SUR LES SCEAUX REPRODUITS DANS LES PLANCHES PRÉCÉDENTES
[. (PL A, n° 1.) Dacosenr I. Tous les critiques se sont accordés à rejeter ce prétendu sceau de Dagobert I”. En eflet, la forme des lettres, les mots Da gratia, la coiffure et les vêtements du roi, les dimensions du type, sont autant de caractères qui annoncent une maladroïte falsification.
IT. (PL. A, n° 2.) Taigrni III. Une tête vue de face, avec de longs cheveux. La légende est illisible; mais on peut en apercevoir quelques traces au-dessus de la tête du roi.
III. (PI. À, n° 3.) Crovis III. Gette empreinte, mutilée dans sa partie supérieure, représente une tête de face, avec de longs cheveux. La plus grande partie de la légende est détruite.
IV. (PL. À, n° 4.) Perin LE BREr, maire du palais. Malgré l'altération de cette empreinte, on y distingue un buste de profil tourné vers la droite. Ce sceau n'a pas de légende.
V: (PL À, n° 5,) Cmiuoserr III. Une tête de face, avec de longs cheveux, accompagnée de deux croix. Il est probable qu'en appliquant le cachet on l'aura déplacé par mégarde : de là la répétition des deux dernières syllabes du mot Francorum. Gette circonstance expliquerait aussi pourquoi l'on découvre deux croix au lieu d'une au commencement de la légende.
VI. (PL À, n° 6.) Cupéric IL. Une tête vue de face, avec de longs cheveux. L'empreinte, dont le côté droit est détruit, ne laisse apercevoir qu'une portion de la légende, qu'il faut renverser et présenter devant une glace pour en voir les lettres dans leur position naturelle.
VII. (PI. À, n°7.) CarLoman, frère de Charlemagne. Buste de profil, tourné vers la gauche. Cette empreinte paraît avoir été faite avec une pierre antique. On n’y découvre aucune trace d'inscription; mais le cercle qui enferme l'image
Il. 48
est entouré d'un cordon assez large sur lequel la légende avait peut-être été gravée.
VIT. (PI. A, n° 8.) Cnarzemacne. Buste de profil, tourné vers la droite; tête barbue et couronnée de lauriers. Cette empreinte paraît avoir été faite avec une pierre antique enchâssée dans le cercle sur lequel est gravée la légende. Charlemagne a employé ce type au moins jusqu'en 790; mais auparavant il se servait aussi du sceau indiqué dans la notice suivante.
IX. (PI. À, n° 9.) CnarLemaGns. Buste de Sérapis, tourné vers la gauche, la tête surmontée d’un boïsseau. On ne peut pas douter que cette empreinte n'ait été faite avec une pierre antique que Charlemagne rapporta probablement d'Italie en 774. Il se servait encore du même sceau en 812, et l'on peut supposer qu'il l’a employé de préférence depuis son couronnement impérial, parce que la légende du sceau précédent ne lui donnait que le titre de roi; celui-ci, au contraire, qui ne porte pas d'inscription, pouvait également convenir à ses actes impériaux.
X. (PL. À, n° 10 et 11.) Louis LE DéBonnarre. Buste de profil, tourné vers la droite, la tête couronnée de lauriers. On remarque dans ces deux gravures quelques légères différences; nous pensons cependant qu'elles représentent deux empreintes produites par un seul et même type. La seconde empreinte, beaucoup plus nette que la première, laisse apercevoir un manteau attaché sur l'épaule droite.
XI. (PL A, n° 12.) Lorname, fils de Louis le Débonnaire. Buste de profil, tourné vers la droite, la tête couronnée de lauriers. Selon les auteurs du Trésor de Numismatique, la pierre antique qui a produit cette empreinte était gravée à l'effigie de Caracalla ou d'Alexandre Sévère.
XIL. (PL. B, n° 1.) Cuanzes LE CHauve. Buste de profil, tourné vers la droite. Cette empreinte, fort confuse, ne laisse apercevoir que les deux dernières
lettres de la légende.
XHT. (PI. B, n° 2.) Louis LE Bècue. Buste de profil, tourné vers la droite. La légende est entièrement effacée.
XIV. (PL B, n° 3.) CHarzes Le SimPze. Buste de profil, tourné vers la
SCEAUX. — NOTICES. 379 droite, la tête couronnée de lauriers. La légende commence, contre l'ordinaire, dans le bas du sceau à gauche.
XV. (PL B, n° 4.) Roger Il. Il est représenté en buste et de face, tenant de la main droite un sceptre fort court, terminé par un ornement qui offre quelques rapports avec la fleur de lis, et soutenant de la main gauche un globe. Sa couronne est surmontée de trois fleurs de lis.
XVI. (PL. B, n° 5.) Consrance, seconde femme de Louis le Jeune. Elle est représentée debout, la tête couronnée, tenant de chaque main une fleur de lis à cinq branches, vêtue d’une robe et d’un long manteau qui se rattache par devant dans sa partie supérieure. Cette gravure a été reproduite d'après une empreinte moulée récemment sur le type original qui a été découvert, lors de la violation des sépultures de Saint-Denys, dans le tombeau de la reine Constance, et déposé ensuite à la Bibliothèque du Roi.
XVIL. (PI. B, n° 6.) Hewni [°. Il est représenté assis sur un trône de forme triangulaire, la tête couronnée, tenant de la main droite un sceptre surmonté d'un ornement assez semblable à une fleur de lis, et de la main gauche, un bâton royal qui repose sur le trône.
XVIIL (PL B, n° 7.) Paicippe [*. Même description que pour le sceau de Henri [*.
XIX. (PI. G, n° 1.) Louis VE. Il est représenté assis sur un trône orné de têtes et de pieds de lions; sa couronne est surmontée de trois fleurs de lis ; il tient de la main gauche un bâton royal fleurdelisé, et de la droite, un sceptre terminé par une espèce de trident. À sa droite, dans le champ, un ornement en forme de croix.
XX. (PL C, n° 2 et 3.) Louis VII. Il est représenté, sur la face principale du sceau, vêtu d'un manteau royal, la couronne en tête, les cheveux tombant sur les épaules, assis sur un trône orné de têtes et de pieds de lions, tenant de la main droite une fleur de lis, et de la gauche, un bâton royal surmonté d'une fleur de lis encadrée dans une losange. — Au contre-sceau, on le voit, comme duc d'Aquitaine, monté sur un cheval au galop et tenant une épée de la main droite. Son écu est suspendu à son cou par une courroie. Voyez dans la Liste alphabétique des princes souverains les renseignements
qui peuvent servir à fixer le temps vers lequel Louis VII a cessé d'employer ce contre-sceau.
SOUL (PE (CG, 5e 4.) ADËLE ou Aix, troisième femme de Louis le Jeune. Elle est représentée debout, la tête couronnée, vêtue d’une robe longue et serrée, par-dessus laquelle est un manteau qui se rattache par devant dans sa partie supérieure. Elle tient une fleur de lis de la main droite; sa main gauche est appuyée sur la hanche.
ONEAAENC 5.) Parure II. Même description que pour le sceau de Louis VII. — Au contre-sceau, une fleur de lis épanouie.
XXIIL. (PL D, n° 1.) Louis VIIL. Il est représenté vêtu d'un manteau, la tête couronnée, les cheveux tombant sur les épaules, assis sur un trône orné de têtes et de pieds d'animaux; tenant de la main droite une fleur de lis, ct de la gauche, un bâton royal surmonté d'une fleur de lis encadrée dans une
losange. — Au contre-sceau, un écusson semé de France, c’est-à-dire de fleurs
de lis sans nombre.
XXIV. (PL. D, n° 2.) Louis IX. Il est représenté la tête couronnée, les cheveux bouclés à la hauteur des oreilles, assis sur un trône orné de têtes et de pieds d'animaux, tenant de la main droite une fleur de lis, et de la gauche, un bâton surmonté d’une fleur de lis épanouie. Son manteau est garni d'une bordure fleurdelisée.
N.B. Ce sceau a servi au moins ] usqu'en 1248, année du départ de S. Louis pour la croisade. —— Au contre - sceau , une fleur de lis épanouie.
HO (PL D), 1 3.) Louis IX. Ce sceau diffère peu de celui qui précède; mais on peut le distinguer : 1° à la barre qui tranche la base de la fleur de lis que le roi tient dans la main droite; 2° à l'élévation des étamines de la fleur de lis qui surmonte le bâton royal; 3° à l'allongement des têtes d'animaux qui servent d'ornement au trône; 4° à la forme de la lettre v dans la troisième
syllabe du mot Ludovicus et à lm finale du mot Francorum. — N. B. Ce sceau a servi au moins depuis le mois d'août 125 (J. 229), et probablement depuis le départ de S. Louis pour la croisade, en 1248. — Au contre-sceau,
une fleur de is.
XXVI. (PL D, n° 4.) Louis IX. Une couronne ouverte, surmontée de fleurs
SCEAUX. — NOTICES. 381 de lis, et entourée d’une rosace à huit arcs. — Le contre-sceau, qui n'est pas représenté ici, porte un écu semé de France. — N. B. Ce type, gravé en 1270, fut employé par les régents du royaume pendant la dernière croisade de S. Louis.
XXVIL (PL E, n° 1.) Parrre I. Il est représenté la tête couronnée, les cheveux tombant jusqu'au bas des joues, assis sur un trône orné de têtes et de pieds d'animaux , tenant de la main droite une fleur de lis, et de la gauche, un bâton royal surmonté d'une fleur de lis épanouie. — N. B. Ce sceau a servi au moins jusqu'au mois de mai 1271, et au plus tard jusqu'au mois
de décembre de la même année. — Au contre-sceau, un écusson portant dix
fleurs de lis posées quatre, trois, deux et une.
