‹ Éléments de paléographie (volume 3)Chapitre 93 sur 260 · PARTIE IV. — CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

PARTIE IV. — CHAPITRE VIL

roi d'Angleterre. Sur la première face sont les armes de Castille; la légende est en lettres capitales, mêlées de quelques onciales :f s. Alfonsi illvstris régis Castelle et Legionis ; les mots sont séparés par trois points disposés verticalement. La même inscription se retrouve sur le revers, dont le champ est occupé par un lion. Cette bulle, d'après la gravure, devait avoir un pouce trois quarts de diamètre. Dans le centre de la grande roue marquée au bas du diplôme, on voit une croix cantonnée, au ier et au 4e, des armes de Castille; au 2e et au 3e, des armes de Léon. Cette croix est entourée de deux cercles concentriques ; on lit sur la zone du cercle intérieur : signum domini régis Alfonsi ; et dans le cercle extérieur : alferezia l domini régis uacat. Iohannes Garsie maiordomus curie domini régis confirmât. Les caractères de ces légendes sont d'une grande dimension , et la roue dans son ensemble a près de six pouces et demi de diamètre. Alfonse X a scellé en cire avec deux types tout à fait différents. On trouve au bas d'une charte de 1269 (J. 599) une empreinte mutilée qui représente d'un côté le roi à cheval, et de l'autre les armes de Castille et de Léon. Les empreintes suspendues à deux actes, l'un de 1 2 59, l'autre de 1270, le représentent de chaque côté assis sur son trône. La légende de la première face lui donne le titre de roi des Romains; sur le revers, il s'intitulait sans doute roi de Castille, de Tolède, de Léon, de Galice, etc. Une empreinte assez bien conservée du sceau de Sanche IV, son successeur, a plus de quatre pouces et demi de diamètre (J. 91 5, olim 856, an 1294). Le roi, assis sur son trône, tient de la main droite un sceptre terminé par une aigle, et de la main gauche, un globe surmonté d'une croix. A sa droite on voit un château ; à sa gauche, un lion : f s. Sancii Dey gracia régis Castelle (Toleti) Legionis Gallecie — t Sirilie Cordube (Murcie ) Gihennii et Algarbii. Sur ce dernier côté, il est représenté à cheval, portant une épée et un bouclier écartelé, comme le caparaçon du cheval, aux armes de Castille et de Léon. Une bulle de plomb, de deux pouces de diamètre, suspendue à un acte de i3Ô2 (J. 6o3), représente aussi d'un côté D. Pèdre à cheval; de l'autre, les armes de Castille et de Léon : t Petrvs Dei gracia rex reinat era mille ccclxxxviii 2. — t Petrvs Dei gracia rex Castelle et Legionis et cetera. Nous n'avons pas rencontré de sceau équestre de Henri II ; plusieurs de ses actes portent une empreinte en cire, sans contre-sceau, dont le champ est écartelé aux armes de Castille et de Léon : t s. Henrici Dei gracia Castelle ac Legionis régis. Cette empreinte en cire rouge, de deux pouces trois quarts

1 Le mot alferezia désigne , selon D. Carpen- 2 L'an i388 de l'ère d'Espagne répond à

tier {Supplément de du Cange), la charge de porte- l'an 1 35o de notre ère , date de l'avènement de étendard. D. Pèdre.

de diamètre, est plaquée au fond d'un moule en cire jaune d'une épaisseur considérable. Jean Ie', son fils, prenait le titre de roi de Portugal; le champ d'une empreinte en cire qui a un peu plus de trois pouces de diamètre est parti (au icr, écartelé aux armes de Castille et de Léon; au 2e, aux armes de Portugal) : -f sigillum Iohanis Dei gracia régis Castelle e [et) Legionis et Portugallie. Au revers, on voit un contre-sceau de deux pouces de diamètre, dont l'empreinte est tout à fait indistincte (J. 6o3). Une bulle de plomb qui a un peu plus de deux pouces de diamètre (J. 5i5, an i3o,4) représente, d'un côté, Henri III à cheval, et de l'autre, les armes de Castille et de Léon; les deux faces de cette bulle portent la même inscription : + s. Enrici Dei gracia régis Castelle et Legionis. Nous avons trouvé un sceau de cire du même roi, d'un pouce trois quarts de diamètre, portant un écusson écartelé aux armes de Castille et de Léon :t s. Enrici Dei gracia régis Castele Legionis ( J. 6o4)- Jean II a scellé en plomb et en cire, avec des types semblables à ceux de son père. On retrouve les armes de Castille et de Léon au revers d'une bulle de plomb de Henri IV (J. 917, an 1 455); mais, sur le premier côté, ce prince est représenté en buste et de profil ; les deux faces portent la même légende : t Enricvs IIII Dei gracia rex Castele e Legionis. Le P. André Merino a reproduit une bulle de plomb suspendue à un diplôme donné en 1 484 par Ferdinand et Isabelle; cette bulle, de deux pouces de diamètre, représentait, d'un côté, Ferdinand à cheval ; de l'autre, Isabelle assise sur son trône : f Ferdinandvs Dei gracia rex Castele Legionis Aragonv. et Sec. (Secilie) — f Helisabet Dei gra. regina Castelle Legionis Aragonv. et Secil. Cette légende est en majuscule gothique. On voit, au contraire, l'écriture capitale de la renaissance sur une empreinte en cire suspendue à un acte de 1498 ( J- 606); le champ est occupé par un écu timbré d'une couronne, supporté par deux lions, et écartelé, savoir: au icr et au 4e, contre-écartelé aux armes de Castille et de Léon; au 2e et au 3e parti, à dextre aux armes d'Aragon, à sénestre aux armes de Sicile ( qui sont : écartelé en sautoir, les quartiers du chef et de la pointe portant quatre pals; et ceux des flancs, une aigle couronnée). Cette empreinte porte pour légende: s. Ferdinadi. z. Elizaret Dei gra. régis z. regine Hispaniarvm z. Sicilie z. c. [et cetera). « Depuis l'an 1 5o4, que la couronne d'Espagne «tomba dans la maison d'Autriche, disent les Bénédictins, les sceaux des em- « pereurs d'Allemagne et des monarques Espagnols sont presque les mêmes «jusqu'à la fin du xvnc siècle. »

Jacques Ier, roi d'Aragon, comte de Barcelone et seigneur de Montpellier, a scellé en cire et en plomb. Une empreinte de cire, de trois pouces un quart de diamètre, suspendue à un acte de 1226 (J. 428), le représente assis sur

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