‹ Éléments de paléographie (volume 4)Chapitre 117 sur 282 · S I. SCEAUX DES COURS ET DES TRIBUNAUX · texte numérisé non relu

S I. SCEAUX DES COURS ET DES TRIBUNAUX

Les ordonnances rendues au Parlement de Paris étaient autrefois scellées du grand sceau royal, ou du sceau ordonné en l'absence du grand, ou même du sceau du Châtelet. Ln texte cité par les Bénédictins prouve que cette cour souveraine avait un signet, ou cachet particulier, sous le règne de Philippe de Valois; mais ce petit sceau n'avait pas la même authenticité que le sceau du Châtelet , auquel il servait quelq!.iefois de contre-scel. « C'est ce qu'on peut «justifier, disent les Bénédictins, par une commission de Philippe de Valois, « adressée à Pierre Hangest et à Foulques Bardouil , pour sceller, en l'absence «du chancelier, du sceau du Châtelet, et contre-sceller du signet du Parle- « ment les lettres qui leur sont envoyées. Cette commission est du 4 janvier « i3/i8. » Ce fut seulement à la fin du xv'' siècle qu'on établit une chancellerie particulière près le Parlement de Paris , qui se servit alors d'un petit sceau représentant les armes de France. Les autres cours souveraines des provinces eurent au contraire des sceaux particuliers avant l'extinction des grands fiefs* L'Echiquier de Normandie , qui s'était d'abord servi d'un sceau aux armes de ses anciens ducs, y ajouta une fleur de lis après que Philippe-Auguste eut fait la conquête de cette province. Les Bénédictins ont fait graver le type que cette cour employait au xv*' siècle ; il représente un écusson portant deux léopards surmontés d'une fleur de lis; la légende est en minuscule gothique : « t si- « gillum regium scacarli ducatus Normanie. » Humbert, dauphin de Viennois,

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