L.—Tremblements de terre
de terre sont des vibrations du sol, dont la cause est à l'intérieur du globe;
et qui se font sentir sur de vastes étendues, On distingue, parmi ces Vibrations, les secousses simples, qui ne sont pas accompagnées de déplace-
ments ; les secousses suivies de déplacements, et les. vibrations rapides qui causent le bruit, U
Ces phénomènes sont san ants que présente la nature, toujours à modifier considéra
sur lesquels leur action se fai
LEUR NATURE ET LEURS BrFers, — La mblements
géologiques, —les seuls que nous considérerons ici, —nous devons citer les soulèvements où Affaissements qui se produisent sur une grande tue de pays. En: 1822, toute la côte Ouest de
Voici les principaux :
e terrestre : soulève.
vait de 2 À 7 pieds En PAPE
ss
mg se D" à ja même côte s'élevait de 2 à 10 pieds. En 1819, après é un fort tremblement de terre, une surface de 2000 . milles carrés, placée à l'embouchure de l’Indus, s’enfon- F4 . çait sous les eaux. Après le grand tremblement de a . de terre de la Calabre, en 1733, Le sol fut en certains le endroits criblé de crevasses ; il se produisit des grouffres el de 200 à 300 pieds de profondeur; de vastes fissures fo s'ouvrirent dont un des côtés s’enfonça plus ou moins ; de c'était de véritables failles.
CAUSE- DES TREMBLEMENTS , DE TERRE. — Il serait . lo imprudent d'attribuer ces terribles phénomènes à une ho seule cause. Il y a une relation évidente entre quel- ces : ” ques tremblements de terre et les éruptions volcaniques ; su! à les éruptions des volcans à lave pâteuse surtout, sont ces À toujours accompagnées de tremblements de terre; de À cependant on peut dire, sans crainte de se tromper, que rel: | * plusieurs de ces phénomènes n’ont aucune relation avec exi ô les volcans. On a constaté, ces années dernières, qu'il y avait en moyenne 575 tremblements de terre par II. | année. Or, si l’on remarque que plusieurs ont échappé aux observations, vu qu’ils se sont produits sous l'océan ou dans des pays sauvages, on peut dire que la terre vibre toujours dans quelque portion de sa surface. O On sait encore que, grâce à la contraction de l'inté- la d rieur, cette surface s'enfonce en un endroit pour s'élever surf ailleurs. Or ces. mouvements devraient être continus. trac! Mais si læ croûte est eapable de résister un certain cette temps à cette force, elle le fera, jusqu’à ce qu’elle cède plus tout à coup, en se brisant ou en 8e broyant sur une mens grande étendue à la fois. Si nous ajoutons encore que sions conti
ces cassures peuvent se faire dans ges lits ayant des
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milliers de pieds d'épaissél r mous aurons là une cause -Capâble d'expliquer les phéndmènes des tremblemeñte deterre, Il n'est pas impossible non plus que deux couches voisines se refroidissant et se contrattent inégalement, glissent de temps en temps l’une sur l’autre ‘ou: encore se rompent en plusieurs endroits, causant chaque fois des secousses du sol; c’est-à-dire, des tremblements de terre, De plus, l'étude sérieuse que l longues années des tremblement
hors de tout doute que, dans tous les cas, l’origine de ce$ vibrations séismiques était à une faible distance de Ja’ surface, à quelques milles à peine. Il résulte de là que ces phénomènes n'intéressent que la partie superficielle de la croûte terrestre et qu'ils n’ont absolument aucène
relation avec le noyau central liquide, si ce dernier existe, dE
on à faite depuis de:
s de terre, a établi
Il. — Origine probable des différents types de chaînes de montagnes .
ORIGINE DES RELIEFS CONTINE la différence de composition des surface de la-terre, celle.
tracter inégalement gui cette manière certains
NTAUX.—Par suite de couches qui forment la ci doit se refroidir et se convant diverses directions. De Taÿons terrestres deviendront plus courts que d’autres, la forme du globe sera légèremens altérée, et les eaux se réuniront dans ces dépressions superficielles. Telle est l’origine probable des continents qui, d’ailleurs, se sont tous dessinés 88 le
——— —}$- EE
é AIRE bien qu'il n’aient pas alors émergé complètement hors des eaux:
Cause générale des chaînes dé montagnes. pese chaînes de montagnes ont une autre origin. La cause générale qui les a formées est une pref sion latérale . dans la. croûte terrestre, pression résultant. de, la contraction de l’intérieur. Or cette tension étant universelle, la pression de la croûte sous-océanique devait s'exercer obliducment et en montant, sur les bords de la croûte continentale plus élevée, de manière à modifier, à plier, surtout les lits placés dans le voisinage des
dépressions océaniques. Cette pression devait encore
être, jusqu’à un certain point, en proportion avec la ] grandeur de la croûte sous-océanique voisine, On peut ( conclure de là que les chaînes de montagnes devront se Ô trouver surtout sur les bords des océans et avoir des 8 dimensions en rapport ävec la grandeur de ceux-ci. C C’est ce que l’on constate d’ailleurs par l'observation fc directe. v Kig. 117.
