PARTIE IV. — CHAPITRE VII. «Le sceau a pour légende
WVENCESLAUS SEGUNDUS DEr GRAGIA REX BOEMIE pux «CRAGOVIE Er SANDOMERIE MARGH10Q. Moravie. La même inscription paraît au «revers où contre-scel qui représente Wenceslas portant de la main gauche «un écu ou bouclier avec une aigle couronnée, et de la droite un étendard «orné de la figure d’un lion. Ce prince est monté sur un cheval superbement ‘caparaçonné et chargé d’armoiries. Nous n’avons point remarqué de figures «équestres sur les sceaux des empereurs allemands, mais il n’est pas rare d'en «rencontrer sur ceux des rois. Heineccius cite un autre sceau en cire blanche, «sur lequel Primislas, roi de Bohême, est représenté sur un cheval et portant «l'étendard et le bouclier avec la figure d’un lion !.
« Les sceaux des rois de Suède approchent encore plus de ceux des empereurs. «Le diplôme que le roi Christophe donna en 1440, pour la réformation des «lois, fut muni de son sceau et de celui du royaume. Sur le premier étaient «l'image du roi et les armes de Danemarck, de Sclavonie et de Bavière, avec «cette inscriplion : SIGILLUM MAyesraTis Carisrorert D. 6. Dacre ScLavorum « GOTTORUMQUE REGIS GOMITIS PALATINI RHENT Er pucis Bavarie. Le second «représentait le roi Eric avec trois couronnes, et revêtu du saqum. L'épi- « graphe était : sancrus Errcus SUEGORUM GOTHORUM REX SIGILLUM REGNI.
«Les sceaux des anciens rois de Danemarck sont de bronze, et s'éloignent «un peu de la forme ordinaire. Celui de Valdemar II, contemporain de «Philippe-Auguste, est rond et sans inscription. Son diamètre est de deux «pouces et demi. D'un côté Valdemar est représenté jeune de visage, en ha- «bits royaux, assis sur un siége ordinaire plutôt que sur un trône, portant «une couronne ouverte avec des ornements semblables à des tours, tenant «un sceptre fleurdelisé dans sa main gauche, et présentant de la droite un «globe surmonté d'une croix. Le revers du sceau présente un bouclier presque
! Jean, roi de Bohême, a aussi employé un sceau équestre, dont une empreinte est suspendue à un acte de 1331 (J. 432). Ce prince, monté sur un cheval au galop, tient de la main droite une épée, et porte au bras gauche un bouclier dont les armoiries sont répétées sur le caparaçon du cheval et sur le contre-sceau; le cimier de son casque est beaucoup plus large que haut : lomanxes Der GRaTIA REx Bone Ac Lvycemvr- GENSIS COMES. Le diamètre de cette empreinte est de trois pouces et demi; celui du contre-sceau n’est guère que de dix-sept lignes. On voit dans le champ un écu brochant sur une aigle, et portant au 1et au {°un lion armé, la queue fourchue
et passée en sautoir ; au 2°et au 3° un lion armé sur un champ burelé de quatorze pièces : Ÿ sEcRe- Tvm loms. REGIS BoemE ET comrris LVGEMBVRGEN. En 1464, Georges Podiebrad employait un sceau de deux pouces et un quart de diamètre, dans le champ duquel on voit cinq écussons. Celui qui se rouve au centre du sceau est plus grand que les autres; il est timbré d’une couronne et porte un lion armé, lampassé, couronné, la queue fourchue et passée en sautoir. Cet écusson principal est accompagné de quatre autres écussons placés en partie dans le champ de l'écu , en partie dans le cercle de l'inscription : « Geor- «gius Dei gracia rex Bohemie et cetera. » (J. 432.)
