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surface s'est trouvée plongée sous les eaux et reccuverte d’une série de dépôts reposant directement sur d’autres lits beaucoup plus anciens, sans que, plus tard, on rencontre entre ces deux formations, les lits intermédiaires qui se trouvent ailleurs. En Canada, pour ne citer qu'un exemple, les argiles ;uaternaires reposent sur les roches siluriennes et laurentiennes, sans qu'il y ait aucune trace des terrains intermédiaires. Ajoutons encore que le même lit n’a pas toujours la même composition, la même apparence, si on l'examine en deux endroits éloignés l’un de l’autre. Quelquefois cette différente date de l'origine même du lit, quelquefois elle est le résultat d’un métamorphismo plus où moins prononcé. Lt puis, les lits ne sont nulle part horizontaux, ils ont été pliés, cassés do diverses manières, et ces déplacements des couches, joints à l'érosion, ont souvent eu pour effet de disposer quelques-unes d’entro elles dans un ordre qui est bien different du véritable ordre Fig. 97. chronologique. Une mêine couche sera ainsi répétée par suite de failles multiples, fig. 97, ou de plissements sorrés dont les sommets ont été enlevés par l'érosion, fig. 91. Ailleurs un terrain plus ancien sera apparemment su perposé à un terrain plus récent, v. g., fig. 98, la superposition du Groupe de Québec Q, aux argilites de la Rivière Hudson H, sur les grèves de St-Pierre, I. O.
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ment sur que, plus 18, les lits 1, Canada, aternaires nnes, SANS diaires.
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Fig. 98.
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re r l’ordre chronologique des terrains, moyens
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de fer, il est quelquefois pose: 1 ?- ucisrminer direc-
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crains. Mais c'est 11 un moyen fort précaire, et
dy, ne peut avoir quelque valeur que dans deux loca-
ités très rapprochées. En effet ua même lit peut
dans deux endroits éloigné roi nitbe its ignés, avoir une composition
complètement différente.
; 3 Le moyen, pour ainsi dire, classique est l’étude es fossiles. 1L.est le seul qui soit décisif.
FOSSILES, LOI RELATIVE À LEUR DISTRIBUTION DANS LES DIFFÉRENTS TERRAINS.—On appelle fossiles des restes d'animaux ou de plantes qu’on trouve dans le sein de la terre. Ce sont des reliques qui nous font connaitre les espèces animales ou végétales qui existaient lorsque les lits où on les trouve se formaient. Evidemment, parmi tous les êtres de la création, ce sont les
êtres marins dont los restes ont été plus parfaitement conservés, parce qu'après la mort, ils sont demeurés ensevelis sous les eaux et préservés de l’action des agents atmosphériques. Chez les animaux terrestres, les os seuls ont échappé à la destruction.
Ces fossiles nous donnent un excellent moyen do déterminer l’âge &’un terrain, parce qu'il est constant que, pour une même époque, los genres, souvent mème les espèces, sont semblables. Ils sont différents pour des époques différentes.
Les fossiles des diverses époques sont maintenant assez bien connus. C’est grâce à eux qu'on a prouvé l'existence des terrains crétacés dans la partie est de l'Amérique du Nord. De même on a reconnu en Angleterre, en Ecosse, dans les Indes, même en Australie, des terrains contemporains de nos terrains canadiens. Cependant cette méthode a encore ses chances d'erreur. Il est possible, par exemple, qu'un continent ait reçu ses espèces animales d'un autre continent, longtemps après leur apparition sur co dernier. Les exXterminations ont pu être beaucoup | plus complètes en un éandroit qu'en un autre, et par conséquent, quelques espèces animales ont pu exister plus longtemps dans certains endroits. Cependant, étudiés avec soin et jugement, les fossiles constituent, dans leur ensemble, le meilleur mode de détormination qui soit à notre disposition.
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