PÉTROLE CANADIEN ‘ET À
MÉRICAIN,— Lits bétrolifères. "4 — Les terrains dévoniens du bassin occidental présentent ; ‘>. un grand intérêt en ce qu'ils contiennent une assez |: grande quantité de pétrole, Il est possible cependant que le ‘pétrole se rencontre daris les formations infé. rieures aux terrains dévoniens, v. 9. dans les calcaires - de Trenton, Certains puits à pétrole dans les îles Manitoulines 8t le Kentucky afteignent cet horizon:
Le fait est que les lits calcaires de Trenton sont Presque partout imprégnés d’üné” quantité notable de pétrole, de
Malheureusement, dans notre Province, ces lits calcaires ne semblent pas réaliser les conditions physiques
schistes de Hamilton et souvent
même se’ rendent
nue
a TR
nr ne \
__* les dépôts calcaires. |
Il semble que dans tous des cas la source du pétrole : est dans les calcaires, soit cornifères soit Trentoniens. Les schistes Hamilton, les sables quaternaires qui ont quelquefois donné des quantités considérables de pétrole n'étaient que des réservoirs où s’accumulait le liquide
-provénaut des lits inférieurs. Il suit de là que Îles
sources de pétrole’ se rencontrent de préférence le long des lignes deruptures géologiques, car, en ces endroits, il y a plus de chance de rencontrer des fissures capables d’accumuler en quantité notable le pétrole des’ parties voisines. | Ces réservoirs renferment généralement avec le pétrole, des gaz, carbures d'hydrogène, azote, acide carbonique en petite proportion et une quantité variable d’eau salée. De sorte qu’un même puits pourra donner simultanéinent ou successivement ces trois produits. La grande masse de calcaire qui forme la, base’ des
grès dévaniens dans la Gaspésie est plus où moins
imprégnée de pétrole. De nombreuses petites sources s'y rencontrent sur les affleurements du calcaire et du grès. On a foré plusieurs puits dans cette région, sans qu’on en connaisse encore lé résultat.
Les pétroles de la Pensylvanie viennent des terrains dévoniens supérieurs, ceux de la ‘Virginie occidentale et'dè l'Ohio sont extraits des terrains sous-carbonifères,
Genèse du pétrole, —Ce carbüŸe liquide, est certaine.
ment contemporain des calcaires où on le trouve. D'après le D' Hunt, le pétrole résulte d’une transfor-
mation particulière des matières animales ou végétales, |
qui se serait opérée au fond des eaux où se faisaient
du pétrole :
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Les plantes terrestres qui font alors le
Têt d, le Même agrandi, d’après Dawson,
Les relations’ entre le pétréle et les eaux salines ne: ,Sont qu'apparentes. Ces taux ne sont que des restes. de l'océan primitif, silurien ou dévonien.
a dans les mêmes formations des lits salifé
ères distincts des lits pétrolifères et qui peuvent par accident gnélan-
ger leurs produits avec ceux des lits pétrolifèrés dans. des réservoirs communs, ;
profonde venant en Contact avec les substances carbu.
rées dy noyau central. L'eau serait alors décomposée et son hydrogène sé cominerait avec le carbb former les aifférents: Carbures dont on dé sous le nom de pétrole, Dans cétte hypothèse, le pétrole ainsi que les gaz naturels se produiraient indéfiniment et les dépôts qu'on en trouve pourraient se régénérer avec le temps, Cette théorie n’est pas regardée par les géologues comme ‘“ÿant une grande valeur. ———
Vie dévonienne.—Caractéri
ne pour signe l’ensemble
sée surtout par un grand la famille des requins, Il y en avait - plusieurs Tecouverts de ces larges plaques osseuses qu'on retréuve souvent dans les lits dévoniens. ‘Ajoutons beaucoup de mollusques, de coraux, de trilobites, ur apparition
Fig. 130.
Fig. 130.—Plan tes dévoni ne
De plus, il y
Parvüla ;
sont toutes cryptogames : fougères, lycopodes, équist tacés, fig. 130 et 131.
Fig. 131.
ETAGE CARBONIFÈRE.— Cest l’âge durant lequel s'est formée la houille, Dans les terrains inférieurs, à cause de développement restreint de la végétation, la houiïlle n'existe pas. Mais les mines de houille peuvent se trouver dans les étages supérieurs, et de fait, quelquesunes sont exploitées qui appartienuent aux époques
mésozoïques et même cénozoïques.