XXVIIL (PL E, n° 2.) Panppe IL. Parmi les nombreuses différences de détail qui distinguent ce sceau du précédent, on peut signaler le tapis sur Îequel reposent les pieds du roi, la forme du trône et celle des deux fleurs de
lis qui sont beaucoup plus petites. — N. B. Ce sceau a servi dès le mois de décembre 1271, et peut-être dès le milieu de la même année. — Le contre-
sceau , qui n'est pas représenté ici, ressemble à celui du sceau précédent.
XXIX. (PL E, n° 3.) Marre DE Brapanr, seconde femme de Philippe I. Elle est représentée debout sous une niche gothique, la tête couronnée, les cheveux tombant sur les épaules, la main gauche ramenée sur la poitrine, tenant de la main droite un sceptre fleurdelisé. Le champ'du sceau est semé de fleurs de lis. — Le contre-sceau, qui n’a pas été reproduit, porte pour légende : AvE Mania Gra. (gracia) pLENA. Dans le champ est un écusson parti: à dextre, semé de France; à sénestre, aux armes de Brabant, c'est-à-dire portant un lion.
XXX. (PLE, n° 4.) Parure IV. Il est représenté la tête couronnée, les cheveux tombant jusqu'au bas des joues, assis sur un trône orné de têtes et de pieds de lions, tenant de la main droite un sceptre fort court, qui se termine par une fleur de lis comme le bâton royal qu'il tient dans la main gauche. — Au contre-sceau, un écu portant dix fleurs de lis posées quatre , trois, deux et une.
XXXI. (PL E, n° 5.) Jeanne De Navarre, femme de Philippe IV. Elle est représentée debout sous une niche gothique, la tête couronnée, les cheveux
tombant sur les épaules, la main gauche ramenée sur la poitrine, et tenant un sceptre de la main droite. Aux colonnettes de la niche sont suspendus, d'un côté, un écu portant six fleurs de lis posées trois, deux et une; de l'autre, un écu aux armes de Navarre, qui sont des chaînes posées en orle, en croix et en sautoir. — Le contre-sceau, qui n'a pas été reproduit, porte un écu parti: à dextre, semé de France; à sénestre, mi-coupé (en chef, aux armes de Navarre; en pointe, aux armes de Champagne, représentées par une bande accompagnée de deux cotices). Les armes de Champagne ne sont pas exactement les mêmes que sur le contre-sceau d'Isabelle (PI. S, n° 3), où les cotices sont potencées et contre-potencées.
XXXIL. {PL F, n° 1.) Louis X. Il est représenté la tête couronnée, assis sur un trône orné de lions drapés, tenant un long sceptre de la main droite, etde la gauche, un bâton royal surmonté d’une main de justice. Dans le champ, on voit des fleurs de lis qui se rattachent à des arceaux disposés en rosace. — N. B. Ce sceau n'a pas été employé avant le mois d'avril 1315; il a servi au moins jusqu'au mois de juillet de la même année. — Au contre-sceau, un écusson semé de France, brochant sur les armes de Navarre (voyez la Notice XXXI) entourées d’une rosace à huit arcs.
XXXIIL. (PL F, n° 2.) Lours X. Quoique ce sceau offre de grands rapports avec celui qui précède, il est facile de le reconnaître : 1° à la position de la main gauche qui est ramenée près du corps; 2° à l'absence des arceaux et des fleurs de lis. Nous croyons, sans pouvoir l’affirmer, que ce sceau est postérieur au précédent; en eflet, nous ne l'avons pas rencontré avant le mois de janvier 13163; mais le règne de Louis X est si court que cette question a peu d'importance.
Au revers, on retrouve les mêmes détails que sur le contre-sceau précédent, si ce n’est que l’orle formé par les chaînes de Navarre suit les contours des arcs de la rosace au lieu d’avoir la forme circulaire.
XXXIV. (PL F, n° 3.) CLÉMENCE pe HonGne, seconde femme de Louis X. Elle est représentée debout sous une niche gothique, la tête couronnée, les cheveux tombant sur les épaules, vêtue d’une robe à manches longues ouvertes à moitié du bras, la main gauche ramenée sur la poitrine, et tenant de la droite un sceptre surmonté d’une fleur de lis. Près d'elle sont suspendus, d'un côté un écu semé de France; de l'autre, un écu aux armes de Hongrie, c'està-dire fascé de huit pièces. — Le contre-sceau, qui na pas été reproduit, porte pour légende : +conr.s. CLemciE. Det GBA. REGINE Franc. z. NAVARRE (contra-
siqillum Clemencie Dei gracia regine Francie et Navarre). Dans le champ est une rosace entourant un écu parti : à dextre, semé de France; à sénestre, aux armes de Hongrie.
XXXV. (PI. G, n° 1.) Pamppe VI. I est représenté la tête couronnée, assis sur un trône orné de lions drapés, et derrière lequel est tendu un pavillon fleurdelisé. 11 tient de la main droite un long sceptre, et de la gauche, un bâton royal surmonté d'une main de justice. — Le contre-sceau, qui n'a pas été reproduit, porte un écusson semé de France.
XXXVI. (PI G, n° 2.) Jeanne DE BourGoGxe, première femme de Philippe VI. Elle est représentée debout, la tête couronnée, les cheveux tombant surles épaules, tenant de la main gauche un bâton royal terminé par un globe, et de la droite, un sceptre fleurdelisé. Autour du sceau règne une large rosace; dans le champ, on von des figures de poses variées; puis, d'un côté, l'écusson semé de France; de l’autre, un écusson aux premières armes du duché de Bourgogne, c'est-à-dire bandé de six pièces et bordé. — N. B. Ce type, Le
contre-sceau , qui n’a pas été reproduit, porte un écusson en forme de losange , O
par sa forme ronde, se distingue de ceux des autres reines de France.
et part : à dextre, semé de France; à sénestre, aux armes du duché de Bourgogne. Cet écusson est entouré d'une rosace enrichie, d'ornements variés. Il est sans légende.
XXXVIL. (PI. G, n° 3.) BLancxe D'Évreux, seconde femme de Philippe VI. Elle est représentée debout sous une niche gothique, la tête couronnée, les cheveux tombant sur les épaules, tenant un sceptre de la main droite, et l’autre main ramenée sur la poitrine. Aux colonnettes de la niche sont suspendus, d'un côté, un écusson semé de France; de l'autre, un écusson parti : à dextre, semé de France; à sénestre, mi-coupé, savoir:en chef, aux armes de Navarre (voyez la Notice XXXI); en pointe, aux armes d'Évreux , c'est-à-dire semé de France, brisé d'une cotice. — Le contre-sceau, qui n’a pasété reproduit, porte pour légende : Ÿ QTRASIGILLUM BLancne Dei GRA. REGINE FRANCIE ( contrasiquilum Blanche Dei gracia, etc.). Dans le champ est une rosace entourant l'écusson parti et mi-coupé dont les armoiries viennent d'être décrites.
XXXVIIL (PI. G, n° 4.) Jean IL. I est représenté assis sur un trône orné de deux aigles drapées, la tête couronnée, tenant de la main droite un sceptre, et de la gauche, un bâton royal surmonté d'une main de justice; ses pieds reposent
sur deux lions. Le contre-sceau, qui n'est pas représenté ici, porte un écus-
son semé de France.
XXXIX. (PI. G, n° 5.) Sceau de l'exécution testamentaire de JEANNE DE Bour- GoGxE, femme de Philippe V. Un écu parti: à dextre, semé de France; à sénestre, aux secondes armes de Bourgogne- Comté, qui sont un lion dans un champ semé de billettes. Au-dessus de l’écusson un P, à dextre un T, à sénestre un O
(per tempus omne). — Pas de contre-sceau.
XL. (PL. G, n° 6.) Jean Il. Un écusson semé de France et entouré d'une rosace qui sert d'encadrement aux symboles des quatre évangélistes : on distingue en haut, l'aigle; en bas, le bœuf ailé; à dextre, l'ange; à sénestre, le lion ailé. — N. B. C’est un sccau secret qui n'a pas de contre-sceau.
XLI. (PL. H, n° 1.) Cuares V. Il est représenté la tête couronnée, les cheveux tombant jusqu'au bas des joues, assis sur un trône orné de dragons, les pieds reposant sur deux lions, tenant d’une main le sceptre, et de l'autre, le bâton royal surmonté de la main de justice. — Au revers, un écu semé de France, timbré d'une couronne, et placé entre le sceptre et le bâton royal.
XLII. (PI. H, n° 2.)«Cuarces V. Un écusson aux armes de France {c'est-àdire à trois fleurs de lis posées deux et une), derrière lequel paraît le roi tenant le sceptre et le bâton royal. De chaque côté de l'écusson, un dauphin ; le tout entouré d'une rosace semée de fleurs de lis. — N. B. Il est probable que ce sceau ordonné en l'absence du grand a été employé péndant toute la durée du règne comme le sceau correspondant de Charles VI. Le contre-sceau, qui n'a pas été reproduit, porte quatre fleurs de lis posées en losange.