«triangulaire, chargé de trois lions non couronnés, courant de droite à gau-
«che, avec vingt-quatre cœurs répandus çà et là au-dessus, au-dessous, et «entre les lions. L'écu de quelques-uns des rois suivants est chargé de trois cou- «ronnes. Le sceau d'Abel, fils de Valdemar, tire sur la forme ovale; sa hau- «teur est de trois pouces et demi, et il ne porte point d’inscription.Le roi Abel y «est figuré avec la couronne ouverte et les ornements royaux, assis dans un trône, «tenant de la main droite un sceptre terminé par deux croix, et de la gauche, «le globe ou la pomme royale. Le revers ou contre-scel est l’'écu triangulaire «chargé de trente-deux cœurs avec trois lions couronnés. Le sceau est de «l'an 1251. Christophe [*, qui régna en Danemarck depuis 1252 jusqu'en «1259, scellait ses diplômes avec un sceau rond de trois pouces de diamètre. «On lit au premier côté : +? Cnrisropmorus Der GRaTIA DANORUM SGLAVORUMQUE «REx. Le roi y paraît assis, revêtu du manteau royal attaché au-dessus de «la poitrine, et rejeté derrière pour laisser libre l'exercice des bras, tenant à « l'ordinaire un globe et un sceptre terminé en fleur de lis, et portant sur sa «tête un petit mortier au lieu de couronne. On lit au revers : czypeus Caris- «ToPHORI D. 6. DANORUM SGLAVORUMQUE REGIS. Sur l'écu il y a trois lions cou- «ronnés, et entremêlés de dix cœurs diversement situés. Les sceaux des rois «suivants, jusqu à Valdemar IV, sont à peu près semblables. Éric Manvède est «le premier qui a mis des serpents avec des crêtes de paon, le casque et le «mot secretum dans le sceau royal. Jusqu'en 1330, on écrivait Valdemar par «un V simple; mais les sceaux postérieurs et les monnaies lui ont substitué l'W. « Valdemar IV” se distingue de ses prédécesseurs par les trois sceaux qu’on a «de lui. Le premier a pour légende : + secreru. WazpEmar. Der GRA. pomi- «GELLI Daxor. On y voit un casque au milieu duquel est le crâne d’un mort, «d'où sortent deux serpents et des bandelettes. Il ÿ a au-dessous un écu ou «bouclier posé obliquement et chargé de trois lions couronnés, mais on ny «voit point de cœurs. On rapporte ce sceau à l'an 1340. Le second a pour «inscription : Ÿ GALEA WaLbemart DEI GRATIA DANORUM SGLAVORUMQUE REGIS. «On voit dans le champ un casque, et des serpents ayec des pendants et des «crêtes. Au-dessus du casque, entre les serpents, on lit : AD LEGES TRE ([ferræ). «Ce sceau servait apparemment à sceller les lois du royaume. Le casque est «orné d'une croix blanche. C’est le premier indice que l'on ait de la croix «de Danemarck qui distingue les sceaux des monarques Danois. Le troisième «sceau est triangulaire et à deux faces. Sur la première une grande croix «blanche divise l'écu bordé de petites croix. D'autres croix semblables cremplissent le champ, à l'exception des quatre coins de la croix de
! Ce prince, qui régna de 1340 à 1376, est en général désigné sous le nom de Waldemar II.
PARTIE .IV. = CHAPITRE VIL 151 «Danemarck, où l'on voit écrit en lettres gothiques, que les savants du pays « appellent monacales : Waz-pr-ma-Rus. Les caractères gothiques ne se monctrent point sur les sceaux antérieurs à celui-ci, qui est de l'an 1364. Sa se- «conde face offre les mêmes figures, si ce n’est que le milieu du champ est «occupé par des lignes formant des carrés remplis de roses. Dans un espace «vide on trouve ces mots: GYLDANA LOUG, c'est-à-dire AUREA LEX Où BULLA. Depuis « Valdemar IV, les rois ont fait mettre la croix de Danemarck sur leurs sceaux. «Celui d'Éric de Poméranie porte au premier côté cette inscription en lettres «gothiques : s. Enicr Der GRa. ReGNorü. Dacre SwectE NoRvEGIE SCLAVORU. « GOTORUMQ. REGIS AG puciS PomErant. La croix de Danemarck remplit l'écu triangulaire. Dans le premier angle il y a neuf cœurs placés devant trois «lions figurés les uns sur les autres. Trois couronnes remplissent le second «angle. Ce sont là les plus anciennes armes des monarques Danois. Le contre- «scel à pour inscription : Ÿ sieNgru. Errcr Dei GRA. REGIS er pucis Po. rc. Le «champ ést occupé par un lion et un griffon qui soutiennent une couronne «ouverte et placée sur la croix de Danemarck. Le roi Christiern I” est le vpremier qui ait mis dans les sceaux le lion sautant par-dessus neuf cœurs !.
