‹ Éléments de paléographie (volume 4)Chapitre 104 sur 282 · PARTIE IV. — CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

PARTIE IV. — CHAPITRE VIL

Hugues X'^ du nom, comme seigneur de Lcsignem ou Lusignan, et IP du nom, comme comte de la Marche , succéda en 1 208 à sa mère Matliilde, et réunit, en 1218, le comté d'Angoulême à celui de la Marche , du chef dTsahelle , sa femme, veuve de Jean -sans -Terre et fille d'Aimar, comte d'Angoulême. Hugues est représenté à cheval, la tcte nue, tenant les rênes de la main gauche, et appuyant la main droite sur un chien qu'il porte en croupe; une tromj^e de chasse est suspendue à son cou; le champ du contre-sceau, qui a comme la face principale près de trois pouces de diamètre , est occupé par un écu burelé de dix-huit pièces : i sigill. Hvgonis de Leziniaco comitis Engo-

LISME t SIGILL. HvGONIS DE LeZINIACO COMITIS MaRCHIE (J. 270, an 12 2/4).

Le sceau de Hugues le Brun , son fils, n'a pas tout à fait deux pouces et demi de diamètre; il reproduit d'un côtelés mêmes détails que le sceau précédent; mais le contre-sceau n'est pas de même grandeur que la face principale, et l'écu qui en occupe le champ est burelé de quatorze pièces : t s. iÏvgonis de Lezigne. comitis Marchie et Engolisme — t secretvm mevm (J. 192 , an 1257). Yolande de Dreux, femme de Hugues le Brun, est représentée debout, tenant un faucon sur le poing gauche; l'écu du contre-sceau porte six lions, posés trois, deux et un, sur un champ burelé de seize pièces : s. Yolendis vxoris dni. Hvgonis Brvni — f secretvm dne. Yolendis (J. 192 , an 1260). Hugues XIIÏ, petit-fils de Hugues le Brun, mourut en i3o3, sans laisser d'enfants; Philippe le Bel réunit les comtés de la Marche et d'Angoulême à la couronne, en laissant à Yolande, sœur de Hugues XIII, la seigneurie de Fougères. Ces arrangements ne furent terminés qu'en i3o8. Un sceau d'Yolande, suspendu à une charte de cette même année, porte pour légende: t s. Yolent de Lezignien 9TESSE DE LA Marche z. dEngovlesme z. dame de Fovgieres; Yolande est représentée debout entre deux écussons, l'un burelé de dix pièces, l'autre portant une fougère; sur le contre-sceau on voit un écu portant une fasce : contreseel Yolent de Lezignien (J. 374). Louis de Bourbon, comte de Clermont, reçut en 1327 le comté de la Marche, en échange du comté de Clermont, qui lui fut rendu en i33i. Jean de Bourbon succéda, en i36i, dans le comté de la Marche, à Jacques de Bourbon, son père, troisième fils de Louis de Bourbon. Il devint en outre comte de Vendôme en 1 37/i , du chef de Catherine, sa femme. Il avait en i38^ un sceau de dix-sept lignes de diamètre, où l'on voit un écu semé de France à une bande chargée de trois lionceaux ; cet écu, supporté par deux hommes sauvages, est timbré d'un casque couronné, qui a pour cimier un bouquet de plumes de paon; la légende est en partie détruite : ...an de Bourbon conte... (J. 37A )• A la fin du xiv" siècle, Louis, second fils de Charles V, avait reçu en apanage le comté d'Angoulême, qu'il

laissa en mourant à Jean d'Orléans, son troisième fils. En i4d5, ce prince employait un sceau de deux pouces quatre lignes de diamètre, sur lequel on voit Técusson de France au lambel de trois pendants, timbré d'un casque qui a pour cimier une fleur de lis , et dont les lambrequins servent de support à deux cygnes; la légende est en minuscule gotbique : « sigillum lobannis Au- « relianensis comitis Engolismensis. » (J. 647.)

Guillaume VII, dit le Jeune, succéda vers Tan 11 45 à Piobert III, son père, dans le comté d'Auvergne. Dans une cbarte de 1 149, citée par Baluze, il s'intitule dauphin d'Auvergne, et déclare que cet acte est scellé du sceau de son clauphiné. Les auteurs de l'Art de vérifier les dates pensent qu'il prit ce titre à fimitation de Guignes, son aïeul maternel, qui le premier se qualifia dauphin de Viennois. Son fils Piobert, surnommé Daupbin , qui lui succéda en 1169, employait, en 1199, un sceau sur lequel il est représenté tenant une épée de la main droite et un bouclier de la main gaucbe; il est monté sur un cbeval qui trotte vers la droite. Ce sceau a deux pouces et

demi de diamètre : t sigill comitis Claromontis; le contre-sceau n'a que

seize lignes de diamètre; on y voit un daupbin avec cette légende : sigil- LVM DELFiNi ( J. 42 6 ). Au même acte est attacbé un sceau de vingt-six lignes de diamètre, qui représente Guillaume, son fils, monté sur un cbeval au galop; le cbamp du contre-sceau, qui a vingt lignes de diamètre, est occupé par un écu portant deux léopards lionnes; il n'y a de légende que sur le premier côté : t siGiLLVM W. COMITIS Claromontis. En i2 3o, Guillaume, qui n'avait pas encore succédé à son père, employait un autre sceau (J. 426) de deux pouces trois quarts de diamètre , qui le représente monté sur un cbeval galopant vers la gaucbe, tenant une épée de la main droite, et portant un bouclier sur lequel on voit un daupbin au lieu de léopards; fécu du contresceau est aux mêmes armoiries : comitis Claromontis domini Montis

(Ferandi) — t s. W. comitis Claromontis. En 1428, Béraud III, daupbin d'Auvergne, comte de Clermont et de Sancerre, employait un sceau de vingt lignes de diamètre, sur lequel on voit un écusson écartelé (au i'^' et au 4% portant un daupbin; au 2' et au 3% aux armes du comté de Sancerre, qui sont : une bande accompagnée de cotices potencées et contre-potencées ^ ) ; cet écusson est supporté par deux enfants, et timbré d'un casque qui a pour cimier un daupbin placé entre deux longues aigrettes: « s. daulpbin dAuuergne ■ « cote, de Clermot. z. de Sac... » (J. 188.)

Guillaume le Vieux, frère de Robert III, dépouilla en 11 55 son neveu

1 Ce sont, comme on le voit, les armes de vraient être brisées d'un lambel de trois pen- Champagne; selon les traites de blason, elles de- dants.

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