XLUIT. (PL. H, n° 3.) Jeanne D'Évreux, troisième femme de Charles IV. Elle est représentée debout sous une niche gothique, la tête couronnée, tenant un sceptre de la main droite, et la main gauche ramenée sur la poitrine. À ses côtés sont placés deux écussons dont il est impossible de reconnaître les armoiries.— Le contre-sceau, qui n’a pas été reproduit, porte pour légende : + 9Tra- SIGILLU. (contrasigillum) Tomaxxe Dei GRA. (gracia) reGixe FraGre. ( Francie).…. ARRE (et Navarre). Dans le champ est une rosace entourant un écusson parti: à dextre, semé de France : à sénestre, aux armes d'Évreux. (Voyez la Notice XXXVII.)
XLIV. (PI. H, n° 4.) Cnarzes VI. Il est représenté la tête couronnée, assis
SCEAUX. — NOTICES. 385 sur un trône dont chaque côté se termine par une fleur de lis; tenant un sceptre de la main droite, et de la gauche, le bâton royal surmonté d'une main de justice. Ses pieds reposent sur deux lions. — Au contre-sceau, un écusson aux armes de France, derrière lequel paraît un ange tenant Île sceptre et le bâton royal.
XLV. (PL. J, n° 1.) Cuanues VIL Il est représenté la tête couronnée, assis sur un trône placé dans une niche gothique et orné de quatre têtes de monstres. Ses pieds reposent sur deux lions. Il tient le sceptre de la main droite, et de la gauche, le bâton royal surmonté de la main de justice. Le champ du sceau est semé de fleurs de lis. — Au contre-sceau, deux anges agenouillés supportent, d’une main, l'écusson de France; de l’autre, ils tiennent le sceptre et le bâton royal.
XLVI. (PI. J, n° 2.) Caanzes VIL Il est représenté la tête couronnée, assis sur un trône placé dans une niche gothique et orné de têtes d'animaux, tenant le sceptre de la main droite, et de la gauche, le bâton royal surmonté de la main de justice. Le champ du sceau est semé de fleurs de lis. — N. B. Charles VII a eu un autre sceau ordonné en l'absence du grand, qui est probablement postérieur à son entrée dans Paris en 1437; cest du moins ce qui semble résulter de la légende, qui se termine par les mots Parisius ordinatum. (Voyez l’article de Carzes VIT dans la Liste alphabétique des princes souverains.) Le sceau n° 2 de cette planche peut au contraire dater du commencement du règne; en tout cas, il remonte probablement à lan 1427, date d'une ordonnance citée dans l'Histoire de Languedoc (tome IV, Preuves, col. 434), et qui a été scellée du sceau ordonné en l'absence du grand. — Le champ du contre-sceau est semé de fleurs de lis sans nombre.
XLVII. (PI. K, n° 1.) Louis XII. Il est représenté la tête couronnée, assis sur un trône surmonté d'un dais ou pavillon soutenu par deux anges, et semé de fleurs de lis. Ses pieds reposent sur deux lions. Il tient de la main droite Au contre-sceau, deux anges agenouillés soutiennent l'écusson de France couronné.
le sceptre, et de l'autre, le bâton royal surmonté de la main de justice.
XLVIIT. (PI. K, n° 2.) Louis XII. Il est représenté la tête couronnée, assis sur un trône à dossier, portant le collier de l'ordre de Saint-Michel , vêtu d’un riche manteau fluerdelisé, tenant un sceptre de la main droite et un globe
de la main gauche. Dans le champ, on voit d'un côté des fleurs de lis; de l'autre, la croix de Jérusalem potencée et cantonnée de quatre croisettes; plus bas, les armes de Naples, qui sont : semé de France, brisé d’un lambel de trois pendants.—N. B. Cette gravure reproduit une bulle d'or dont le type doit avoir été créé à l'occasion du traité par lequel Louis XII s'était engagé à partager le
royaume de Naples avec Ferdinand d'Aragon. — Au contre-sceau, deux écussons couronnés, l’un aux armes de France, et entouré du collier de Saint- Michel; l’autre écartelé (au 1° et au 4°, de Naples; au 2°et au 3°, de Jérusalem). Au-dessous de ce dernier écusson est un croissant sur lequel on lit la devise de l'ordre du Croissant, fondé en 1448 par le roi René : Los EN crorss. (croissant).
XLIX. (PI. L, n° 1.) Gavnier, seigneur d'Avesnes et comte de Blois. Gautier d'Avesnes, monté sur un cheval au galop, tient de la main droite une épée nue, et porte au bras gauche un écu bandé desix pièces, rattaché à son cou par une courroie. — Le contre-sceau, qui n’est pas représenté ici, porte un écusson aux mêmes armoiries avec cette légende : Ÿ GLAVIS SIGILLI.
L. (PI. L, n° 2.) MarcueniTEe, comtesse de Blois. Elle est représentée debout, vêtue d'un long manteau, et les mains jointes sur la poitrine. — Pas de contre-sceau.
LI. (PI. L, n° 3.) Jean DE Cnarizon, comte de Blois, seigneur d’Avesnes. Jean de Châtillon, monté sur un cheval lancé au galop, tient une épée de la main droite, et porte, suspendu à son cou, un écu sur lequel paraissent les armes de Châtillon, que l'on retrouve également sur le caparaçon du cheval, et qui sont : à trois pals de vair surmontés d’un chef. — Au contre-sceau, un écusson semé de croisettes et portant une bande accompagnée de deux cotices.
LIT. (PL. L, n° 4.) Ance, comtesse de Blois et dame d’Avesnes. Elle est représentée debout, vêtue d'un long manteau, tenant une fleur de lis de la main droite, et l'autre main ramenée sur la poitrine. À sa gauche est un écusson dont les armoiries sont indistinctes. — Le contre-sceau, qui n’est pas représenté ici, porte pour légende : Ÿ sérzvm secrets Mer. Dans le champ est un écusson sur lequel on distingue un franc canton d'hermines; le fond de l’écu
paraît être échiqueté de neuf tires; ce sont les armoiries du père d’Alice, Jean I‘, duc de Bretagne.
LIL. (PL L, n° 5.) Hucues ne CHATILLON, comte de Blois et seigneur d’Avesnes. Il est représenté la tête couverte d'un casque fermé, tenant de la main droite une épée enchaïnée à son armure, et portant un écu aux armes de Châtillon (voy. la Notice LT); son cheval, galopant vers la droite, est couvert d'un caparaçon aux mêmes armes, et porte sur la tête un ornement en forme d'éventail. — Le contre-sceau, qui n’est pas représenté ici, porte un écusson bandé de six pièces, avec cette légende : T GONT. sIGILL. cor. BLesens. (contra-
sigillum comitis Blesensis).
LIV. (PL L, n° 6.) Gui pE CnariLLon, comte de Blois et seigneur d’Avesnes. Même description que pour le sceau précédent. La légende est détruite. — Le contre-sceau, qui n’est pas représenté ici, porte un écu barré de six pièces, avec cette légende : + CONTRASIGILLVM COMITIS Bzesensis. Sur le contre-sceau de Hugues de Châtillon, l'écu est bandé au lieu d’être barré (voyez la notice précédente).
LV. (PL L, n° 7.) Marcugrire pe Vaois, femme de Gui de Châtillon. Elle est représentée debout sous une niche gothique, revêtue d'un long manteau, et tenant une branche de rosier dans la main droite. Dans le champ, d'un côté, l'écusson aux armes de Châtillon (voyez la Notice LI); de l'autre, un écusson aux armes de Valois, semé de France, brisé d'une bordure. La légende
est détruite. — Pas de contre-sceau.
LVL. (PI. L, n° 8.) Cuanues, duc d'Orléans et de Valois, comte d’Asti, de Blois, de Beaumont-sur-Oise et sire de Coucy. Il est représenté la tête couverte d'un casque fermé et surmonté d'une fleur de lis, tenant de la main droite une épée, et de la gauche, un écusson aux armes d'Orléans, c’est-à-dire de France, brisé d’un lambel de trois pendants. Les mêmes armes se retrouvent sur le caparaçon du cheval. Dans le champ du sceau, une couronne.— Sur le contre-sceau, qui n'est pas représenté ici, on voit l'écusson du duc d'Orléans soutenu par un ange. Il n°ÿ a pas de légende.
LVIL. (PI. M, n° 1.) Jean, comte de Bourgogne et seigneur de Salins. Il est monté sur un cheval galopant vers la gauche, tient de la main droite une lance ornée d'une banderole, et porte au bras gauche un écu aux premières armes de Bourgogne- Comté, qui sont une bande. Cette bande se retrouve sur le caparaçon du cheval. — N. B. C’est en 1209 au plus tard, selon l'Art de vérifier les dates, que Jean de Châlons s'est intitulé comte de Bourgogne
na |
et seigneur de Salins; mais ces deux titres n'exprimaient que ses prétentions ; il ne devint seigneur de Salins qu’en 1237, et ne posséda jamais le comté de Bourgogne. — Au contre-sceau , il tient une épée au lieu d’une lance; son cheval galope vers la droite.
LVIIL. (PI. M, n° 2.) Ornow, comte palatin de Bourgogne, seigneur de Salins. Othon, monté sur un cheval galopant vers la gauche, tient de la main droite une épée, et porte au bras gauche un écu sur lequel on remarque, comme sur le caparaçon du cheval, les secondes armes de Bourgogne-Comté, Au contre-sceau, les
c'est-à-dire un lion sur un champ semé de billettes. mêmes armes, qui sont plus distinctes.
LiX. (PL M, n° 3.) Oruox (le même ci-dessus). Une rosace entourant un écusson aux secondes armes de Bourgogne-Comté. (Voyez la notice précédente.) — N. B. C'est le sceau secret d'Othon de Bourgogne; il est sans contre-sceau.
