‹ Éléments de paléographie (volume 3)Chapitre 87 sur 260 · PARTIE IV. —CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

PARTIE IV. —CHAPITRE VII

«Danemarck, où Ion voit écrit en lettres gothiques, que les savants du pays « appellent monacales : Wal-de-ma-rus. Les caractères gothiques ne se mon- «i trent point sur les sceaux antérieurs à celui-ci, qui est de l'an i364- Sa se- « conde face offre les mêmes figures, si ce n'est que le milieu du champ est « occupé par des lignes formant des carrés remplis de roses. Dans un espace « vide on trouve ces mots: gyldana loug, c'est-à-dire aurea lex ou rulla. Depuis « Valdemar IV , les rois ont fait mettre la croix de Danemarck sur leurs sceaux. « Celui d'Eric de Poméranie porte au premier côté cette inscription en lettres « gothiques : s. Erici Dei gra. regnoru. Dacie Swecie Norvegie Sclavoru. « Gotorumq. régis ac ducis Pomerani. La croix de Danemarck remplit l'écu « triangulaire. Dans le premier angle il y a neuf cœurs placés devant trois « lions figurés les uns sur les autres. Trois couronnes remplissent le second « angle. Ce sont là les plus anciennes armes des monarques Danois. Le contre- « scel a pour inscription : t signetu. Erici Dei gra. régis et ducis Pom. etc. Le « champ est occupé par un lion et un griffon qui soutiennent une couronne « ouverte et placée sur la croix de Danemarck. Le roi Christiern Ier est le «premier qui ait mis dans les sceaux le lion sautant par-dessus neuf cœurs L.

1 II existe aux Archives du Royaume (J. kb-]) un sceau secret de Christiern I" , suspendu à un acte de \l\b&. L'empreinte en cire rouge, plaquée au fond d'un moule en cire jaune, n'a que deux pouces un quart de diamètre. Le champ est occupé par un écu qui a pour support deux lions, et qui porte une croix cantonnée : 1° en chef à dextre, de trois léopards armés et couronnés; 2° en chef à sénestre, d'un lion armé, larupassé, couronné, tenant une hache d'armes; 3° en pointe à dextre, d'un léopard lionne , armé et laurpassé, sautant par-dessus huit cœurs posés quatre et quatre; k" en pointe à sénestre, d'un dragon couronné; et sur le tout, un écusson fascé de six pièces. La légende , qui est en minuscule gothique, suit les contours d'une banderole repliée plusieurs fois sur elle-même : « secretu. Cristier- « ni Dei gra. Dacie Norvegie Sclavorv. Gotorvmq ; « regisaccomitisdeOldenborchet Delmenhorst. » Le contre-sceau n'a pas de légende; on y voit' un écusson portant trois léopards et brochant sur une croix pâtée , c'est-à-dire dont les branches s'élargissent à leur extrémité. — Les ornements les plus riches et les plus variés sont prodigués sur le grand sceau de Jean, roi de Danemarck,

de Suède et de Norwége (J. 45y, an i499). Lue empreinte en cire rouge , de quatre pouces de diamètre, plaquée au fond d'un moule en cire jaune, représente le roi, assis et couronné, tenant de la main droite un sceptre fleurdelisé, et de la main gauche un globe terminé par une croix recroisetée. Au-dessus de sa tête est l'écusson aux trois léopards supporté par le haut du trône, placé entre deux guerriers, etsurmonté d'un petitécusson portant la croix d'Oldembourg; derrière cet écusson paraît un ange. Sous les pieds du roi, on voit l'écusson fascé de six pièces , accompagné de deux guerriers tenant une hache. Deux colonnettes séparent tous ces ornements de ceux que renferment les parties latérales du sceau. Au dehors de ces colonnettes des guerriers accompagnent huit autres écussons disposés verticalement; quatre sont à la droite du roi, et quatre à sa gauche. L'écusson qui occupe la partie inférieure du sceau à la droite du roi porte le cygne de Stormarie avec une couronne a son cou, ou accollé d'une couronne. Ces armoiries n'ont donc pas été ajoutées par Frédéric Ier, comme le supposent les Bénédictins. La légende est aussi en minuscule gothique , et disposée sur une banderole :

«Frédéric Ier y fit mettre un cygne, et Frédéric II y ajouta un cavalier vêtu « d'une cuirasse de fer. »

Les Bénédictins ne parlent pas des sceaux des anciens rois de Norwége; nous n'avons rencontré aux Archives du Royaume que celui d'Eric II , qui a régné de 1281 à 1299 (J. ^7 et io35, ans 1295 et 1296). Il est représenté , d'un côté assis sur un trône à dossier qui offre quelques rapports avec celui du sceau n° 1 de la planche S ; de l'autre , monté sur un cheval au galop. Le contre-sceau a , comme la face principale , trois pouces dix lignes de diamètre. Le roi porte une épée de la main droite; son casque est couronné et fermé par une visière qui couvre entièrement son visage; on voit sur son bouclier et sur le caparaçon du cheval un lion couronné : + sigillum Erici Magni Dei gracia régis Norwegie FiLii régis Magni qvarti. La légende du revers est

confuse et incomplète : Eric9 Magn9 ego Norica régi 0. sit p. te

ivs. . Ds. AGN?. Il est probable que cette légende se composait de deux vers léonins ; on pourrait compléter le premier de la manière suivante : Eric Magnns ego Noricâ regione guberno. Le second finissait probablement par les mots per tejustum Deus agnus.

î V. SCEAUX DES ROIS ET DES PRINCES D'iTALIE ET DE SICILE, DES EMPEREURS FRANÇAIS DE CONSTANTINOPLE

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