MINÉRALOGIE CHIMIQUE
PROPRIÉTÉS CHIMIQUES, — Pdrmi les éléments connus ‘à en chimie, quèlques-uns se trouvent parfois à l'état. FE natif, par exemple, le Soufre, le Fer, le Cuivre, ete, ; “À mais lé plus souvent, ces éléments sont combinés en
les minéraux dans la . : . ;
ve <Æ : #
giste. une miner la composition Lorsque plusieurs
hacun des composants et d'en faire l'analyse séparé.
Une première, voir quels sont conde, l'analyse portions relatives
fl tt
RU h
la seconde, si on trouve une composition qualitative nouvelle, ou si on observe dans un minéral des propriétés physiques ne correspondant pas à celles d’une espèce déjà décrite. dE à i
ARTICLE PREMIER
Analyse qualitative par voie sèche
Ces ebsais sont de la plus haute importance, car ils permettent de déterminer en quelques instants à l'aide
-de réactifs peu nombreux, les éléments d’une fagigte
minéraux. Nous empruntons les détails sui grande partie, à l’excellent ouvrage de M. Pisani. Les instruments nécessaires pour ces essais Sont: un chalumeau, une pince à bouts de platine, des fils de platine, une cuiller de platine, une lame de platine, un marteau, un mortier d’agate, un tas en acier, des tubes de verre, des verres de montre, un barreau aimanté, une loupe, un verte, bleu coloré par le cobalt, Quant au combustible, on peut employer une bougie, une lampe à alcool ou mieux le gaz d'éclairage ordinaire. Les réactifs sont : borax, sel de phosphore et de soude, nitre, cyanure de potassium, bisulfate de potasse, nitrate de cobalt, acide sulfurique, acide chlorhydique, fluorure de calcium, fluorure d’ammonium, chlorure de calcium
oxide dé cuivre, papier de tournesol t-de-<
M ou
ition qualitative . : Quand on dirige le courant d'air du chalumeau sur. minéral des pro- une flamme, celle-ci est mo TU ASIE 18 à celles d’une déjetée de côté, fig...
d& 29. Cette flamme, plus
chaude que la flamme
d'une bougie ordinai*e, renferme deux parties bo distincte, une zône ex- . A térieure 0, d’un bleu très pâle, dans laquellé se fait la combustion des vapeurs combustibles de 1
a bougie au
contact de l'oxygène de l'air. C'est la flamme oxydante. es En dedans est un cône plus court r, d’un bleu plus s .
foncé, dans lequel l'oxygène de l'air n’a pas accès, Il car ils MR est formé uniquement des Vapeurs combustibles, qui RE l'aide’ s0nt chauffées à une haute température: Le carbone, > iInstan pr
; l'hydrogène de ces vapeurs réduisent les-oxydes métal. its d Le | iques qu'on plonge dans cette partle de la flamme, ails = ét ue Voilà pourquoi on l’a appelée flamme réduisante.
nds 4 2e Nous passerons maintenant en revue les principaux
atine, des fils de essais qui se font au chalumeau, ne de platine, un fusibilité, | |
n acier, des tubes Pour étudier la fusibilité d’un min barreau aimanté un éclat très mince entre les extrémités des pinces de le cobalt, Quantplatine, et on observe si la fusion a lieu et de quelle une bougie, uneBmanière elle se fait :
: si. c'est tranquillement ou avec.
irage ordinaire. boursouflure, bouillonnement ; si la masse fondue a
phore et de soude aspect d'un verre, d'un émail ; si elle est bulleuse ; si de potasse, nitrate ,
rhydique, fluorure ; lorure de calcium Fig. 29.— Action du chalume | ie, Flamme |
ot de curcuma. 2° ‘me oxydant
en commençant par la
éral, on en prend
au c sur la flamme d’une bou.
Vs
Ad
elle change ou non dé couleur, etc. * essais suivants, :
ESSAIS DANS LE MATRAS. On laisse tom à étudier au fond du matras, puis om chauffe o aduellement dans la flamme seule et enfin à l’aide du chalu- : meau, On observe s'ily a dégagement d'eau, ce qui arrive pour ‘les hydrates. A l’aide du papier ‘à réactif‘ on voit si cette eau est neutré, acide ou basique." On . k remarque encore s’il se dégage des gaz, et quels ils sont. | Quelquefois il y a formation d’un sublimé. On remarque avec soin la nature de ce sublimé,. .