EX. (PL M, n° 4.) MarniLpe, comtesse d'Artois, palatine de Bourgogne et dame de Salins. Elle est représentée debout sous une niche gothique, et revêtue d’un long manteau. À sa gauche est un écusson aux secondes armes de Bourgogne-Comté (voy. la Notice LVII) ; à sa droite, un écusson aux armes d'Artois : semé de France, brisé d’un lambel de trois pendants.— N. B. D'après les traités de blason , il devrait ÿ avoir quatre pendants chargés chacun de trois châteaux qu'il est impossible de distinguer ici. Ces châteaux ne paraissent pas non plus sur le sceau n° 4 de la planche Q.— Le contre-sceau, qui n'est pas représenté ici, porte l'écusson aux armes d'Artois, avec cette légende : + conrrasicrezvm M. (Matildis).
LXI. (PL M, n° 5.) Hucurs, duc de Bourgogne. Le duc de Bourgogne monté sur un cheval lancé au galop, tient une épée de la main droite, et
porte, suspendu à son cou, un écu dont les armoiries sont indistinctes. — Le contre-sceau, qui n’est pas représenté ici, est de forme ovale; il porte l'empreinte de trois pierres antiques, avec cette légende : + SEGRETVM pvers. — N. B. Hugues IV n’avait que six ans lorsque son père mourut; on ne peut donc pas affirmer que le type dont il se servait en 1234 ait été gravé en 1218. Cependant, comme les sceaux de Philippe I et de S. Louis ont servi pendant leur minorité et dès la première année de leur règne, il est permis de supposer que le même usage était suivi dans la noblesse quand un enfant de-
SCEAUX. — NOTICES. 389 venait propriétaire d'un fief par héritage ou par donation : Thibaut IV, comte de Champagne, en est un exemple. {Voy. partie IV, chap. vir, S 1.)
LXII. (PI. M, n° 6.) Eupes, sire de Bourbon, fils de Hugues, duc de Bourgogne. Le sire de Bourbon, la tête nue, monté sur un cheval galopant vers la gauche, tient de la main droite une épée, et porte au bras gauche un écu dont les armoiries sont indistinctes. — Pas de contre-sceau. — N. B. Nous
avons fait remonter la date de ce sceau à lan 1249; Eudes n'avait alors que dix-neuf ans, mais il avait épousé l'année précédente Mahaut fille ainée d'Archambaud X, sire de Bourbon. Or, du Cange annonce {(t. VI, p. 490, col.») que le mariage donnait aux nobles mineurs le droit de sceller. (Voyez d'ailleurs l'observation qui termine la notice précédente.)
LXUL. (PI. M, n° 7.) Roserr, duc de Bourgogne. Le duc de Bourgogne, la tête couverte d’un casque fermé, monté sur un cheval lancé au galop, tient de la main droite une épée, et porte, suspendu à son cou, un écu aux premières armes du duché de Bourgogne. (Voyez la Notice XXXVI.) Ces armes se retrouvent sur le caparaçon du cheval. — Pas de contre-sceau.
LXIV. (PI. N, n° 1.) Jean, duc de Bourgogne, comte de Nevers et baron de Donzy. Il est représenté à cheval, tenant une épée de la main droite, et coiffé d’un casque surmonté d'une fleur de lis. Il porte au bras gauche un écu écartelé : au 1 et au 4°, de Bourgogne-Duché moderne, c'est-à-dire semé de France, et brisé d’une bordure; au 2° et au 3°, de Bourgogne-Duché ancien (voyez la Notice XXXVI); au centre est l'écu de Flandre brochant sur le tout. (Le lion de Flandre devrait être armé et lampasst ; mais il est impossible de saisir ces détails.) Dans le champ, à droite et à gauche, une fleur de lis. — N. B. Le titre de comte de Nevers, qui se trouve dans la légende, prouve que ce sceau est antérieur à la mort de Philippe IT, père de Jean-sans-Peur. On suppose que Jean-sans-Peur a commencé à l'employer lorsque son père l’établit comme lieutenant dans les deux Bourgognes, c'est-à-dire vers 1384. Le 16 mars de la même année il avait reçu en donation de son père et de sa mère
le comté de Nevers et la baronnie de Donzy. (Art de vérifier les dates, tome IT, pages b72 et 573.) Le 1°* février 1385, il donna des lettres citées par Dom Plancher (t. IL, p. LXXI); il est donc probable qu'il avait alors un sceau, quoiqu'il fût âgé seulement de treize ou quatorze ans. Enfin, son mariage
avec Marguerite de Bavière, qu'il épousa en 1385, lui donnait le droit d'avoir un sceau. (Voyez les Notices LXI et LXII.)
LXV. (PL N, n°2.) Jran, duc de Bourgogne, comte palatin de Flandre, d'Artois et de Bourgogne, seigneur de Salins et de Malines. Ce sceau, plus grand que le précédent, est sans doute celui que Jean-sans-Peur prit à la mort de son père. Indépendamment de l’écu qui fait partie de l'armure du prince, et qui est le même que sur le sceau précédent, on voit à gauche, dans le champ, deux écussons, l’un aux secondes armes de Bourgogne-Comté (voyez la Notice LVIIT), l'autre aux armes d'Artois (voyez la Notice LX). Ces armes se retrouvent sur le caparaçon du cheval.
LXVI. (PL N, n° 3.) Puripre, duc de Bourgogne, etc. Mêmes titres et même description que pour le sceau précédent. — N. B. Ce sceau a dû être employé par Philippe le Bon jusqu'au mois de mars 1429. (Voyez la notice suivante.) — Le contre-sceau, qui n’est pas représenté ici, porte les trois écussons de la face principale. L'écusson écartelé, qui est au centre, est timbré d’un casque qui a pour cimier une fleur de lis; il est accompagné, à dextre, de l’écusson aux armes d'Artois; le troisième écusson est placé à sénestre, mais plus bas que les deux autres. Ce contre-sceau, qui n'a pas de légende, est entouré d’un cordon de fleurs de lis.
LXVIIL (PL N, n° 4.) Pure, duc de Bourgogne, de Lothier, de Brabant et de Limbourg, comte palatin de Flandre, d'Artois et de Bourgogne, comte de Hainaut, de Hollande, de Zélande et de Namur, marquis du Saint- Empire et seigneur de Frise, de Salins et de Namur. Ce sceau se distingue du précédent : 1° par la légende qui occupe une double circonférence; 2° par lécusson de Brabant {voyez la Notice XXIX), ajouté dans le champ aux écussons d'Artois { voyez la Notice LX) et de Bourgogne-Comté moderne (voyez la Notice LVIII); 3° par les nouvelles armoiries que le duc de Bourgogne porte sur son écu, qui est écartelé, savoir : au 1° et au 4°, de Bourgogne-Duché moderne (voyez la Notice LXIV); au 2°, parti de Bourgogne-Duché ancien (voyez la Notice XXXVI) et de Brabant; au 3°, parti de Bourgogne-Duché ancien et de Luxembourg; sur le tout, de Flandre (voyez la Notice LXIV). On ne peut reconnaître, pour les armes de Brabant et de Luxembourg, qu'un lion qui, pour Luxembourg, devrait être armé, lampassé, couronné, la queue fourchée et passée en sautoir. — N. B. Ce sceau doit dater de 1433, c'est-à-dire de l'année où Jacqueline de Hollande céda ses droits à Philippe le Bon; cession qui fut confirmée par les états de Hainaut, de Hollande, de Zélande et de Frise. Philippe le Bon était devenu duc de Lothier et de Brabant, comme héritier de son cousin Philippe de Brabant, mort le 15 octobre 1429 ou le 4
SCEAUX. — NOTICES. 391 août 1430. D'un autre côté Élisabeth de Gorlitz lui avait cédé, vers 1430, ses droits sur le Luxembourg et le Limbourg. Enfin, il avait acheté en 1421 le marquisat de Namur; mais comme Jean Thierri s'en était réservé l'usufruit, Philippe n’en devint possesseur qu’à la mort de ce seigneur, arrivée le 1* mars 1429. À cette occasion il fit graver un sceau qui se distingue du sceau n° 3 par l'addition d’un troisième écusson et du titre de comte de Namur. — I existe aux Archives du Royaume une empreinte mutilée du sceau n° 4 de la planche N, au revers de laquelle on distingue les traces d'un contre-sceau; mais le champ de ce contre-sceau est entièrement détruit.
LXVIIL. (PI. N, n° 5.) Paire, duc de Bourgogne, etc. Mêmes titres que sur le sceau n° 3 de la même planche. Deux lions soutenant un casque qui a pour cimier une fleur de lis; au bas, un écusson aux mêmes armes que l'écusson principal du sceau n° 3 de la planche N. (Voyez, pour la description de ces armoiries, la Notice LXIV.) — N. B. C'est un sceau secret qui n'a pas de contre-sceau.