{ Durant l'époque carbonifère, la surface des continents aù devait se former la houille était en partie occupée par de vastes marais d’eau douce. Là, une végétation
des plus vives se développait incessamment, pendant qu’à l’ombre de ces forêts se multipliaient les scorpions, les araignées, les insectes et plusieurs reptiles. Les plantes, assez analogues aux plantes dévoniennes,
ne — …— ———
Fig. 131 ua dévoniens. d, Cephalaspis Dawsonii ; a, carapace du même grossie ; ©, Zaphrentis prolifica.
Fi zylo Fi Fi, rame emin
| s’est cause ouille nt se Iquesoques
inents :cupée tation ndant ‘pions,
Les ennes,
osonti ;
pieds de h
appartenaient à la
grande classe des Cryptogames, Le feuillage était don
€ très riche, mais il n'y avait pas de
Fig. 132, Fig. 133.
fleurs, L
es fougères de cette époque atteignent 30 auteur, les lycopodes, 50 ou 60 pieds
, et les
La
Fig. 132.—a,
Aile de Blattina Bretonensis k zylobioides.
b, Archiulus Fig. 133.— Portion de tige de C Fig. 134.—a, Ecorce
rameau de L. Pictoense
eminens ;
alamite. :
de Lepidodendron Personatum ; b,
; 0, feuille du même; d, Sigillaria 6, Sigillaria Brownii, d’après Dawson.
Has de
ss 2922 us
équisétacés, plus de 20 pieds. Toutes ces plantes, sauf certaines fougères tropicales, ne dépassent pas. mainte-
nant deux ou trois pieds... Les figures 132, 133 et 134 représentent quelques types des fossiles carbonifères, plantes et animaux. | |
La formation carbonifère n’est représentée dans la province de Québec que par une étroite lisière, de sous-
carbonifère, à Bonaventure, laquelle ne renferme pas
de mine de houille. C’est dire qu’on ne découvrira pas de mine de houille an Canada. Les quelques matières charbonneuses qui se rencontrent souvent dans certaines parties du Groupe de Québec, sont loin de constituer
des mines de houille, pas plus que les filons de bitume, | de neuf ou dix pouces d'épaisseur, qu’on trouve ailleurs,
et dont le rendement ne couvrirait pas les frais d’ex-
ploitation. , La formation houillière -est très développée dans
la Nouvelle-Ecosse, les Etats-Unis, l'Angleterre, la France, etc. os "a *
L'âge de la houille n'a pas été un âge de verdure perpétuelle, car les lits de houille, qui sont le résultat de la décomposition des végétaux, ne constituent pas le cinquantième de l'épaisseur totale des terrains houilliers. Il s’y est donc produit dans les surfaces continentales des dépressions assez fortes pour permettre le
dépot de lits puissants de grès pu de calcaires. Un mouvement ascendant les reportait plus tâärd à la sur-
face, de sorte: qu’un autre lit de houille pouvait 86*
former, et ainsi de suite. Le Origine de la houille.—Il est hors de doute que la
houille résulte de tissus végétaux décomposés. En voici
fait tige cite mis qu’ com des dura trois ° son :
pied d’épa 8 pie L’e fossil , que l sur to renfer d'eau, des ve Aut houille poussé de cha:
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[33 et 134 rbonifères,
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les principales preuves. On y trouve en effet des troncs j d'arbres ayant encore la structure du bois et cependant | convertis en houille. Des lits de tourbes se Changent Î insensiblement en une matière qui ressemble tout à fait À la houille. Les débris de plantes, feuilles, rameaux, tiges, abondent dans les lits houilliers. Enfin, l’anthracite, même le plns compact, a la structure organique. Les matières végétales, enfoncées dans l'eau et soumises à l’action d’une chaleur modérée, ne perdent qu'une petite partie de leur carbone, le reste demeure combiné avec-une portion de l'hydrogène et de l'oxygène des tissus primitifs et constitue la houille. Le bois, | durant cette opération, perd les trois cinquièmes ou les trois quarts de son poids, et de plus, grâce à la pression, son volume est de beaucoup diminué, On croit qu’un … pied de houille correspond à un lit végétal de 5 pieds d'épaisseur, et un. pied d’anthracite à un lit végétal de 8 pieds, | L'existence des lits de houille, avec les mêmes plantes fossiles au pôle nord et à l'équateur, est une preuve que le climat de cetté époque était À peu près üniforme sur toute la surface de la terre. L'atmosphère devait renfermer” beaucoup d'acide carboni d'eau, agents qui favorisent grande des végétaux. PURE Autrefois l'opinion générale était que les lits de houilles résultaient de l’altération de plantes qui avaient poussé là même où l'on trouve aujourd’hui leg dépôts de charbon, Une série de soulèvements et d’affaisse. ments successifs auraient permis d’abord le développe, ment de profondes tourbières, lesquelles, ensevelies plus —
que et. de vapeur N.