? I existe aux Archives du Royaume (J. 457) un sceau secret de Christiern [*, suspendu à un acte de 1456. L'empreinte en cire rouge, plaquée au fond d'un moule en cire jaune, n’a que deux pouces un quart de diamètre. Le champ est occupé par un écu qui a pour support deux lions, et qui porte une croix cantonnée : 1° en chef à dextre, de trois léopards armés et couronnés; 2° en chef à sénestre, d'un lion armé, lampassé, couronné, tenant une hache d'armes; 3° en pointe à dextre, d'un léopard lionné , armé et lampassé, sautant par-dessus huit cœurs posés quatre et quatre; 4° en pointe à sénestre, d’un dragon couronné; et sur le tout, un écusson fascé de six pièces. La légende, qui est en minuscule gothique, suit les contours d’une banderole repliée plusieurs fois sur elle-même : «secretu. Cristier- « ni Dei gra. Dacie Norvegie Sclavorv. Gotorvmgq; « régis ac comitis de Oldenborch et Delmenhorst. » Le contre-sceau n'a pas de légende; on y voit un écusson portant trois léopards et brochant sur une croix patée, c'est-à-dire dont les branches s’élargissent à leur extrémité. — Les ornements les plus riches et les plus variés sont prodigués sur le grand sceau de Jean, roi de Danemarck,
de Suède et de Norwége (J. A57, an 1499). Une empreinte en cire rouge , de quatre pouces de diamètre, plaquée au fond d’un moule en cire jaune, représente le roi, assis et couronné, tenant de la main droite un sceptre fleurdelisé, et de la main gauche un globe terminé par une croix recroisetée. Au-dessus de sa tête est l’écusson aux trois léopards supporté par le haut du trône, placé entre deux guerriers, etsurmonté d’un petil écusson portant la croix d'Oldembourg; derrière cet écusson paraît un ange. Sous les pieds du roi, on voit l’'écusson fascé de six pièces , accompagné de déux guerriers tenant une hache. Deux colonnettes séparent tous ces ornements de ceux que renferment les parties latérales du sceau. Au dehors de ces colonnettes des guerriers accompagnent huit autres écussons disposés verticalement; quatre sont à la droite du roi, et quatre à sa gauche. L'écusson qui occupe la partie inférieure du sceau à la droite du roi porte le cygne de Stormarie avec une couronne à son cou, ou accollé d’une couronne. Ces armoiries n'ont donc pas été ajoutées par Frédéric I*, comme le supposent les Bénédictins. La légende est aussi en mi-
nuscule gothique, et disposée sur une banderole:
| «Frédéric I® y fit mettre un cygne, et Frédéric IT y ajouta un cavalier vêtu A
1 «d'une cuirasse de fer. »
EE | Les Bénédictins ne parlent pas des sceaux des anciens rois de Norwége; ‘'èR nous n'ayons rencontré aux Archives du Royaume que celui d'Éric Il, qui à | régné de 1281 à 1299 (J. 457 et 1035, ans 1295 et 1296). Il est représenté, d’un côté assis sur un trône à dossier qui offre quelques rapports avec celui du sceau n° 1 de la planche S; de l'autre, monté sur un cheval au galop. Le contre-sceau a, comme la face principale, trois pouces dix lignes de dia-
| mètre. Le roi porte une épée de la main droite; son casque est couronné et
14 fermé par une visière qui couvre entièrement son visage; on voit sur son bou-
4 clier et sur le caparaçon du cheval un lion couronné : Ÿ sterrzum Ericr Maxi /
De GRAGIA REGIS NoRwEGIE ii REGIS Macnt Qvarri. La légende du revers est 1 confuse et incomplète : Errc Macn” Eco NoriCA REGI........ OS P. TE ivs. . Ds. Acw. Il est probable que cette légende se composait de deux vers léonins; on pourrait compléter le premier de la manière suivante : Eric Magrus ego Noricä regione quberno. Le second finissait probablement par les mots per te justum Deus agnus.