Modifications des reliefs des montagnes par l'éro-
gion.—Les plisserneuts dus à la cause que nous venons a tn eee RECU F Fig. 117.— Modification des plissements montagneux par F ‘érosion (Le Conte). de 1
alors émergé -
tagnes.—-Les je. La cause Sion latérale ee de, la conétant univernique devait les bords de nière à modivoisinage des devait encore tion avec la ine. On peut nes devront se et avoir des r de ceux-ci.
l'observation
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Ssairement des formes, dé: dimen:
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x Fig. 118.
sions fort v
ariées, Mais la variété dans les reliefs d’ chaîne, a été encore augmentée par l’éro difié considérablement la forme des plissements, attaquant les anticlinales plus friablé que les synclinales, et laissant ces dernières faire saillie à la surface générale, fig. 117.
Cette érosion a quelquefois causé à elle seule de véritables montagnes,
une sion qui a mo-
Fig. 119...
%. 9, dans les endroits À -lits
Fig. 120.
Fig. 118. Création de montagnes par l'érosion seule.
Fig. 119, 120, 121.— Sections des principaux types de chaînes de montagnes,
SP
n à LE
La
horizontaux ou à peu près, fig. 118. : Nous donnons ici
quelques sections des principaux types de chaînes de montagnes. 11 sera facile d'y voir le rôle joué par les ondulations des lits géologiques et l'érosion, fig. 119, 120 et 121. ue |
| Fig. 121.
1 5 Remarquons que nous ne SUPporons pas que les plissements aient été complètement finis lorsque l'érosion a commencé à les détruire. Au contraire, du moment qu’un commengement de conrbure a soulevé légèrement les lits géologiques, les agents atmosphériques des ont attaqués immédiatement et l'érosion s’est continuée à "mesure-que les lits se pliaient de plus en plus. Structure des chaînes de montagnes.—Pour terminer nous dirons qu’une chatne de montagnes est en réalité, un imniense plateau retou vert et limité par des ondulations plus ou moins prononcées. Ces ondulations ont généralement leurs arêtes orientées dans le même
sens que la montagne. Quelquefois aussi des arêtes secondaires forment comme un réseau inextricable, où
il est à peu près impossible de distinguer les grandes
oudulations les unes des autres, Les Appalaches sont un bon exemyle du premier type de chaînes de monta-
donnons ici gnes ; les Alpes et jusqu
à un certain point les Lau.
chaînes de rentides appartiennent au second. ee ER oué par les La pente Moyenne dés montagnes est toujours très 1, fig. 119,
douce. Pour n’en citer qu’un seul exemple, la pente . | 1] "moyenne -du versant oriental des Montagnes Rocheuses ne dépasse pas généralement 2
0 pieds par mille, ce ’
que les plisue l'érosion du moment é légèrement jues les ont continuée à lus.
our terminer st en réalité, ar des onduondulations ins le même si des arêtes xtricable, où les grandes palaches sont es de monta-
pe
donné aux ruines la position qu’elles ont maintenant. Ce double mouvement a été tellement doux que les colonnes s6nt restées droites sur leurs bases et ont parfaitement gardé lear position d'équilibre.
© Les côtes du Groënland s’abaissent. "Les pêcheurs moraves ont dû transporter leurs cabanes plus loin dans les terres ; des villages ont été complètement envahis et recouverts par les eaux. Le D' Bell, dans son exploration de la baïe d'Hudson, a constaté que les rivages de cette mer intérieure s'élèvent lentement au-dessus des eaux. Déjà le P. Petitot, à qui nous devons tant d'observations intéressantes sur l’Amérique arétique, avait remarqué des preuves évidentes du mouvement général qui élève peu à peu la surface de toute cette partie de notre cOhtinent. D'un autre côté, l’existence de troncs d’arbres profondément ensevelis sous les aÏluvions, le long des rivages orientaux des Etats-Unis, peut être regardée.comme une preuve que cette partie du continent s'enfonce lentement, sous les eaux. Tous ces faits montrent que la terre est loin d’être un
globe absolument rigide. Elle cède aux forces internes
qui tendent à modifier sa surface ; et rien de surprenant
si l’on trouve qu’à différentes époques de leur forma-
tion, les continents n'avaient pas la forme qu’ils ont. 4 » .