‹ Éléments de paléographie (volume 2)Chapitre 63 sur 283 · PARTIE IV.— CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

PARTIE IV.— CHAPITRE VII

sceaux, mais il est placé dans la main gauche, selon l'usage ordinaire. Sur un quatrième sceau, l'empereur tient une fleur de lis au lieu de globe; ce type porte pour légende:+ Cavonravs Di. Graria Rex. Une de ses bulles de plomb le représente debout avec son fils. Dans le champ du sceau, entre les deux figures, on lit: Heinriovs rex; et sur le cercle : CHvonrapvs D. &. Romano. 1M. AVG. Au revers, au-dessus d’une ville, on lit : avrea Row; et dans le cercle: Roma caput mundi reqit orbis frena rotundi. Une autre bulle représente d'un côté le père et de l’autre le fils, avec cette légende : HE1NRICVS SPES IMPERII. On à un grand nombre de sceaux de Henri III, presque tous différents les uns des autres; deux surtout sont remarquables par les légendes suivantes, où il indique son rang parmi les princes qui ont porté le même nom que lui : Henricvs Der craria ur rex Romanonvm; Heiricvs TERGIVS Di. GRA. REx. L'exemple le plus ancien que l'on connaisse de l'emploi d'un sceau secret est fourni par un diplôme de ce prince, accordé à l'église de Sainte-Gertrude de Nivelle. Il existe aux Archives du Royaume (K. 19) un sceau plaqué au bas d'un diplôme daté du vir des calendes de février de l'an 1056: Henri II est représenté assis, portant une couronne fermée en forme de bonnet, tenant de la main droite un globe surmonté d'une croix, et de la gauche un bâton royal qui repose à terre; cette empreinte a trois pouces de diamètre : ? Heinricvs Dr. éra. Romano. impr. avé. Henri IV a employé plusieurs sceaux portant pour inscription : Hetnricvs Di. Gra. Rex; deux de ces types se distinguent par l'aigle qui surmonte le sceptre. Heïneccius attribue à ce prince un sceau métallique rejeté comme suspect par l'abbé de Godwic, qui n’admet sous son règne que les sceaux de cire. Henri V, au contraire, a scellé en cire et en métal. Les légendes : Henriovs Dr. GRA. QVINTVS REX, et Heinricvs Di. ra. Romanorvm 11 IMPER. AVG. !, empêchent de confondre les sceaux de cire de ce prince avec ceux de ses prédécesseurs du même nom. Les Bénédictins révoquent en doute l'authenticité d’un sceau où le mot imperator était, dit-on, suivi de semper auqustus.

Lothaire, élu en 1125, est représenté portant une couronne à laquelle pendent de chaque côté trois bandelettes qui supportent autant de globules. Cet ornement se retrouve sur le sceau impérial. Les légendes de ces deux sceaux renferment le chiffre romain III, qui suit le mot gratia. Le sceau impérial gravé dans le Nouveau Traité de Diplomatique d'après Heineccius à trois pouces de diamètre; on remarque dans la légende une k minuscule et un e gothique. Lothaire a scellé aussi en or et en plomb; Ughelli parle d'un

1 Nous avons expliqué dans la Liste alphabé- sait cinquième du nom comme roi, et quatrième tique des princes souverains pourquoi il se di- comme empereur.

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