Certairies combinaisons d’arsenic, Ltimoine,: de mercure, de tellure;, de sélénium, le soufre ainsi que les sels d’ammo-
‘ niaque, donnent des sublimés ordinairement caractéristiques par leur couleur ou lèur aspect, Les matières organiques donnent hussi des sublimés, liquides ou solides, ordinaires ment avec des dépôts de charbon. Pour avoir le sublimé. de
mercure ou d’arsenic, il faut souvent mélanger la matière d
avec de la soude. Pour ‘certains composés arsénicaux, il suffit : d'ajouter une esquille de charbon. On reconnaît les azotates e en les chauffant avec du bisulfate de potasse.; il y a dégage- n nent de vapeurs rutilantes. L'amimoniâque se reconnaît: à de son odeur caractéristique qui devient sensible lorsqu'on . d chauffe le composé avec un fragment de potasse. | d ESSAIS DANS LE TUBE OUVERT.—Cè tube peut avoir à. : quatre ou cinq pouces, il est légèrement coutbé au D milien. C’est dans cet endroit qu’on met la substance DE © P -«à examiner, et on chauffe. L'odeur qui se dégage est b . souvent caractéristique, Odeur sulfureuse : sulfures ; : fl . odeur. d'ail: arséniures; odeur de raifort : séléniures, de Il se forme encore-un sublimé qu'il est important de 4 ge L. le SAIS SUR LE CHARBON.—On ne se sert que de cher. .
ee —bon de bois, Hdoit être compactet parfaitement euit.-#
ES
ide du chalu- ; d’eau, ce qui apier ‘à réactif ‘
| basique," On .
t quels ils sont.
&, On remarque
oine, de mercure,
les sels d’ammot caractéristiques tières organiques
olides, ordinaires air le sublimé de ,
anger la matière
sénicaux, il suffit .
nnaît les àzotates e.; il y a dégage- Le 8e reconnaît: à nsible lorsqu'on ASS0, ;
sube peut avoir ent coutbé au et la substance
i se dégage est
euse : sulfures ; :
ort : séléniures, t important de | +
értque de chartement cuit. Au
«près, avoir chauffé fortement, o
moyen d’une fraise ou d’un couteau, on y pratique ‘une petite cavité où l’on met la substance à essayer. Puis “on chauffe graduellement en notant scrupuleusement ‘tous les phénomènes, M 4,7
La matière fondra ou restera infusible. On remarquera, si elle change da couleur, si elle dégage une odeur, si elle devient alcaline dans le feu de réduction. Les oxydes de fer donnent une masse qui agit sur une aiguille aimantée. La
couleur de l’enduit qui entoure l'essai est aussi chractéris- $ ‘tique. Jaune à chaud, blanc à: froid: zinc; jaune brun; , cadmium ; jaune avec grain métallique maliéable : plomb; . jaune, grain métallique chssant : bismuth ; blanc, grain métallique cassant : antimoine ; grain métallique sans enduit ; or, argent, étain.” LR
Essais À LA SOUDÉ—On opère comme ci-dessus après avoir ajouté un peu de’ soude desséchée à la substance à essayer, Les réactions que nous venons. de décrire se font alors beaucoup plus fgcilement,
De plus, le manganèse dénne une masse verte 3; le chrome
et le vanadium, un masse. jaune. Cette réaction se fait mieux en ajoutant ur peu de nitre et'en chauffant sur upe .
lame deplatine où dans une coupelle d'os Les sulfates . donnent toujours’ un hépar qui tache en brun une lame
d'argent, humectée-d’une goutte d’eaul' La soude sert encore
. À désagrèger les silipâtes danë lg cuiller de platine.
ESSAIS PAR LA: COLORATION DE La FLAMME On prend la matièré ‘en éclats minces avec les pinces à bout de platine, ou, lorsqu'elle est en poudre, avec un fil de platine, et on chauffe à Vextrémité de la flamme de réduction. Où remarque àvec précaution la teinte que prend la flamme, On regarde tantôt à l'œil nu,
Coloration rouge.—Strontiane, chaux et lithine, surtout si,
4 EEE »
fa: |
. S $ É ice: ren pére MMS Tr ADR Re UT SAT en ë ER cé #0" F LE ge 2 & ne “ PT I ES —— & * SA £ re € Fa
Eee Ron PP oi GE D a fab ed sai Re RE PR
d'acide chlorhydrique. Si ces bases sont mélangées, on voit la coloration rouge jaunâtze de la chaux d’abord, puis la teinte pourpre de la strontiane. Un verre bleu de
cobalt iabsorbè les colorations de la chaux et de la lithine,
>: mais laisse voir cell
e la strontiane.
