PARTIE IV. -CHAPITRE VII
d'une bordure; les mêmes armes sont répétées sur le caparaçon du clieval et sur Técu du contre-sceau; le cliamp du sceau est semé d'aigles, de lions
et de fleurs à huit feuilles : « sig. Ludouici fdii régis et par. et dni.
«de Guysia. » — t cotras. Lvdovici paris (Francie) régis filii dvcis Adeg. 7. TvR. 7. coiT. Cenomanie. Le diamètre du sceau est de quatre pouces; celui du contre-sceau n'est que d'un pouce et demi.
En ]36o le roi Jean avait aussi érigé le Berry et l'Auvergne en ducliéspairies en faveur de Jean, son troisième fds; en iSGg Charles V y ajouta le comté de Poitou. Avant d'être comte de Poitou , Jean se servait d'un sceau équestre sur lequel il est représenté coiffé d'un casque qui a pour cimier une fleur de lis, et portant un bouclier semé de France, brisé d'une bordure engrêlée^; un écu aux mêmes armoiries occupe le champ du contre -sceau qui n'a pas de légende; celle de la face principale est en partie détruite :
siGiLLUM loHANNis FI Dicis BiTURiE ET Aluer. (J. i85, an 1 365). Eli
1879 (J- i85) il est représenté debout sous une niche gothique, la tête nue, tenant un bâton de la main droite; deux niches latérales sont occupées, l'une par un lion coiffé d'un casque, l'autre par un cygne accolé^ d'un écu aux armoiries du sceau précédent : «s. lohis. fiîii. régis 7. paris Francie ducis Bi- « thuricensis 7. Aluernie comitis Pictauensis. » Au revers est le contre-sceau du sceau précédent. En i4oi (J. 882) on voit au revers du même sceau un écu timbré d'un casque qui a pour cimier une fleur de lis, et supporté d'un côté par un singe à tête de chien, de l'autre par un cygne : « contrasigillum « magni sigilli nostri. »
En 1 18/4 Philippe-Auguste accorda à Pierre de Courtenai la main d'Agnès, devenue depuis 1181 comtesse de Nevers et d'Auxerre. Il existe aux Archives du Royaume un fragment du sceau dont Pierre de Courtenai se servait en 1198 (J. io4o); le premier côté pouvait avoir trois pouces de diamètre; on y voit le comte à cheval, armé d'une épée, et portant un bouclier aux armes de sa famille ( trois tourteaux posés deux et un ) ; l'empreinte marquée au revers a dix-huit ou dix-neuf lignes de diamètre; le comte y est aussi représenté à cheval, portant un bouclier aux mêmes armoiries et un étendard où l'on voit trois tourteaux mis en pal; nous présumons que les deux légendes étaient ainsi conçues : t sigillvm Pétri comitis Nivernensis — t michi secre-
^ Engrêlé se dit des bordures, des croix, des sens, un lion accolé d'un lambel. Accolé se dit
sautoirs, etc., dont les côtés sont comme den- aussi des animaux qui portent un collier, et des
télés ou découpés en feston. pièces qui sont en contact, comme des écus, des
^ Un cygne accolé d'un écu est un cygne qui fusées, des losanges qui se touchent du flanc ou
porte un écu à son cou; on dit, dans le même de la pointe.
TVM EST. En 1 199 Pierre accorda la main de sa fille à Hervé, baron de Donzy, en se réservant l'usufruit des comtés d'Auxerre et de Tonnerre. C'est probablement à cette occasion qu'il fit graver un nouveau type dont une empreinte mutilée se trouve au bas d'un acte de 1210 (J. lo/io); le comte y est représenté à clieval des deux côtés; le diamètre du contre-sceau est de deux pouces; celui du premier côté devait en avoir trois. On retrouve les trois besants mis en pal sur l'étendard porté par le comte; il est donc probable que son bouclier était aux mêmes armoiries que sur le sceau précédent; cjuant aux légendes, nous présumons qu'on peut les rétablir de la manière suivante : t s. Pétri coMiTis Altisiodori ET ToRNODORi — t SECRETVM MEVM MiCHi. Hcrvé, baron de Donzy, épousa, comme on vient de le dire, Mabaut, comtesse de Nevers, fille d'Agnès et de Pierre de Courtenai. On ne distingue pas d'armoiries sur son bouclier ni sur fécu marqué au contre-sceau d'une empreinte suspendue à un acte de 1218 (J. 2 56); son cheval n'est pas caparaçonné : +sigill. Hervei
coMiTis NivERNEN. — t siG DNi. Danziaci. La successioH de Mabaut
écbut en 1267 à son arrière-petite-fille Mabaut II; celle-ci laissa trois filles: Yolande, Fune d'elles, reçut en dot le comté de Nevers, par un traité en date du mois de juin i265. Elle est représentée deboutsousun arceau gothique, tenant une rose dans la main droite; dans le champ on voit de chaque côté trois fleurs de lis disposées verticalement: t s. Yolandis comitisse Niuernensis; le contre-sceau, qui n'a pas de légende, porte un écu bandé de six pièces à la bordure en grêlée (J. 728, "an 1273). En 1272 elle avait épousé en secondes noces Piobert de Dampierre, depuis comte de Flandre; on voit sur le bouclier de ce prince et sur le caparaçon le lion de Flandre accolé d'un lambel de deux pendants; sur l'écu marqué au revers le lambel est de quatre pendants: is. Robert: PRIMOGEMTI COMITIS FlANDRIE COMITIS NiVERNEN. t SECRETV. ROBTI.
coMiTis NiVERN. (J. 727, an 1272). Le lion accolé d'un lambel de deux pendants paraît , non-seulement sur le bouclier et le caparaçon du cheval , mais encore sur fécu du contre-sceau de Louis P% fils de Robert (J. 266, an'i3i5); au titre de comte de Nevers, il ajoute celui de comte de Rethel : s. Lvdovici
PRIMOGENITI COIT. FlAND. COIT. NiVN. ET PlEGISTHEST. i CONTRASIGILLVM LVDO-
VICI COMITIS NiVERNENSIS.
Le plus ancien sceau des ducs de Bourgogne qu'aient cité les Bénédictins est celui de Robert I", fils de Robert roi de France; il est de forme ovale, et représente le duc debout, en costume de guerrier romain, tenant de la main droite une lance au bout de laquelle flotte une banderole, et appuyant sa main gauche sur un bouclier; dans le bas du champ, on voit une fleur de lis au pied nourri. Cette empreinte fut suspendue à une charte de io5/4,