$ V. scEAUX DES ROIS ET DES PRINCES D'ITALIE ET DE SICILE, DES EMPEREURS FRANÇAIS DE CONSTANTINOPLE l ET DES ROIS DE CHYPRE.
On a deux sceaux de Bérenger, roi d'Italie, portant pour légende : BERENGA- 114: RIVS REX. Tous deux le représentent en buste et de profil; l'un est ovale, l’autre 1 4 | rond. Arnoul, neveu de Charles le Gros, a donné, la huitième année de son F règne, un diplôme scellé d'une empreinte en cire qui n'avait pas tout à fait un fils pouce et demi de diamètre, et sur laquelle on voyait un buste couronné de lauriers. Gui, fils de Lambert, est représenté à mi-corps, de faceet couronné, sur une bulle de plomb portant pour légende : Wipo rmPErAToR aGv. (Augustus). Le
Ù champ du revers est occupé par la formule rENOvATIO RRGNT Franc., entourée til d'une couronne de lauriers. Ces anciens types offrent donc les mêmes caracières que ceux des Carlovingiens. On remarque au contraire un style tout différent dans lé sceau commun de Hugues, comte de Provence, et de son fils | Lothaire, qu'il associa , en 930, à la couronne d'Italie. Ge sceau est un ovale
«s. maiestat. Jlohanis D. g. Dacie Suecie Norve- écu couronné, portant une croix cantonnée de | “gie Slavor. Gottor. q. regis ducis Slesvicen. ac différentes armoiries qu'il serait trop long de dé- « Holsacie Stormarie et Ditmert. ducis comitisin crire, avec un second écusson écartelé, brochant
j « Oldeborch. et Delmehorst. » Le contre-sceau a sur le tout; et sur le tout du tout, l’écusson fascé
deux pouces et demi de diamètre. On y voit un de six pièces.
PARTIE IV = CHAPITRE MIT. 155 dont le plus grand diamètre est horizontal. Le père et le fils sont représentés à mi-corps et de profil, tournés l'un vers l'autre, la tête ornée de trois fleurs de lis, et portant chacun un sceptre fleurdelisé. Hugues tient son sceptre de la main droite; Lothaire le tient de la main gauche. On lit dans la légende: Hvco er Lormarivs prissmr.…… Le reste de l'inscription manque. Deux bulles de plomb de Barason, roi de Sardaigne , offrent aussi des caractères singuliers. Dans l'une, la première face porte pour légende : Ba. RE. s0. Nvs. REx. ; on lit au revers le mot An. 80. r&. A., nom de la ville d'Oristagni, en Sardaigne. Le champ de la première face est occupé par une croix cantonnée au 1* et au 4° d'un soleil, au 2° et au 3° d'un croissant. Sur l'autre bulle, on voit d’un côté une figure qui occupe tout le champ; de l’autre, on lit la légende suivante divisée en trois lignes horizontales : + Bare-soxe-Rex.
. Tous les sceaux de cire des princes lombards sont remarquables en ce qu'ils ne sont jamais suspendus, mais appliqués aux chartes, quoiqu'ils aient toujours des contre-sceaux. Ainsi, le sceau d'Atenulphe, prince de Bénévent, qui régna de go1 à 910, présente sur le premier côté un personnage à mi-Corps, tenant une croix de la main droite ; au revers, on voit le monogramme du mot Atenulfus. Après s'être associé Landulphe, il employa un sceau rond dont le premier côté repré entait deux bustes; le champ du revers était occupé par son monogramme, et le nom de Landulphe, écrit en toutes lettres dans le cercle, était suivi des sigles PR., principum. Paldolfe et Jean, son fils, régnérent à Capoue de 1022 à 1026. Leur sceau, reproduit par les Bénédictins, a trois pouces de diamètre; on les voit à mi-corps et de face; le père tient de la main gauche une pique, et le fils a dans la main droite un sceptre fort court terminé par une boule : Ÿ Pazpozrt ET IonAnNi PRINGIPIBVS. Au revers, on voit dans le champ les mots Ionannt et Parpozrt, disposés en croix : le premier, horizontalement; et le second, verticalement. Le mot pRINcrIPIBvS, écrit en grands caractères, et précédé d’une croix, forme la