Coloration jaune.—Soude ; coloration invisible à travers le verre bleu. see |
Coloration verte—Les minéraux de baryte, chauffés très fortement eten-très petite quantité à l'extrémité de la flamme réduisante, donnent une teinte vert jaunâtre ; une goutte d'acide chlorhyärique favorise la réaction. Les minéraux cuivreux donnent une coloration vert d'émeraude; s'il ya. du chlore. en présence, on obtient une coloration d'un bleu bordé de pourpre. Les phosphates humectés d'acide sulfurique et présentés à la flamme, de manière à en toucher à. peine les bords, donnent une coloration d'un vert bleuâtre très pâle. Pour les :borates, on humecte d'acide sulfurique et on introduit dans la flamme sans souffler : coloration vert .d'émeraude. ”
Coloration bleue.—La chlorure de cuivre colore la flamme
en bleu bordé de pourpre. Cette propriété sert à faire recon- #
naître la présence du chlore dans un minéral, On sature d'oxyde de cuivre une perle de sel de phosphore, en ajoutant la matière chloréa on obtient la coloration du chlorure-de
. ” cuivre. Les iodures, traités de la même manière, donnent
une coloration vert.d'émeraude. et les bromures une coloration bleu verdûtre, difficile à définir. — +
‘Coloration violette. — Les sels de potasse ; mais il faut regarder la flamme avec le verre bleu pour se débarrasser de la coloration de la soude qui existe presque toujours.
Essar pes sizrioares.—Pour les silicates qui contiennent souvent plusieurs bases terreuses et alcalines, les couleurs caractéristiques ne sont pas visibles facilement. Il faut commencer par chauffer le silicate dans la cuiller de platine avec du fluorure d'ammonium, pour volatiliser le silicium ; la masse ‘restante, hümectée d'acide chlorhydrique, donnera les réactions. La coloration violette due à la potasse est d’une sen-
contient de Ia. hin®, on ve
“21:22 -REÉrÉHIe — an mine ; os 6 fier =.
angées, on voit abord, puis la erre bleu de & de la lithine,
ble à travers le
, Chauffés très ité de la flamme 6 ; une goutte Les minéraux raude ; s'il ya.
tion d'un bleu ss d'acide sulfuà en toucher à na vert bleuâtre acide sulfurique coloration vert
olore la flamme
rt à faire recon- é ral. Oh sature 1ore, en ajoutant
du chlorure-de anière, donnent 1res, une colora-
e ; mais il faut e débarrasser de toujours.
contiennent sou- »s couleurs carac- 1] faut commencer platine avec du licium ; la masse lonnera, les réacse est d’une sen-
sms DL.
à l'œil nu la coloration rouge, puis au verre bleu la teinte
“pourpre de la potasse. Le chlorure de calcium ou de baryum peut remplacer le flubrure d’ammonium ; il suffit de faire un :
mélange du silicate et d’un de ces réactifs, de le prendre à l'extrémité d'un fil de platine’ et: de l'introduire dans ‘la flamme, même sans souffler, pour voir après quelques instants la coloration de la potasse. Ordinairément, le plus simple est d’humecter à plusieurs reprises le silicate avec une solu-
tion concentrée de chlorure de calcium et de l’introduire ,
dans la flamme, Pour reconnaître l’acide borique, on. chauffe le silicate, sur un fil de platine, avec un mélange de spathfluor et bisulfate de potasse ;. on obtient alors une coloration
vert d'émeriude.
Essais AU BORAX. —On fait une perle de borax à l'extrémité d’un fil de platine recourbé, puis on y dissout une petite portion de la substance à essayer. On doit observer avec soin les couleurs de la perle dans la flamme d'oxydation et de réduction, à chaud et à froid. Voici les couleurs les plus caractéristiques. Minérais de fer : jaune plus ou moins foncé dans la flamme d'oxydation et vert bbuteille dans la flamme de réduction. Minérais de manganèse : violet dans la flamme d'oxydation et incolore dans la flamme -de réduction, Composés de chrome et de vanadium : vert dans les deux flammes, Cobalt: bleu dans les deux flammes. Urane: jaune dans la flamme d'oxydation, vert à
la flamme de réduction. Composés de cuivre : bleu à la flamme :
d'oxydation, rouge opaque à la flamme de réduction.
