‹ Éléments de paléographie (volume 3)Chapitre 108 sur 260 · PARTIE IV. — CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

PARTIE IV. — CHAPITRE VII

Guillaume le Jeune de la plus grande partie du comté d'Auvergne; il y eut dès lors des comtes d'Auvergne qu'il ne faut pas confondre avec les dauphins d'Auvergne. On vient de voir que Robert-Dauphin prenait le titre de comte de Clermont; la même inscription se lisait, selon les auteurs de l'Art de vérifier les dates, sur le sceau de Robert IV, fils et successeur de Guillaume le Vieux. Le fils aîné de Robert IV, Guillaume IX, ne posséda que très-peu de temps le comté d'Auvergne, et fut remplacé en 1195 par son frère Gui II, qui mourut en 1224, dépouillé de presque tous ses domaines. Sa veuve, Pernelle de Cambon, employait en 1232 un sceau d'un pouce trois quarts de diamètre, qui la représente assise sur un cheval marchant vers la gauche, et

portant un faucon sur le poing gauche : sigil. Cam co omontis

(J. 180). Robert V, fils de Guillaume X, est monté sur un cheval au galop, tenant de la main droite une épée, et portant au bras gauche un bouclier aux armes du comté d'Auvergne, qui sont un gonfanon l à trois pendants bordés d'une frange; ces armoiries sont répétées sur le caparaçon du cheAral, et sur l'écu du contre-sceau : + s. Roberti comitis Claromontis z. Alvernie — t secretvm comités Alvernie (J. 1125, olim 1067). En 12 69, Robert employait le même sceau, quoiqu'il eût, dès l'année 1260, hérité du comté de Boulogne. En 1 386 , Jeanne de Clermont, femme de Jean Ier, prenait le titre de comtesse de Boulogne et d'Auvergne. Elle est représentée debout sous une niche gothique; de chaque côté, sous une niche plus petite, on voit un écusson soutenu par un homme sauvage; l'écusson placé à sa droite est aux armes d'Auvergne, l'autre est semé de France à une bande chargée de trois lions; la légende du premier côté est en minuscule gothique, et presque entièrement détruite; au revers on voit un écusson parti aux armoiries qui viennent d'être indiquées : 1~9ts. Iehe. cotesse. de Bolog. z. de Awergne (J. 149).

Il existe aux Archives du Royaume un sceau de Guigues VI, ou Guiot, comte de Forez, qui succéda en ia4i, à son père Guigues V. On voit dans le champ un écu portant un dauphin : + s. Gvidonis comitis Forisiensis (J. 2 56, an 12^2). Ce sceau a deux pouces quatre lignes de diamètre ; il est sans contre-sceau.

Guigues VI, connu sous le nom de Guigues André, dauphin de Viennois et comte d'Albon, succéda dans le Dauphiné à sa mère Béatrix, du vivant de cette princesse. Il employait, en 1226, un sceau à deux faces de même grandeur. On voyait d'un côté le dauphin à cheval, et de l'autre un château à trois tours; la tour du milieu était crénelée de quatre pièces, et les deux autres de trois; ces tours étaient entourées d'une muraille à douze créneaux. M. de Valbonnays n'a pas reproduit le premier côté du sceau; mais il en a transcrit la légende :

1 Le gonfanon est une bannière d'église qui se divise en trois ou quatre fanons ou pendants.

sicjillum Guigonis Ândreœ dcdphini comitis Albonis. On lit au revers: t et Vienne palatini. Béatrix de Montferrat, troisième femme de Guigues André, est représentée assise sur un cheval au trot, et portant un faucon sur le poing gauche; au revers, on voit aussi un château à trois tours : t s. Beatricis dalphine Viennen. — t et Albonis comitisse. Le premier sceau du dauphin Guigues VII (1237-1269) «est semblable, dit M. de Valbonnays, à celui de Guigues An- « dré, son père, à quelque différence près dans la disposition des tours et des «créneaux.» En 1267, on trouve un autre sceau, dont le revers représente aussi un château à trois tours; mais il existe de chaque côté un clocher qui sépare les tours latérales de celle du milieu. Guigues a, le premier, employé un sceau secret, dont le champ est occupé par un écu portant un dauphin: t sigillvm secretvm G. dalphini. M. de Valbonnays n'a pas publié le sceau de Jean Ier; il ne donne qu'un petit sceau de Humbert Ier, sur lequel on voit l'écu de Dauphiné accosté de deux tours , qui sont les armoiries de ce seigneur, comme baron de la Tour-du-Pin. Le même auteur a fait graver, d'après un acte de 1289, un sceau d'Anne, femme de Humbert Ier; on y retrouve les mêmes armoiries que sur le sceau de son mari, mais l'écu du Dauphiné est accompagné en outre de trois étoiles : +s. Anne dalphine comitisse Viennensis et domine de Turre. Il existe aux Archives du Royaume (J. 277, an 1292) un sceau à peu près semblable, qui porte une autre légende: ts. Anne Vien. z. Albon. coitisse. ac dne. d. Tre. Jean II, avant de succéder à son père en i3o6, a employé deux sceaux différents. On trouve une empreinte du premier au bas d'un acte de 12 9/1 (J. 277); le champ est occupé par un griffon passant, accolé de l'écu de Dauphiné; deux tours sont placées dans le cercle de l'inscription (nous en indiquons la position par des tirets) : + s. Iohis — primogeniti Hv. da — lph. Vie. Un autre sceau, cité par M. de Valbonnays d'après un acte de i3o6, portait l'écu de Dauphiné brisé d'un lambel de deux pendants: ts. Iehan davfin conte de Gapenceis [Gapençois). Après avoir succédé à son père, Jean II employa aussi un sceau équestre de trois pouces de diamètre, avec un petit contre-sceau aux armes de la baronnie de la Tour; son casque a pour cimier un dauphin que l'on retrouve également sur le bouclier, sur le caparaçon et sur la tête du cheval : s. Iohis. dalphini Viennen. Albon. comitis dni. q. de Tvrre — t secretvm Iohis. dalphi. (J. 277, an i3io). M. de Valbonnays n'a publié qu'un petit sceau de Guigues VIII; le champ est occupé par un écu portant un dauphin accompagné de deux besants; l'écu est accosté à dextre d'une tour, et à sénestre d'une tour et d'un bcsant : + s. Gvigves dalphin de Viennois. Le contre-sceau, qui n'a pas de légende, porte une tour. Humbert II, dernier dauphin de Viennois, a employé un sceau équestre de

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