LXIX. (PLN, n° 6.) ÉLISABETH (ISABELLE DE PorruGaL), troisième femme de Philippe le Bon, duchesse de Bourgogne, de Lothier, de Brabant et de Limbourg, comtesse de Flandre, d'Artois, de Bourgogne et de Namur. Un ange soutenant un écusson en forme de losange. Cet écusson est parti : on distingue à dextre quelques détails des armes du duc de Bourgogne; à sénestre, les pièces principales des armes de Portugal, c'est-à-dire cinq écussons mis en croix, et des châteaux dans la bordure. —N. B. Ce type doit dater de l'an 1430, puisqu'il est question du Limbourg dans la légende, et que d'un autre côté le titre de duchesse de Hollande n’y est pas exprimé. (Voyez la Notice LXVII.)— Le
contre-sceau, qui n’est pas représenté ici, porte le même écusson , avec cette légende : « Elisabeth duchesse de Bourg. et de Linbour. »
LXX. (PI. O, n° 1.) Maurice, évêque de Paris. Maurice de Sully, la mitre en tête, vêtu des habits épiscopaux,, est assis sur un siège orné de têtes d’animaux, et dont la forme se rapproche de celle des trônes que lon voit sur plusieurs sceaux des rois de France. Il tient sa crosse de la main gauche;
de l’autre, il donne la bénédiction. — Pas de contre-sceau.
LXXI. {PI O, n° 2.) ABpaye DE SAINT-VIcToR DE Paris. Saint Victor tient
( de la main gauche un bouclier long, et de la main droite, une épée nue. Ce sceau remonte sans doute au temps où fut nommé le premier abbé de Saint-
Victor. L'acte le plus ancien auquel nous l'ayons trouvé suspendu ne porte pas de date; mais comme il fut approuvé ct scellé par Thibaut, évêque de Paris, il est compris entre les années 1143 et 1157.— Dans le courant du xmm° siècle, en 1275 au plus tard, on ajouta au sceau qui vient d'être décrit un contre-sceau dont le champ est occupé par l'inscription suivante : GONTRA- SIGILL. SGr. Vrronr. PAR. (contrasigillum sanctt Victoris Paristensis). Ce contre-sceau n'existait pas en 1235.
LXXIT. (PI. O, n° 3.) Agsave DE Sarnr-GErRMAIN DE Paris. Saint Germain, évêque de Paris, debout, la mitre en tête, tient sa crosse d’une main, et de autre, donne la bénédiction. — En 1248 on ajouta au sceau qui vient d'être décrit un contre-sceau portant pour inscription : F CoNrRas. s. Gm. Ano. D\r. MGGxLVIIT (contrasiqillum sancti Germant anno Domini 1248). Les chiffres romains occupent le champ du contre-sceau.
LXXIIT. (PI. O, n° 4.) Guizraume D'Auvercne, évêque de Paris. Même description que pour le sceau précédent. — Le contre-sceau, qui n'est pas représenté ici, porte pour légende : Ÿ ave Marta GracrA PLENA. Dans le champ, on voit la Vierge et l'Enfant Jésus nimbés.
LXXIV. (PL O, n° 5.) Gurnraume DE GARLANDE. Un écusson parti : à dextre, semé de France; à sénestre, portant deux fasces. — Sur le contre-sceau, qui n'est pas représenté ici, on voit un oiseau et une légende dont les dernières lettres sont effacées : + s. GvizLErMI DE Gr...
LXXV. (PL O, n° 6.) On voit, d'un côté, le buste de Louis XII sur un champ semé de fleurs de lis sans nombre; de l’autre, le vaisseau de la ville de Paris, voguant et voilé, au chef semé de France. — N. B. L'épithète de divus et le sens des légendes annoncent une médaille frappée à l'occasion de la mort de Louis XIT. L'original en argent est déposé au cabinet des médailles de la Bibliothèque du Roï; si c'était une bulle, on devrait y trouver trace des attaches qui auraient servi à la suspendre.
LXXVL. (PL O, n° 7.) Marcnanps DE L'Eau DE Paris. Le vaisseau de la ville de Paris. — N. B. Ce sceau était celui de la commune; les mots mercatorum
aquæ doivent s'entendre des marchands faisant le commerce par eau, c'est-àdire de la réunion des bourgeois les plus influents. Félibien a publié un sceau du même genre que celui-ci, et que différents auteurs font remonter au règne
SCEAUX. — NOTICES. 393 de S. Louis. On doit le regarder comme postérieur à celui-ci, parce que la légende est en français, que la nef est plus ornée et que le champ est semé de fleurs de lis. — Pas de contre-sceau.
LXXVIL. (PI O, n° 8.) Prévôré pe Paris. Dans le centre, une fleur de lis épanouie; d'un côté, la représentation du Châtelet; de l’autre, un écu parti : à dextre , aux armes de Navarre (voyez la Notice XXXI); à sénestre, aux armes de Champagne (voyez la Notice CXIIT).—N. B. Le sceau de la Prévôté ou du Chätelet de Paris a été souvent modifié, sinon dans son ensemble, du moins dans quelques détails accessoires. On trouve sous Philippe II la représentation du Châtelet; mais l’écusson n'existe pas, et la fleur de lis n'est pas épanouie; enfin, dans la légende, il y a sigill au lieu de sigillu pour l'abréviation du mot sigillum. Sous Philippe IV, la légende reste la même; mais l'écusson parti est ajouté à gauche de la fleur de lis, qui est épanouie. Le même sceau servait encore en 1309, et c'est probablement à l’avénement de Louis X qu'on aura fait graver celui-ci, en ajoutant un u à l'abréviation du mot sigillum. En 1334, l'écusson était parti aux armes de France et de Champagne; cet écusson, qu'on retrouve en 1409, a dû remplacer le précédent à l'avénement de Philippe de Valois, qui n'avait plus le titre de roi de Navarre. — Le contre-sceau de la Prévôté de Paris représentait en 1334 l'écusson de France entouré de cette légende : Ÿ gras. Prorrvre. Pars. (contrasigillum prepositure Parisiensis ). En 1389, on trouve pREPosITVRE PARISIEN. au lieu de pporTvRE Pars. Ces modifications ne sont pas les seules que ce type ait subies; mais il serait trop long de les signaler ici.
LXXVIIT. (PI. O, n° 9.) Maîrres De La Facurré De Tuforo@rr. Le Christ assis et nimbé; à sa droite, un ange tenant d'une main la lance, et de l'autre, les trois clous; à sa gauche, un autre ange soutenant la croix de la main droite, et tenant la couronne d’épines dans la main gauche; aux quatre coins, les symboles des quatre évangélistes, savoir : en haut, l'ange et l'aigle; en bas, le lion et le bœuf aïlés; sous les pieds du Christ, une ville. — N. B. La légende est trop altérée pour qu'on puisse en fixer l'âge; mais il est constaté que la Faculté de Théologie avait dès 1221 un sceau qui fut apposé à un acte de
l'Université. — Pas de contre-sceau.
LXXIX. (PI. O, n° 10.) Maîrres DE LA FACULTÉ DE MÉDEGINE. Une femme assise, tenant d’une main un livre, et de l’autre, un bouquet de plantes; à ses côtés, des étudiants.—N. B. La Faculté de Médecine n’a eu de sceau qu'à partir
Il. 5o
de l'an 1274.—Sur le contre-sceau, qui n'est pas représenté ici, on voit Hip- 7 a MPa P P
pocrate assis et enseignant. La légende est ainst conçue : + SECRET. (secretum)
GLORIOSISSIMI Ÿ POCRATIS.
LXXX. (PI. O, n° 11.) Narion AnGLaise {Faculté des Arts). Le haut de l'empreinte est brisé; mais on y distingue deux personnages assis. Au second plan, deux saintes debout sous des arceaux gothiques; les attributs de la première sont indistincts; la seconde, qui est S“ Catherine, tient d’une main un glaive; de l'autre, la roue, instrument de son martyre. Au troisième plan, S. Martin, à cheval, partageant son manteau avec un pauvre; en bas, un professeur instruisant des écoliers. —N. B. Dès 1376, il avait été question de remplacer dans la Faculté des arts la nation d'Angleterre par la nation d'Allemagne ; mais ce n'est qu'à partir de 1431 que l’on rencontre dans les actes le nom de la nation d'Allemagne. Ce changement ne fut définitivement adopté qu'après l'entrée de Charles VIT à Paris. — Sur le contre-sceau, qui n’est pas représenté ici, on voit un professeur debout. La légende est en minuscule gothique et ainsi conçue: «Ts. receptor. nacois. Anglicane Par. » ( sigillum receptoris nacionis Anglicane Paristus ).
LXXXI. (PL. O, n° 12.) Facurré pes Arts DE Paris. La Sainte Vierge assise, couronnée et nimbée, tenant une branche de lis dans la main droite, soutient de l'autre main l'Enfant Jésus. Près d'elle, les écussons des quatre nations composant la Faculté des Arts, savoir : à sa droite, 1° l'écusson de France; 2° l'écusson de Normandie, portant deux léopards; à sa gauche, 1° l'écusson de Picardie (écartelé au 1° de France, au 3° portant un lion, au 2° et au 4° portant quatre lions posés deux et deux); 2° l'écusson d'Allemagne portant l'aigle à deux têtes. — N. B. Ce sceau, dont la matrice originale est déposée au Cabinet des Médailles, a été gravé en 1b13, et a servi jusqu'en 1789. La nation d'Angleterre avait été remplacée par la nation d'Allemagne sous le règne de Charles VIT. {Voyez la notice précédente.)
LXXXIL. (PL. P, n° 1.) Grorrroy, abbé de Saint-Magloire de Paris. L'abbé de Saint-Magloire, debout, vêtu des habits sacerdotaux, tient sa crosse de la main droite et un livre de la main gauche. — N. B. Les auteurs de la Gallia Christina ne mentionnent cet abbé qu'à partir de 1263.