Le sel de phosphore donne; des perles à peu près
semblables au borax, sauf le vanadium qui donne une perle jaune à la flamme oxydante, et l’urane une perle
verte à la flamme oxydante, La silice ne se dissout pas dans ce sel, mais laisse un sqtielette qui nage dans la perle, ;
Le NITRATE DE COBALT peut” servir. pour la détermi-
nation des bises Brreuses Dn humecte ÈS __DASeS -
FT PRE Sa
d’une goutte d’une dissolution de ce sel, puis on chauffe
fortément.
L'alumine bleuit, la magnésie devient couleur de chair, et l'oxyde de zinc donne une masse verte. Ces réactions ont encore lieu avec plusieurs combinaisons de ces oxydes.
Le SPECTROSCOPE peut rendre de très grands services, surtout pour la détermination des bases alcalines,
- Dans lé cas des silicates, il faut commencer par éliminer la silice à l’aide du fluorure d'’ammonium, puis on humecte
d'acide chlorhydrique. Comme les chlorures ne sont pas êgale-
ment volatils, on voit successivement les spectres des différents inétaux. Signalons en passant les raies caractéristiques de ces bases alcalines. . Soude, une raie jaune. Chaux, une aie verte et une raie rouge. Lithine, une seule raie rouge, plus éloignée que celle de la chaux. Potasse, une raie d’un rouge sombre, plus éloignée que celle de la lithine. Sfrontiane, une raie siens très près de la raie du sodium, plusieurs raies rouges, uné gne bleue. Baryte, série de lignes vertes, très serrées les “unes contre les autres. D'ailleurs le micromètre que porte tout spectroscope, permet de localiser . rigoureusement ces lignes par rapport à la raie du:sodium qui sert de point de is
ARTICLE DEUXIÈME
FL | + Essais par voie humide
Cette espèce d’analysé étànt, particulièrement du ressort de la chimie, nous en dirons peu de chose. Elle se pratique au moyen de réactifs liquides ou dissouts,
qu'on fait agir sur la substance préalablement dissoute
juis on chauffe e
eur de chair, et s réactions ont es oxydes.
rands services, 1lcalines.
r par éliminer la
is on humecte e sont pas êgaleectres des diffé-
caractéristiques |
ne. Chaux, une seule raie rouge, e, une raie d’un ,lithine. Strondu sodium, plue, série de lignes es. D'ailleurs le
met de localiser .
raie du:sodium
ulièrement du de chose. Elle les ou dissouts,
ement dissoute
dans un liquide approprié. L'examen de l'action de . l'eau sur le minéral, de l’action des acides, pourra rendre A
de grands services, On devra. remarquer encore. de... : : quelle manière le minéral se dissout dans les acides, é s’il y a effervescence, formation de:gelée, etc. . .
Les fluorures se reconnaissent facilement en ce qu'ils laisse ‘14 sent” dégager l'acide fluorhydrique sous l’action de l'acide a sulfurique. "3" "7" | |
Avec les tellurures, l’acide sulfurique donne, lorsqu'on chauffe doucement, une liqueur pourpre ou couleur hyacins the, qui, par l'addition de l’eau, se décolore avec formation d’un précipité gris noir de tellure. | 3 “ST
L’acide phosphorique sirupeux donne avec les tungstates une réaction très caractéristique. On chauffe les tungstates
‘avec cet acide jusqu'à ce qu'il commence à émettre des vapeurs, on obtient un sirop d’un bleu foncé qui se décolore par l'addition de l'eau ; en ajoutant alors de l’étain ou du fer en poudre, la coloration réparaît. Avèc les minérais de manganèse on obtient un sirop d’un beau violet ; que le MANga
| nèse soit à l’état de protoxyde ou de sesquioxyde. Lorsqu'il
y a du protoxyde, la masse est incolore et devient violette v; ES
par l'addition de l'acide azotique et en chauffant de nouveau. 3
C'est là le meilleur moyen pour reconnaitre le degré d’oxy-
dation de ce métal, É Le $
Les minéraux qui résistent aux acides peuvent être atta-
qués par la fusion avec le carbonate de soude, au creuset dé .
platine ou avec la potasse au creuset d'argent, On reprend ,
ensuite par l'acide chlorhydrique, sauf le cas des sulfures terreux que l’on traite par l’eau; on élimine la silice en évas porant à sec et en reprenant par l'eau acidulée, dans le cas des silicates. Enfin certains minéraux ne peuvent.être atta- ‘qués qu’au bisulfate de potasse, et les composés de carbone re s'attaquent que par la fusion avec le nitre qui les change en carbonate de potasse. = Te
Ste Fi a A — DUT NT RIT Se 2 3 à 7 Ju Le — IE CES =
KP hf