‹ Elements de minéralogie et de géologie [microforme]Chapitre 30 sur 100 · MINÉRALOGIE DESCRIPTIVE · texte numérisé non relu

MINÉRALOGIE DESCRIPTIVE

Classification,

Tout arrangement méthodique qu'on peut faire entre différents corps est appelé classification, Ces arrangements consistent d’abord à réunir les substances en groupes étendus, grice à des caractères généraux, puis à diviser c*s groupes en d’autres plus petits, à l’aide de propriétés plus particulières; de telle sorte qu'après une série quelconque de divisions et de subdivisions, on arrive à un groupe assez restreint, dont les parties composantes se ressemblent dans leurs principaux caractères, et qu’on appelle espèce. On donne le nom de genre à la réunion de plusieurs espèces voisines. Plusieurs genres réunis constituent une tribu; puis à un degré supérieur, sont placées les familles et les classes.

Er minéralogie on peut dire qu'il n’y a pas de classification généralement adoptée. Chaque auteur suit le système qui lui va le mieux. C’est à peine s’il y a entente sur la définition de l'espèce.

Esrèces.—Beudant, se fondant sur ce que des corps qui diffèrent chimiquement ne peuvent évidemment pas être de même espèce, avait défini l'espèce : la col

et

lection des minéraux de même composition chimique, î. e., composés des mêmes éléments et en même proportion. Mais cette définition, prise au pied de la lettre, estdéfectueuse ; car, suivant elle, l'Arragonite ct la È Cailcite seraient de même espèce ; il en serait de même 4 des minéraux Brookite, Rutile et Anatase. Comme ces espèces ne diffèrent que par l’arrangement de leurs molécules, il faut donc ajouter à la définition de Beudant la condition que les molécules réunies se trouvent arrangées entre elles de la même manière, Or, dans l’étudc de la constitution des corps, on voit qu’assez souvent les molécules chimiques d'un corps se À groupent ensemble deux à deux, trois à trois, pour ; former comme une seconde molécule qui a les mêmes à propriétés chimiques que les molécules composantes, à mais qui peut avoir des propriétés physiques différentes, et qu'on appelle pour cela molécule physique. De là on peut définir l'espèce minéralogique : l'ensemble

MR PPT MN PME

des corps qui ont même molécule chimique et méme mole- : ‘

cule physique. 4

Les caractères distintifs des espèces sont très nom- 4 À

ll breux, mais on peut mentionner en première ligne, la à l M forme et la structure régulière, les couleurs propres, 4

la réfraction simple cn double, la densité et la compo- 3 9

sition chimique, ‘

i VAuÉTÉS.— Les espèces minéralogiques sont peu F. .

4 nombreuses, mais en revanche, les variétés le sont Ë 1

beaucoup. Celles-ci sont fondées sur des differences à “

dans les propriétés physiques secondaires, comme les iormes accidentelles, la structure irrégulière, la trans- L parence, la ténacité, l'odeur, etc. Quelquefois encore,

1imique, me prode la letnite et la de mème mme Ces de leurs 1 de Beus se trouère. Or, oit qu'ascorps se rois, pour es mêmes 1posantes, s différensique. De l'ensemble

Mere male-

tres nomligne, la propres, a compo-

sont peu

le sont iffterences pomme les la transs encore,

eiles sont constituées par des mélanges de substances étrangères. Si la substance mélangée est en petite quantité, on a une variété souillée, par ex., Quartz enfumé, la fausse Topaze. Si la substance étrangère est en grande quantité, la variété est plus spécialement dite variété de mélange, par ex., le Silex, la Calcédoine, par rapport au quartz. Dans certains cas même, le mélange présente un tel degré de constance qu'on en a fait comme une espèce véritable; exemple: le jaspe, qui, pour plusieurs minéralogistes, est une espèce voisine, mais distincte, du quartz,

Dans quel ordre énumérer ou grouper les espèces ? Les uns les groupent suivant les bases, les autres suivant les acides. La première méthode à plusieurs avantages au point de vue de l'étude pratique des minéraux ; mais il est presque impossible de classer les silicates de cette manière, à cause du très petit nombre d'éléments qui, réunis de diverses manières, forment ces minéraux si variés. La seconde manière semble plus logique, et d’après Beudant, Delafosse, et MM. DesCloizeaux, Adam et Pisani, nous classerons les espèces d’après le principe acide.

Relativement aux silicates, en désignant par R le métal quelconque de la base, nous verrons d'abord les silicates de R203% anhydres et R?05 hydratés, puis les silicates de RO anhydres et de RO hydratés, puis les silicates de R203 + RO anhydres et de R?205 + RO hydratés, enfin ceux qui contiennent d’autres éléments négatif. conme fluor, soufre, chlore, ete.

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