LXXXIIL. (PL. P, n° 2.) Henserr, abbé de Sainte-Geneviève de Paris. Il est
représenté debout, la tête tonsurée, vêtu des habits sacerdotaux, tenant sa
SCEAUX. — NOTICES. i 395
crosse de la main droite et un livre de la main gauche.
Sur le contre-sceau, qui n'a pas été reproduit, on voit deux têtes qui sont probablement celles de Se Geneviève et de S. Pierre, premier patron de l'abbaye. Il n'y a pas de légende.
LXXXIV. (PL. P,n° 3.) Cuaprrre DE SAINTE-Mante DE Paris. La Sainte Vierge assise, couronnée et nimbée, tient un sceptre de la main droite. — La date de MCCXXIT occupe le champ du contre-sceau. En dessous, on voit un soleil. — N. B. Le chapitre de Notre-Dame de Paris se servait en 1196 d'un autre sceau représentant aussi la Sainte Vierge, et portant pour légende : + con- GREGATIO sCÆ. (sanctæ) Marrx Panrisiensts. Ce sceau, qui n'avait pas de contresceau, fut remplacé ensuite par un type gravé en 1216 (Sect. Hist. J. 365),
sur lequel on lit, d'un côté : + conGnEGarro saNGTE Marie PARISIENSIS; de l’autre: Ts. RENOvATV. (sigillum renovatum) ANNo GRe. (gratie) mcc° xvr°. Le champ du contre-sceau est occupé par le monogramme des mots Ave Maria.
LXXXV. (PL P, n° 4.) Amgaye DE SarnT-Denys DE Paris. S. Denys, assis, la tête tonsurée, vêtu des habits épiscopaux, soutient sa crosse et donne la bénédiction de la main droite; sa main gauche est appuyée sur un livre. — N. B. Les Bénédictins disent qu'en 1114 le sceau d'Adam, abbé de Saint-Denys, représentait, comme celui-ci, le ütulaire de cette grande abbaye.
Le sceau qui avait été appliqué sur le diplôme de 1114 est aujourd'hui complétement détruit; mais, à en juger par les traces qui subsistent sur le parchemin, il devait être le même que celui qui est représenté ici, et que nous avons trouvé suspendu à différents actes du xn° siècle, notamment à une charte de l'an 1158 (L. 1400), puis à un titre dont la date est comprise entre les années 1151 et 1169. La forme des caractères de l'inscription ; permet de faire remonter ce sceau au commencement du xi° siècle. En 1196, il était encore employé sans contre-sceau; en 1210, il porte au revers l'image des deux compagnons de S. Denys, avec cette inscription en majuscule gothique : + Rysricr gr ELevrnenir. Le sceau et le contre-sceau servaient encore au xy‘ siècle.
LXXXVL (PL P, n° 5.) Grron pe VERSAILLES. Un écu portant sept besants posés trois, trois et un, au chef chargé de trois losanges.
LXXXVIL. (PI. P, n° 6.) BazraGE DE VERMANDOIS. Une fleur de lis occupe le champ du sceau; au contre-sceau, est un écusson sur lequel on distingue
‘ bo.
quatre pals, peut-être surmontés d’un chef. D'après les traités de blason cet écusson devrait être échiqueté, au chef de France. — N. B. Le sceau du Bailliage de Vermandois était encore le même en 1288; mais, en 1294, on en trouve un complétement différent. La face principale représente un édifice gothique au centre duquel se trouve un écusson portant six fleurs de lis; au revers, on voit trois fleurs de lis encadrées dans une rosace à trois arcs.
LXXXVIIL. (PI. P, n° 7.) Rocer, évêque de Laon. Roger de Rosoy debout, tient sa crosse de la main gauche, et donne la bénédiction de la main droite. —En 1177, ce sceau a été employé sans contre-sceau; en 1185, il portait au revers l'empreinte d’une pierre antique, avec cette légende: + secrerv. R. Lavn. gr. (secretum Rogeri Laudunensis episcopi). — N. B. Roger de Rosoy, élu l'an 1174, ne fut consacré que l'année suivante.
LXXXIX. {PI P, n° 8.) ABpaye DE Saint-Jean DE Laon. Buste de S. Jean nimbé. — N. B. En 1282 cette abbaye avait un sccau tout à fait différent. On voit dans le champ l’ancienne patronne de la communauté, qui était dans l’origine sous l’invocation de la Sainte Vierge, et un autre personnage qui représente sans doute S. Jean, puisque l'on voit au contre-sceau la tête du saint précurseur dans un bassin. C’est en 1128 que l'abbaye de Saint- Jean de Laon devint une communauté d'hommes. — Le sceau représenté ici avait un contre-sceau sur lequel était reproduit, avec quelques différences de détail, le sujet de l'ancien contre-sceau ; il portait pour légende : + capvr louis. IN Disco (caput Iohannis in disco).
MCAIAL RE 9.) Prizrerr, évêque de Beauvais. Philippe de Dreux, debout, la mitre en tête, tient sa crosse d’une main, et de l'autre donne la bénédiction. — Sur le contre-sceau, qui n'a pas été reproduit, on voit l’empreinte d'une pierre antique, représentant un homme à cheval. — NW. B. Philippe de Dreux, élu en 1175, ne fut consacré qu'en 1180.
AGADIR ENS 10.) Couvenr pe Sainr-Jusr (diocèse de Beauvais). Le saint est agenouillé, les mains jointes; un bras armé d'une épée tranche sa tête, déjà ceinte de l’auréole des martyrs.
XOTEA PIRE 1.) Commune De Brauvars. Le sceau représente une vue de la ville de Beauvais; en dessus, on lit le mot Civrras.—Pas de contre-sceau. — N.B. En 118», Philippe-Auguste confirma les priviléges que son père etses
SCEAUX. —NOTICES. 397 prédécesseurs avaient accordés à la ville de Beauvais. Cette confirmation fut ratifiée en 1224, par Louis VIII (HER, ). Le sceau de Beauvais peut donc remonter au commencement du xn° siècle.
XCIII. (PI. P, n° 12.) Gurcraume, évêque de Senlis. Guillaume de Béronne, debout, la mitre en tête, tient sa crosse d’une main, et de l’autre donne la bénédiction. Dans le champ, deux fleurs de lis.—Le contre-sceau, qui n'a pas été reproduit, porte pour légende : + grras. G.Ep1. Sizvan. (contrasigillum Guillelmi episcopi Silvanectensis). Dans le champ, on voit la main de l'évêque tenant une crosse placée entre deux fleurs de lis.
XCIV. (PI P, n° 13.) Jan De Sampi, bailli de Senlis. Dans un médaillon, entouré d’une rosace, le buste d’un roi de France couronné, et tenant le sceptre de la main droite. — Pas de contre-sceau.
XCV. (PI. P, n° 14.) Commuxe ne Sens. Le maire de Senlis est représenté debout, le casque en tête, portant un bouclier suspendu à son cou, une
épée nue dans la main droite. — Sur le contre-sceau, qui n’est pas représenté ici, on voit une S suivie d'un monogramme fort confus. — N. B. En 1200,
Philippe-Auguste accorda aux habitants de Villeneuve en Beauvaisis les droits de commune dont jouissaient les habitants de Senlis. (Ordonn. des rois de
France, t. XI, p. 278.)
XCVI. (PL. P, n° 15.) Mame er Jurés DE Noyon. Le maire de Noyon, debout derrière des remparts, tient une épée d'une main, et de l’autre, une bannière échancrée. — Le contre-sceau, qui n'est pas représenté ici, porte pour légende : Ÿ secr. comm. Noviom. (secretum communiæ Noviomensis). I est plus récent que le sceau. — N. B. En 1181, Philippe-Auguste confirma les droits de commune accordés par son aïeul Louis VI aux habitants de Noyon, (Ordonn. des rois de France, t. XL, p. 224).
XCVIL. (PI. Q, n° 1.) Jean, abbé de Saint-Sauve de Montreuil. Il est représenté debout, la tête tonsurée, tenant sa crosse de la main droite et un livre de la main gauche; dans le champ, d'un côté, deux fleurs de lis et le soleil ; de l'autre, deux fleurs de lis et le croissant.
Le contre-sceau, qui n’est pas représenté ici, porte pour légende : + siGizivm sECREnT. On voit, dans la partie inférieure du champ, la mer et un poisson; un peu plus haut, une cloche; puis une fleur de lis, placée entre le soleil et la lune.
XCVIIL. (PI. Q, n° 2.) Excuerran», évêque de Thérouanne. Enguerrand de Créquy, debout, la mitre en tête, tient sa crosse d'une main, et de l'autre donne la bénédiction. Dans le champ, à sa droite, un créquier, armoiries parlantes de la maison de Créquy ; à sa gauche, un écu en losange portant une fasce retraite mouvante du flanc sénestre, et abaissée sous une pièce qui pourrait être un chapeau d'évêque. Marguerite de Saint-Omer, aïeule d'Enguerrand de Créquy, portait, selon les traités de blason, d'azur à la fasce d'or. — Le contre-sceau qui n'a pas été reproduit, porte pour légende : + conrras. Epr. MoRINEN. (contrasigtllum episcopt Morinensis). Dans le champ, on voit deux crosses placées en pal entre les branches d’un créquier.
XCIX. (PI. Q, n° 3.) Guicraume DE Fiennes, chevalier. Il est coïffé d’un casque fermé, et tient une épée de la main droite. Un écu sur lequel on voit trois lions, posés deux et un, est suspendu à son cou. Le cheval, lancé au galop, est couvert d’un caparaçon aux mêmes armes et porte sur la tête un ornement en forme d’éventail. — N. B. On peut considérer ce sceau comme étant celui de Guillaume IT de Fiennes ou Fienles. La maison de Fiennes, d’après les traités de blason, devrait avoir un seul lion au lieu de trois; mais on sait que les armoiries variaient souvent au xmr° siècle.
