‹ Éléments de minéralogie, de géologie et de botanique [microforme]Chapitre 34 sur 92 · NOTIONS PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

NOTIONS PRÉLIMINAIRES

LS

ns

2 DÉFINITION. — La Géologie est l’histoire physique du

Globe.

S’iL est vrai de dire que chaque animal, chaque plante a son histoire, en ce sens qu'on peut suivre pas à pas le développement de cet être, depuis l’état embryonnaire jusqu’à celüi d’individu parfait, on peut affirmer, par analogie, que les êtres bruts, les cristaux, ont aussi une origine et un développement spécial, se faisant d'après des lois particulières, . Cette histoire généalogique des minéraux est beaucoup plus simple que cellé des êtres vivants, car ils ont à subir moins de transformations avant d'atteindre leur constitution définitive : une seule = —

molécule étant suffisante pour qu’un corps brut existe avec ses propriétés caractéristiques.

La terre, qui est à la fois le siège des deux grands règnes de la nature, celui des êtres vivants et celui des êtres bruts, n’est pas sortie des mains du Créateur telle qu'elle nous apparaît maintenant. Elle a donc aussi son histoire. Créée sans forme et stérile, lle à eu à subir une série de transformations, de modifications qui l'ont faite ce qu’elle est ; et cela, sous l'œil de la Providence divine qui a présidé à cesttévolutions terrestres. Dieu était là, perfectionnant peu à peu son ouvrage, et mettant en jeu ces admirables lois, encore inconnues

+#.pour la plupart, qui devaient, par leur seule fécondité, ”. tréer tant de merveilles. La matière inconstiente, en - effet, ne peut rien par ‘elle-même, elle est essentiellement inerte; si donc le jeu de ces ressorts merveilleux a produit un monde aussi beau que le nôtre, quel autre être que Dieu a pu en établir les lois et forcer la matière

à les suivre.

OBJET DE LA GÉOLOGIE.—Tracer aussi exactement que possible l’histoire de cette évolution de la terre, voilà le but que nous poursuivrons en Géologie. Appuyés sur les données que l’observation et l'expérience mettent à notre disposition, nous enregistrerons une à une les phases par lesquelles à passé notre globe, Le champ est immense, et la tâche ardue ; d'autant plus que les monuments qui nous restent da différentes époques. à étudier, sont loin d’être complets et intégralement conservés. Cependant, n’y eût-il que l’idée d'attaquer un problème si difficile et si élevé, que ce serait déjà assez

pour tenter un admirateur de la nature, Dieu, en créant

s brut existe

s deux grands s et celui des Créateur telle:

a donc aussi e, elle a eu à lifications qui d dela Provins terrestres.

n ouvrage, et ‘e inconnues ule fécondité, onstiente, en t essentielle

e, quel autre cer la matière

| exactement la terre, voilà

ence mettent 1e à une les Le champ ,

es époques. à alement conl’attaquer un ait déjà assez leu, en créant

L —91— > : € le monde, l'a livré à nos investigations ; il semble donc que l'étude de notre globe, dans les vues mêmes de la Providence, soit un des buts les plus parfaits que nous puissions nous proposer dans les recherches scientifiques. Me: | Le géologue a besoin de plusieurs sciences pour résoudre d’une manière plus satisfaisante les difficutés qui tendent à paralyser ses efforts. La chimie lui fera connaître les lois présidant aux combinaisons et aux décompositions imiques; la physique lui fera appré- ” cier à sa juste valeur le rôle des divers agents de la nature : chaleur, électricité, etc. A l'astronomie il devra de connaître les velations de notre globe avec le reste de l'univers. Pour l'étude plus approfondie de l'écorce terrestre, il lui faudra le secours de la minéralogie. Enfin, sans la connaissance de la botanique et des diverses branches de la zoologie, il lui serait impossible de se faire une idée du développement de la vie à la surface de la terre, des diverses formes sous lesquelles elle s’est successivement manifestée, formes qui se sont montrées de plus en plus parfaites dans cette longue série d'êtres vivants s'étendant depuis l’humble eozoon jusqu’à l’homme. É | :

Cependant pour aëquérir des notions générales de Géologie, une connaissance approfondie des sciences qüe nous venons d’énumérer n’est pas nécessaire, Nous , avons la confiance que, dans le cours de cet ouvrage, très peu de points resteront obscurs, même pour celui à qui ces diverses sciences seraient jusqu’à un certain point étrangères, |

Page 1