‹ Éléments de paléographie (volume 3)Chapitre 116 sur 260 · PARTIE IV. — CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

PARTIE IV. — CHAPITRE VIL

le sceau de Guillaume Maingot, sire de Surgères; la légende lui donne le titre de valet : f s. W. Maingov valet sires de Svrgeres. Gui de la Marche est représenté à cheval , la tête nue , portant une trompe suspendue à son cou et soutenant de la main droite un chien placé sur la croupe de son cheval ; au contre-sceau est un écu portant un rais ï sur un fond hurelé : t s. Gvidonis de Marchia militis — t secretvm mevm (J. 192, an 1246). Le bouclier d'Archambaud de Bourbon, en 12^7 (J. 190), portait un lion accompagné de huit coquilles mises en orle; ces armes sont répétées sur le caparaçon du cheval, mais au contre-sceau on voit sur un étendard cinq mains en sautoir. Geoffroi de Chateaubriant avait, en 12^7 (J- 180) , un sceau équestre de près de trois pouces de diamètre, avec un contre-sceau de même grandeur portant un écu semé de France. Hugues l'Archevêque, seigneur de Parthenay, portait un bâton en bande sur un fond burelé2: ts. Hvgonis Archiepi. (J. 192, an 1248). Un écu portant un lion brisé d'un lambel de cinq pendants 5 occupe le champ du sceau d'Aleaume de Pioche d'Agoux, damoisel : + s. Alelme de Rvpe dAgvlfi domicelli (J. 192, an 12^8). En i25o, Bernard de la Roche, valet, sire de Machegoz, employait un sceau de deux pouces un quart de diamètre, dont le champ est occupé par un écu portant une croix qui paraît être semée de vair : t s. B. de Piocha — ni (clomini) de Machegoz (J. 190).

Jean d'Arcis, sénéchal du comte de Toulouse, porte six annelets posés trois, deux et un, brisés d'un lambel de cinq pendants : t s. Iohannis de Arciz (J. 3i2, an i2 5i). Raimond Gaucelm, seigneur de Lunel, avait en 12 54 (J. 3 11) un sceau en losange avec un contre-sceau de même forme, mais un peu plus petit; dans le champ, on voit de chaque côté trois croissants accompagnant un écu à la bordure engrêlée portant un croissant : t s. Raimvndt Gavcelmi domini Lvnelli ; cette légende est répétée sur le contre-sceau. Jean de Maisons portait une aigle au chef parti : + s. Iohannis de Domibvs militis (J. i52, an 12 54). Le sceau rond de Sibile, veuve de Robert Pelet en 12 57 (J. 473), porte un écusson sur lequel on voit un lion : t s. Sibie vxoris.... R. Peleti. Jean Poilevilain, chambellan de S. Louis, est représenté à cheval,

contre-sceau : + sigillvm Willelmi IVLengo militis T SIGILLVM DOMINI SVRGERIARVM.

1 On nomme rais des bâtons pommetés et fleurdelisés , disposés comme les rayons d'une roue; le mot rais désigne simplement des rayons lumineux quand on dit, par exemple, une étoile à hait rais.

2 On retrouve les mêmes armoiries en 1272 (J. 727) sur le sceau équestre de Guillaume l'Ar-

chevêque, seigneur de Parthenay, de Vouvant, de Taillebourg et de Montfort : + s. Gvilli. Arepi. dni. Pth. Volveti. Tallebg. et Motisfortis. Jeanne, sa femme, s'intitule dame de Parthenay, de Castres et de Montfort.

3 On trouve deux pendants au lieu de cinq sur le sceau de Guillaume de Roche d'Agoux , en 1261 (J. 192) : +s. W. de Rvpe de Gvlfi domiseli.

tenant un vilain par les cheveux1; ce sceau curieux a dix-sept lignes de diamètre: t ce est le seel Iehan Poilevilein (J. 47 3, an 1267). En 1269 (J. 1 5 1), Etienne de Mont-Saint- Jean, écuyer (armiger), avait un sceau dont le champ était occupé par un écu portant trois écussons posés deux et un : t s. Stephani de Mote. sci. Iohis. On voit un lion et une bordure engrêlée sur le bouclier de Mathieu de Beauvoir, sur le caparaçon du cheval et sur l'écu du contre-sceau : t s. Mathei militis domini de Biawoir (J. 229, an 1260). Robert de Bommiers, seigneur de Montfaucon, porte un bouclier écartelé ; le caparaçon du cheval est aussi écartelé; mais l'écu du contre-sceau est émanché de trois pointes mouvantes du chef (chaque pointe chargée d'un faucon, trois faucons posés deux et un dans le bas de l'écu) : ... Roberti de Bomez. militis dni. Montisfalcon.. (J. 178, an 1260). L'écu de Simon de Valgontaud porte une étaie accompagnée de trois anneletsrfs. Simonis de Valle Gvntavdi (J. 211, an 1264). Gaston VII, vicomte de Béarn, employait en 1266 (J. 620) un sceau de deux pouces de diamètre, sur lequel on voit un écu aux armes de Béarn, qui sont deux vaches clarinées2 posées l'une sur l'autre; au-dessous de l'écu est un château , probablement le château d'Orthez qui fut bâti par Gaston; aux extrémités latérales du sceau, on voit de chaque côté

trois figures circulaires3 posées en pal; la légende est incomplète: Gas-

tois. Dei gra. vicecoitis. Bearn. dni. Motis. Catani 7. Ga4 Marguerite, fille

de Gaston, épousa Roger Bernard, comte de Foix, et le Béarn resta depuis lors dans la maison de Foix. Wiart de Ribercourt portait une fasce surmontée de trois étoiles en chef: t s. Wiart chr. de Ribercovrt (J. 229, an 1266). Odon le Turc de Faverolles est monté sur un cheval au galop; il tient un arc bandé et se retourne pour décocher une flèche; au contre-sceau, on voit un écu échiqueté de sept tires : t sigillvm Odonis Tvrce — t secretvm Odonis Tvrce (J. 160, an 1267). Marguerite, fille de Hugues IV, duc de Bourgogne, et femme de Gui VI, vicomte de Limoges, est représentée debout, la tête couronnée, tenant un faucon sur le poing gauche ; à sa droite est un écusson aux armes de son mari, portant trois lions posés deux et un; à sa gauche, un écusson aux premières armes du duché de Bourgogne; le champ du contre-sceau est occupé par un écu parti à dextre aux armes de son mari, à sénestre aux armes

1 Le sujet de ce sceau n'est que la traduction les tourteaux, tels qu'on les figure ordinairement, du mot poilevilain; poiler, en vieux français , si- '' La syllabe Ga appartient sans doute au mot gnifie arracher le poil. Gabarreti: l'ancienne ville de Cabaret était sous

2 Clarine se dit des animaux qui portent des la domination des vicomtes de Béarn. Quant aux sonnettes. mots Montis - Calani, ils désignent la seigneurie

3 Ce^disques sont plus grands que les besants ou de Moncade, en Espagne.

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