C. (PI. Q. n° 4.) Cowserz pu comté D'Arrois. Un écusson aux armes du comté d'Artois. {Voyez la Notice LX.)— N. B. Ce sceau doit remonter à l'an 1238, date des lettres par lesquelles l'Artois fut érigé en comté.
CL (PL Q, n° 5.) Maire er Écmevins DE Hesnin. Le maire de Hesdin, monté sur un cheval au galop, tient une massue de la main droite. — Pas de contresceau.
CIL. (PL. Q, n° 6.) Commune pe Samr-Omer. Six échevins assis sur un banc; dans le fond, vue de l'hôtel de ville. — Au contre-sceau, S. Omer, debout, la mitre en tête, tient sa crosse d’une main, et de l’autre donne la bénédiction; dans le champ, quatre fleurs de lis. —N. B. En 1199, la commune de Saint- Omer avait un autre sceau qui fut sans doute remplacé par celui-ci en 1211, lorsque cette ville fut réunie à la France, en vertu du traité conclu avec Jeanne, comtesse de Flandre. La même année, Louis, fils aîné de Philippe-
Auguste, confirma les bourgeois de Saint-Omer dans les priviléges qui leur avaient été accordés par Philippe d'Alsace. { Trés. des Ch. Reg. LXI, f° 93.) Le sceau qui servait en 1199 représentait aussi, d'un côté, le maire et les éche-
SCEAUX. — NOTICES-: 399 vins; de l’autre, saint Omer debout. Voici ce qu'il est possible de lire sur une empreinte fort confuse, déposée aux Archives du Royaume (J. 627) : Ÿ ser. COMMYNIONI... MINORUM (sigtllum communionis dominorum) SANCTI AVDMARI — HEC EST FIGVRA sANCTI Avpomart. Le titre de dominus était quelquefois donné à des échevins. (Voy. pu Cancer, €. Il, p. 1617.)
CIIL. (PI. Q, n° 7.) Cuaprrre DE SainT-Pauz DE Merz. Saint Paul, debout
et nimbé, tenant une banderole. — N. B. Quoique la cathédrale de Metz soit : . he , 5
sous l'invocation de S. Étienne, ce sceau est celui du chapitre de cette our Ù . SUN METRE , église. En effet, on lit dans D. Calmet que la manse de l'évêque était désignée sous le nom de ban de S. Étienne, et celle des chanoines, sous le nom de ban de S. Paul; il ajoute que, de son temps encore, l'image de S. Paul
était représentée sur le sceau du chapitre. Le contre-sceau n’a pas été reproduit; on y voit la main qui bénit, brochant sur une croix cantonnée de douze besants. La légende, qui est fort confuse, devait être ainsi conçue :
S. MANVS DOCTORIS GENCIVM.
CMS BE CO) n° 8.) Conran, évêque de Metz. Saint Étienne, patron de la cathédrale de Metz, debout et nimbé, tient un livre d'une main, et de l'autre, la palme des martyrs. Dans le bas, l'évêque à mi-corps, tenant la crosse, et placé entre deux écussons écartelés. Les armoiries du deuxième et du troisième quartier sont indistinctes; sur le premier et le quatrième on voit un lion. — Pas de contre-sceau.
CV. (PI. Q, n° 9.) Anémar, évêque de Metz. Adémar de Monteil, assis, la mitre en tête, tient sa crosse d'une main, et de l'autre donne la bénédiction. A droite, à gauche et en bas, on voit des écussons : celui qui est placé à la gauche de l'évêque est moins confus que les autres; on y distingue trois croix vidées, cléchées et pommetées. — Pas de contre-sceau.
CMIA(PIAO nono?) Gogenr/, seigneur d'Aspremont, chevalier. Le seigneur d'Aspremont, tenant une épée de la main droite, et portant un bouclier au bras gauche, est monté sur un cheval au galop. Son casque est orné de lambrequins, et d'un cimier en forme d'éventail. La croix qui entrait dans
1 Gobert V, seigneur d’Aspremont, étaitfils de mai1322. (J. 914, olim 855.) Il résulte de son Geoffroi II auquel il succéda , sinon en 1301, du épitaphe, citée textuellement par D. Calmet moins dans les premières années du xiv° siècle. Il (t. Il, p. 503, n. u), qu'il est mort le 10 décemest fait mention de Gobert V dans un acte du22 bre 1325.
La
NU
ses armoiries paraît sur son écu, sur sa tunique et sur le caparaçon du cheval.
CVIL. (PL. Q, n° 11.) Commune DE Tour. S. Étienne, patron de Toul, agenouillé et nimbé; en face de lui, un homme tenant des pierres dans son manteau, et sapprêtant à le lapider; dans le champ, des étoiles. — Sur le contre-sceau, qui nest pas reproduit ici, on voit un bâtiment, et pour légende : * cECRErVM (secretum). — N. B. L'an 1300, les habitants de Toul se placèrent sous la protection de Philippe IV, en déclarant qu'ils avaient toujours été de franche condition. (Ordonn. des rois de France, t. XI, p- 393.)
QGMITIPA PEAR Ene 1.) Épouarn Le Conresseur. Il est représenté avec des moustaches et de la barbe, assis sur son trône, tenant de la main gauche une épée, et de la droite, un sceptre surmonté d’un oiseau. Sur la seconde face du même sceau, on le voit tenant un globe au lieu d’une épée; son sceptre est surmonté d'un ornement assez semblable à une fleur de lis. — N. B. Il est impossible de reconnaître quelle est celle de ces deux faces qui doit être considérée comme la principale.
CIX. (PI. R, n° 2.) GuiLaumEe LE Conquéranr. Il est représenté à cheval, portant un écu au bras gauche, et tenant de la main droite une lance ornée d'une bannière.—Au contre-sceau, il est assis sur son trône, la tête couronnée, tenant une épée de la main droite, et de l'autre, un globe surmonté d'une croix. —N. B. Quoique la face principale d’un sceau royal soit ordinairement celle où un roi est représenté assis sur son trône, les Bénédictins font remarquer avec raison qu'il ne peut pas en être ainsi pour ce type, dont la légende commence sur le côté où Guillaume est représenté à cheval, et se termine sur celui où on le voit assis et couronné.
CX. (PL. R, n° 3.) Henni I". Ce type est à peu près semblable à celui qui précède; mais on doit considérer comme la face principale celle où le roi est représenté assis sur son trône. — NV. B. Sur la face comme sur le revers de ce sceau, la légende ne donne à Henri I* que le titre de roi des Anglais; mais, à partir de 1106, lorsque ce prince eut dépouillé Robert, son frère aîné, du duché de Normandie, il employa un autre sceau dont le revers porte pour légende : + Hexmicvs Der GRATIA Dyx NORMANNORVM.
CXI. (PL. S, n° 1.) Épouarp [* ou IV. Le roi, la tête couronnée, tenant un sceptre de la main droite, et de l’autre, un globe surmonté d’une croix, est assis
SCEAUX. — NOTICES. AO sur un trône sculpté dont le siége est garni d'un coussin. Ses pieds reposent sur deux lions. Deux autres lions sont à droite et à gauche du trône. — Au contre-sceau, le roi, monié sur un cheval lancé au galop, la tête couverte d’un casque fermé et couronné, tient de la main droite une épée, et porte suspendu à son cou un écu aux armes d'Angleterre, qui sont trois léopards. Le caparaçon du cheval est aux mêmes armes que l'écu. — N. B. Avant le commencement de son règne, Édouard 1* employa un autre sceau dont nous avons parlé dans le chapitre VIT de la quatrième partie.
CXII. (PI. S, n° 2.) Épouarp II ou V. Ce sceau est évidemment le même que le précédent. On a seulement ajouté dans la partie du champ qui était libre deux châteaux composant les armes de Castille, qu'Édouard IT tenait du chef de sa mère Éléonore.
CXIIL. (PL. S, n° 3.) IsaBezLe DE FRANCE, femme d'Édouard II. (Contre-sceau.) Un écusson écartelé : au 1°, d'Angleterre (voyez la Notice CXI); au 2°, semé de France; au 3°, de Navarre (voyez la Notice XXXI); au 4°, de Champagne, c'est-à-dire portant une bande accompagnée de quatre cotices , deux de chaque côté, potencées et contre-potencées. — La face du sceau, dont il n'existe aux Archives du Royaume qu'une empreinte mutilée, représente la reine, debout, tenant un sceptre de la main droite, et la main gauche ramenée sur la
poitrine. On voit dans le champ, d’un côté, un écusson aux armes d'Angleterre, de l'autre, un écusson parti: à dextre, semé de France ; à sénestre, aux armes de Navarre. La légende est détruite.
CXIV. (PL S, n° 4.) ÉnouarD (depuis Édouard IT), fs aîné du roi d’Angleterre, duc d'Aquitaine, comte de Chester, de Ponthieu et de Montreuil. Édouard, la tête couverte d’un casque fermé, tient de la main droite une épée enchaïnée à son armure, et porte au bras gauche l’écu d'Angleterre, brisé d'un lambel de cinq pendants brochant sur le premier léopard. Ces armes se retrouvent sur le caparaçon du cheval. — N. B. Ce sceau doit dater de l'année 1325; en.effet, c'est alors qu'Édouard Il fit donation à son fils du duché de Guyenne et du comté de Ponthieu. — Sur le contre-sceau, on voit un écusson aux mêmes armes que l’écu du prince et le caparaçon du cheval. Le commencement et la fin de la légende sont fort difficiles à déchiffrer sur la face comme sur le revers, parce que le déplacement du type a produit deux empreintes qui se confondent entre elles. Les arceaux de la rosace qui entoure le champ sont terminés par des fleurs de lis.