ment la croissance
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tard sous l'ean, auraient été recouvertes de dépôts
marins assez épais et changées en charbon. . C’est ainsi que l’on rendait compte de l'alternance remarquable : que l’on constate entre les lits de houille et les lits de
grès, de calcaire, etc., qui constituent l'étage houillier, Cette explication est encore la seule possible pour les
petites couches de .houille que l'on trouve dans les bassins américains, Ces couches sont trop minces, trop régulières et trap étendues pour qu’on puisse en expli-
e. + v. , ® ,quer l’origine autrement.
En Europe, surtout en France, on croit que l'accumulation des matières végétales aux endroits où lon trouve maintenant la houïlle, est uniquement due au
transport par les eaux superficielles; que les plantes |
houillières ont souvent vécu loin des lits de houille ;
que leur détritus ont été charriés par les cours d’eau et |
sont venus s’accumuler dans des espèces de deltas, où ils devaient à la longue former les lits houilliers.
Cette explication paraît très plausible pour certaines houillières. Cependant, il ne faut pa généraliser trop vite et il est probable que les deux théories relatives à l’origine des accumulations des débris végétaux de cette époque sont vraies dans une certaine mesure.
AGRANDISSEMENT .DU CONTINENT AMÉRICAIN DU NORD PENDANT LA PALÉOZOÏQUE.—Nous avons vu qu'à la fin de l’époque archéenng, le continent américain était représenté par un noyau terrestre assez restreint, placé près de la baie d'Hudson. Les montagnés de cette première époque étaient les Laurentides, les Adirondacks et quelques autres sommets des Etats-Unis, Durant
tout le paléozoïque, le continent américain s'agrandit;
ee ù mm
s de dépôts 1... C'est ainsi remarquable et les lits de age houillier.
sible pour les u ve: dans les .
p minces, trop isse en expli-
it que l’'accudroits où fon ement due au | ue les plantes ts de houille ; cours d'eau et s de deltas, où uilliers.
pour certaines
énéraliser trop
ries relatives à gétaux de cette sure.
RICAIN DU NORD vu qu’à la fin américain était restreint, placé és de cette prees Adirondacks Unis, Durant
cain s'agrandit;
Dex
son rivage sud s'éloigne de plus en plus du noyau ‘archéen. A la fin du cambro-silurien, les rivages océahiques touchent presque les limites sud de notre province, Les monts Notre. Dame et les montagnes Vertes surgissent. Une étroite bande de la Gaspésie se formera durant le dévonien et à la fin du Sous-Carbonifère notre proviice cohtiendra tous les terrains qu’on y rencontre aujourd’hui, La ligue des rivages continue enbore son Mmouveinent vers le sud durænt le carbonifère,
PERTURBATIONS À LA FIN DU PALÉOZOÏQUE, — Durant toute l'époque paléozoïque, sauf le cambro-silurien, les lits étaient restés dans un repos relatif. . Mais à la fin de cette époque,. les couches ont: été profondément modifiées, dans leur position par des plissements et des ruptures, dans leur Composition et leur structure par le
métamorphisme. Ça été une époque de bouleversement
par toute la surface de
la terre, et, par contre-coup, l'extinction-de toutes les
espèces animales paléozoïques
RS
Fig. 135.
s'en est suivie, Ces grands mouvements, comme dit
M. Le Conte; ont été Comme la sentence de mort des êtres paléozoïques, |
Fi 8. 135.— Faille {Danay.