rien par elle-même, elle est essentiellement inerte ; si donc le jeu de ces ressorts merveilleux a produit un monde aussi beau que le nôtre, quel autre être que Dieu a pu en établir les lois et forcer la matière à les suivre.

OBJET DE LA GÉOLOGIE.—Tracer aussi exactement que possible l’histoire de cette ‘olution de la terre, voilà le but que nous pour! “ons en Géologie. Appuyés sur les données que l’observation et l’expérience mettent à notre disposition, nous enrégistrerons une à une les phases par lesquelles x passé nocre globe. Le champ est immense, et la tâche, ardue; d’autant plus que les monuments qui nous restent des différentes époques à étudier, sont loin d’être complets et intégralement conservés. Cependant, n’y eût-il que l’idée d’attaquer un problème si difficile et si élevé, que ce serait déjà assez pour tenter un admirateur de la nature. Dieu en créant le monde, l'a livré à nos investigations ; il semble donc que l’étude de notre globe, dans les vues mêmes de la Providence, soit un des buts les plus parfaits que

. Elle a » et stérile, tions, de : et cela, présidé à erfectionu jeu ces , plupart, r tant de t,ne peut inerte ; si a produit utre être a matière

cactement e la terre, Géologie.

et l’expénrégistres à passé la tâche, qui nous sont loin Cepenblème si r tenter e monde, onc que es de la its que

a LOE

nous puissions nous proposer dans les recherches scientifiques. j

Le géologue a besoin de plusieurs sciences pour résoudre d’une manière plus satisfaisante les difficultés qui tendent à paralyser ses etforts. La chimie lui fera connaître les lois présidant aux combinaisons et aux décompositions chimiques ; la physique lui fera apprécier à sa juste valeur le rôle des divers agents de la nature : chaleur, électricité, etc. A l’astronomie, il devra de connaître les relations de notre globe avec le resté de l’univers. Pour l'étude plus approfondie de l'écorce terrestre, il lui faudra le secours de la minéralogie. Enfin, sans la connaissance de la botanique et des diverses branches de la zoologie, il lui serait impossible de se faire une idée du développement de la vie à la surface de la terre, des diverses formes sous lesquelles elle s’est successivement manifestée, formes qui se sont montrées de plus en plus parfaites dans cette longue série d’êtres vivants s'étendant depuis l’humble eozoon jusqu’à l’homme,

Cependant pour acquérir des notions générales de Géologie, une connaissance approfondie des sciences que nous venons d’énumérer n’est pas nécessaire. Nous avons la confiance que, dans le cours de cet ouvrage, très peu de points resteront obscurs, même pour celui à qui ces diverses sciences seraient jusqu’à un certain point étrangères.

DIVISIONS,

La Géologie peut se partager en quatres parties : 1° la Géologie physiographique, qui étudie les traits

Page 1