légende circulaire. Une main occupe le champ des contre-sceaux de Waiïmar II, prince de Salerne en 1025, et de Waimar IV ou V, prince de Salerne et de Capoue en 1044. Sur le premier côté, ces deux princes sont représentés à mi-corps et couronnés, le bras gauche élevé et l'index allongé. Ces deux types portaient de chaque côté pour légende le nom du prince, suivi du mot princeps. Richard et Jourdain, son fils, seigneurs normands, qui s'emparèrent, vers le milieu du x1° siècle, des états des princes lombards en Italie , ont accordé de nombreux priviléges au Mont- Cassin. Ces princes et leurs successeurs ont scellé souvent en or et en plomb. Une bulle de plomb, qui n’a pas un pouce trois quarts de diamètre, représente Richard et son fils debout, de face, tenant un sceptre en
forme de massue, vêtus d'une tunique qui ne descend qu'aux genoux, et pardessus, d'un manteau qui cache leur bras gauche : + Ricmarpvs ET IoRpanvs Di. GRA. PRINCIPES. Au revers, on voit une ville : ? Capva speciosa. Sur la seconde face d’une bulle de plomb suspendue par Richard IT, prince de Capoue, à un diplôme du commencement du xnr' siècle, on lit : + CAPVANA CIVITATE speciosA; et sur le premier côté : T secynpyvs Ricæarpvs princes. Une bulle de plomb attachée à un diplôme de 1128, donné par Robert, prince de Capoue, a pour légende, d'un côté : FRosenrvs PrINGErs, et de l’autre : FCAPVA SPEGI0s4. Une bulle d'or de plus de trois pouces de diamètre, suspendue à un diplôme de Jan 1130 par Roger, prince normand et duc de Pouille, présente sur la première face, dans le champ, une croix entre les branches de laquelle on lit: Eco Roc. Q° svpra Dr. Gr. pvx Arvue. Cette légende renferme des lettres conjointes et enclavées, fort difficiles à déchiffrer. Le champ est entouré par deux cercles concentriques où sont inscrits deux vers léonins : T DUX SEMPER VIUAS PIUS ET CLEMENS ONI. (OM) VAS ; —HAC CRUCE SIGNATA STABO NUNQUAM VIOLATA. Le premier vers ne peut fournir de sens, si on ne regarde la syllabe vas comme le commencement du mot vasso (de vassus vassal), dont la fin, s'élidant devant le premier mot du vers suivant, aurait été supprimée pour conserver la mesure et la rime avec vivas. « On voit au revers ou contre-scel , disent les Bénédictins, «l'image de la Vierge, tenant entre ses bras l'Enfant Jésus, avec ces lettres «MP. OOT., qui signifient Mater Dei. On lit à côté, dans le champ d'un second «contre-scel : * POTEPIOZ EN XO. TO @EQ KPATAIOZ AC. (&omis) KAI «BOH@OC TON XPISTIANON,; c'est-à-dire : Rogertus in Christo potens, clypeus et «auxiliator christianorum. » Les Bénédictins donnent aussi un fac-simile d'une bulle de plomb du même prince, devenu roi de Sicile. Si le dessin en est exact, cette bulle a près de troïs pouces trois quarts de diamètre. On lit dans le champ : RoGGErIvs Der GRATIA REX SICILE DVGATVS APVLIE ET PRINCIPATVS CAPVE; et dans le cercle : pExrERA DNI. FEGIT VIRTVTES — DExTERA DNI. EXALTAVIT ME. Dans la première moitié de l'inscription qui occupe le demi-cercle de droite, le bas des lettres s'appuie sur le champ du sceau ; les lettres de l'autre moitié sont tournées dans le sens opposé.
| |! « Charles de France, duc d'Anjou et frère de S. Louis, disent les Bénédic- ‘ «tins, fut couronné roi de Sicile à Rome, l'an 1266. Son grand sceau le repré- | «sente assis dans un trône, tenant de sa main droite un sceptre, au bout duquel 1 «il y a un fleuron, etde la gauche un globe surmonté d'une croix. Son trône est «tapissé de bandes, les unes remplies de fleurs de lis, les autres vides. Au | «contre-sceau, on voit le prince tenant de la main droite son épée nue ,et de «la gauche son bouclier aux armes de France semées de fleurs de lis et au lam-