Il. 51
CXV. (PLT, n° 1 et 2.) Henri IV. Il est représenté assis sur son trône, la tête couronnée, tenant un sceptre de la main droite, et de la gauche, un globe surmonté d'une croix. Le marchepied du trône est à trois faces; sur chacune de ces faces on voit un écusson : le premier porte un lion; les armoiries des deux autres sont trop confuses pour être décrites. Le trône est surmonté d'une arcade gothique renfermant trois niches: dans celle du milieu, on voit la S* Vierge tenant l'Enfant Jésus; les deux autres sont occupées par des figures qu'il est difficile de reconnaître; toutefois on distingue dans l'une un roi couronné, et dans l'autre un martyr tenant une palme. A la droite du trône et à la hauteur de la tête du roi, l'archange S. Michel; pour pendant, à gauche du roi, S. Georges. Au-dessous de S. Michel et de S. Georges, S. Édouard et S. Henri ou S. Arthur. À la droite de S. Édouard, un chevalier soutenant un pennon écartelé (au 1° etau 4°, d'Angleterre; au 2° et au 3°, de France); de l'autre côté, pour pendant, un chevalier soutenant aussi un pennon qui est aux armes d'Angleterre seulement. Au-dessus de chacun de ces chevaliers, un an ge tenant un écusson, l'un aux armes de S. Édouard (une croix florencée, cantonnée de quatre merlettes, et accompagnée d'une cinquième merlette en pointe), l'autre aux trois couronnes d'Angleterre, de France et d'Irlande. Aux extrémités latérales du sceau, les symboles des quatre évangélistes, savoir : à la droite du roi, l'aigle et le lion ailé; à sa gauche, l'ange et le bœuf ailé.
Au contre-sceau , Henri IV, monté surun cheval au galop, et coiffé d’un casque fermé qui a pour cimier un lion, tient de la main droite une épée enchaïnée à son armure, et porte au bras gauche un écu écartelé aux armes de France et d'Angleterre; ici les armes de France sont aux pièces nobles, c'est-à-dire au 1° et au 4°. Les mêmes armes paraissent aussi, mais confusément, sur, le caparaçon du cheval; les fleurs de lis y occupent le deuxième et le troisième quartier. La tête du cheval est surmontée d'un lion.—N. B. Dès 1408, au plus tard, Henri IV avaitemployé ce type, que son fils adopta pendant les premières années de son règne. Depuis le 21 mai 1420, date du traité de Troyes, Henri V prit, selon les Bénédictins, un autre sceau beaucoup moins orné, et sur lequel il s'intitulait rex Angle, heres Francie, etc. Le sceau dont Henri IV s'était servi au commencement de son règne était aussi moins orné ; les termes de la légende suffisent d’ailleurs pour le faire reconnaître : Henricus Dei gracia rex Francie et Anglie et dns. ({dominus) Hibernie. La gravure de ce type remonte à l'an 1360 : Édouard II s'en était servi pour sceller tous les actes relatifs à la paix de Brétigny ; après lui, Richard II l'adopta en faisant entrer dans la légende le titre de roi de France ; Henri IV substitua ensuite son nom à celui de Richard; enfin c'est avec le même type que Henri V scella, en 1420, le traité de Troyes. L'empreinte qui
existe au bas de ce traité (J. 646) est tellement mutilée qu'il est impossible d'en connaître la légende; mais tout fait présumer que c'est là le sceau sur lequel on lisait les mots heres Francie qui se trouvent en effet dans la suscription de l'acte.
CXVI. (PI. U, n° 1.) Nicoras I. Dans le centre, un ornement en forme d'étoile, enfermé dans un cercle autour duquel est la légende. — Au revers, le champ est occupé par la lésende, qui est surmontée d’une croix. — N. B. Les bulles de plomb de la plupart des papes antérieurs à Nicolas I“ sont à peu près disposées de la même manière, c'est-à-dire qu'on trouve sur le premier côté le nom du pape au géniuf, et sur le revers le mot pape.
CXVIL. (PI U, n° 2.) Pascaz Il. Sur le premier côté, le champ est occupé par la légende, qui est précédée d'une croix. — Au revers, on voit au-dessous d'une légende les têtes de S. Pierre et de S. Paul, entourées d’un nimbe grossiérement figuré par des points, et séparées par une croix.
CXVIIL. (PL U, n° 3, 4, 5,6 et 7.) Eucène III, Inwocenr Ill, AzexanDRE IV, Grécoine X et Hononus IV. Ces bulles, sauf quelque différence dans les dimensions, présentent toutes le même aspect. — Le revers, qui n'a pas été gravé, porte la même inscription et les mêmes images que celui des bulles reproduites sous les n° 2 et 8 de la même planche.
CXIX. (PI. U,n° 8.) Bonrrace VIII. Sur le premier côté, on voit une légende disposée de la même manière que dans les cinq bulles précédentes. — Au revers, on retrouve la même inscription et les mêmes images que sur la bulle de Pascal Il; mais le travail est extrêmement grossier. Cette empreinte peut être considérée comme le type à peu près exact du revers des bulles de plomb que l’on rencontre jusqu’au pontificat de Pie IT inclusivement.
CXX. (PI. U, n° 9.) Scrau Du PAPE DANS LE GOMTÉ VENAIssiN. On voit sur le premier côté la tête du pape, et au revers, les clefs de l'église romaine passées en sautoir.— N. B. L'auteur de l'Histoire de Dauphiné , M. de Valbonnais, cité par les Bénédictins (tom. IV, p. 313), donne ce sceau comme celui de Clément V, et annonce l'avoir vu attaché à un acte de 1305. Nous n’en avons pas vu d'empreinte originale, mais tout fait présumer que c'est une bulle de plomb. Ge type, comme le prouve la légende, servait exclusivement pour les affaires du comte Venaissin; Clément V et les autres papes d'Avignon em-
ployaient, comme souverains pontifes, une bulle de plomb semblable à celles qui viennent d'être décrites.
CXXI. (PI U, n° 10, 11, 12 et 13.) Grécotre XI, Martin V, Eucëne IV et Pre II. La majuscule gothique, qui paraît pour la dernière fois sur la bulle de Martin V, est remplacée sur celle d'Eugène IV par la capitale romaine renouvelée. Ces légendes sont disposées d’ailleurs comme sur les bulles du xmf° siècle. — Le revers, qui n'est pas représenté, est à peu près semblable à celui de la
bulle de Boniface VIIT. (Voyez la Notice CXIX.)
CXXIL. (PI. U, n° 14.) Pauz IL. Il est représenté assis sur son trône et revêtu des habits pontificaux; en face de lui, on voit un cardinal et des prêtres agenouillés; derrière son siége, est un cardinal assis. — Au revers, S. Paul, assis et nimbé, tient une épée de la main droite; en face de lui, S. Pierre, assis et nimbé, tient une clef de la main droite et un livre de la main gauche. Entre les deux apôtres, on.voit dans le haut une légende disposée verticalement, et dans le bas, une croix.
CXXIIT. (PI. U, n° 15.) Sixre IV. (Revers.) Les têtes de S. Pierre et de S. Paul nimbées, entourées par des points, et séparées par une croix; dans le haut, une légende verticale. — La face principale de cette bulle, qui n’est pas représentée ici, porte une légende disposée comme sur les bulles des prédécesseurs de Paul II.
CXXIV. (PI U, n° 16.) Jures Il. (Revers.) Même description qu’à l'article précédent; mais on remarque en outre au-dessous de la croix des glands destinés à rappeler le chêne qui formait les armoiries de la maison de la Rovère, à laquelle appartenait Jules II.
CXXV. (PI. U, n° 17.) Léon X. Une légende accompagnée de tourteaux, qui sont les armes des Médicis.
Au revers, on retrouve la même disposition qu'au n° 1); mais on remarque en outre, au-dessous de la croix, les armes des Médicis. ( Voyez, pour la disposition des tourteaux, la Notice suivante.)
CXXVL. (PI U, n° 18.) CLémenr VII. (Revers.) Ce type est à peu près semblable à celui qu'avait adopté Sixte IV (voy. n° 15); mais l'inscription nest pas verticale, et lon remarque au-dessous de la croix un écusson aux armes des Médicis, c'est-à-dire à six tourteaux posés trois, deux et
SCEAUX. — NOTICES. L05 un. D'après les traités de blason, il devrait y avoir cinq tourteaux posés deux, deux et un, et surmontés en chef d’un tourteau chargé de trois fleurs de lis. Ce dernier tourteau est une concession faite par Louis XII à Pierre de Médicis, deuxième du nom. Cette disposition des tourteaux est à peu près observée sur le revers de la bulle de Léon X; mais comme ils ne sont point placés dans un écu , on peut croire que c’est un arrangement purement accidentel, d'autant
plus qu'il n'a pas été reproduit sur la bulle de Clément VII. CXXVIL. (PI U, n° 19.) Pau IL. Dans le haut, six fleurs de lis posées trois,
deux et une:ce sont les armes des Farnèses. Au-dessous, une légende dont chaque mot est précédé et suivi d'une fleur de lis.