‹ Elements de minéralogie et de géologie [microforme]Chapitre 11 sur 100 · BC AB · texte numérisé non relu

BC AB

Il suffit donc de trouver la valeur de tang. CAB.

Or on sait que cette valeur doit donner pour le rap-

tang, CAB —

BC port Apune expression simple. Supposons donc

qu'on trouve tang. CAB — 1.999, Ce nombre étant très voisin de 2, on dit que la différence est due à des erreurs d'expérience et on écrit: tang. CAB = 2. L'expression de la face CA est donc :

Connaissant les paramètres on peut renverser le caleul et chercher ainsi les angles mesurés directement avec le goniomètre. De là, dans les auteurs, la double série des angles mesurés et des angles calculés.

Avant de quitter cette question des modifications cristallines, notons un fait assez remarquable. C'est que lorsque, dans une masse de cristaux, l’un d’eux est modifié d’une certaine façon ou présente quelques particularités de structure, tous les autres partagent avec lui ses défauts ou ses qualités. Cette quasi-solidarité cristalline est un des faits qu'on peut constater directement tous les jours.

de T0 CHAPITRE DEUXIÈME.

Clivage.

Les cristaux réguliers ont la propriété de se séparer en fragments d'une manière toute différente des pierres ordinaires. Dans celles-ci la cassure n’a rien de régulier; tandis que l’on voit souvent un cristal se séparer en lames aussi régulières que les faces naturelles les plus parfaites. Cette propriété de se séparer ainsi en lames planes a reçu le nom de clivage. Plus le clivage est facile plus les plans sont nets et brillants,

Certaines espèces minérales n'auront qu'un plan de clivage, v. g. Mica, d’autres deux, v. g. Orthose, d’autres trois, v. g. Sel-zemme. Ces plans multiples de clivage, surtout si celui-ci cst facile, donnent au minéral un aspect spécial, souvent caractéristique. L'existnce de trois plans de clivage détermine un solide qu'Haüy appelait noyau ou solide primitif.

Les plans de clivage sont toujours parallèles à une face existante ou possible du cristal, Les clivages qui se font parallèlement à des faces cristallines semblables ont toujours un même éclat, et vice versä, si les faces de clivage dans une mème espèce ne sont pas également brillantes c'est un signe infaillible qu’elles correspondent à des faces cristallines dissemblables.

Le clivage est un excelient caractère spécifique. C'est lui qui donne au Mica son apparence feuilletée, au Feldspath son apparence prismatique. Il permet uolquefois de distinguer deux espèces différentes, que l'on pourrait confondre par l'ensemble des autres ca:

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ractères extérieurs,v. g. la Topaze incolore et le Quartz hyalin ; la Topaze ayant un clivage éminent dans le plan de la base du prisme et le Quartz n’étant pas clivable du tout. La position, le nombre de ces clivages aident puissamment à déterminer le système cristallin auquel appartient le cristal étudié.

Le clivage est produit de plusieurs manières. On peut cliver en se servant de la lame émoussée d’un canife, en frappant avec un marteau sur l'échantillon à cliver, ou enfin en chauffant le cristal à une haute température et le jetant brusquement dans l’eau. Dans ce dernier cas, lu dilatation et la contraction qui résultent de ces variations brusques de température, ont pour effet de faire fendiller le cristal, et si ces fentes se font de préférence dans une direction, c’est un signe qu'il y a là un sens de clivage possible.

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