PARTIE IV. — CHAPITRE VIL
dont le plus grand diamètre est horizontal. Le père et le fils sont représentés à mi-corps et de profil, tournés fun vers l'autre, la tête ornée de trois fleurs de lis, et portant cliacun un sceptre fleurdelisé. Hugues tient son sceptre de la main droite; Lotliaire le tient de la main gauche. On lit dans la légende: HvGO etLotharivs piissiMi.... Le reste de l'inscription manque. Deux bulles de plomb de Barason , roi de Sardaigne , ofl'rent aussi des caractères singuliers. Dans l'une, la première face porte pour légende : Ba. re. so. nvs. rex. ; on lit au revers le mot Ar. ro. re. a., nom de la ville d'Oristagni, en Sardaigne. Le champ do la première face est occupé par une croix cantonnée au i*" et au 4^ d'un soleil, au 2'' et au 3" d'un croissant. Sur f autre bulle, on voit d'un côté une figure qui occupe tout le champ; de fautre , on lit la légende suivante divisée en trois lignes horizontales : i Bare-sone-Rex.
Tous les sceaux de cire des princes lombards sont remarquables en ce qu'ils ne sont jamais suspendus, mais appliqués aux chartes, quoiqu'ils aient toujours des contre-sceaux. Ainsi, le sceau d'Atenulphe, prince de Bénévent, qui régna de 901 agio, présente sur le premier côté un personnage à mi-corps, tenant une croix de la main droite ; au revers, on voit le monogramme du mot Jtenulfus. Après s'être associé Landulphe , il employa un sceau rond dont le premier côté repré entait deux bustes; le champ du revers était occupé par son monogramme, et le nom de Landulphe, écrit en toutes lettres dans le cercle, était suivi des sigles PR. , principiim. Paldolfe et Jean, son fils, régnèrent à Capoue de 1022 à 1026. Leur sceau, reproduit par les Bénédictins, a trois pouces de diamètre; on les voit à mi-corps et de face; le père tient de la main gauche une pique , et le fils a dans la main droite un sceptre fort court terminé par une boule : f Paldolfi et Iohanni principibvs. Au revers , on voit dans le champ les mots Iohanni et Paldolfi, disposés en croix: le premier, horizontalement; et le second, verticalement. Le mot principibvs, écrit en grands caractères, et précédé d'une croix, forme la légende circulaire. Une main occupe le champ des contre-sceaux de Waimar lll, prince de Saleine en 1025, et de Waimar IV ou V , prince de Salerne et de Capoue en loli/i. Sur le premier côté, ces deux princes sont représentés à mi-corps et couronnés, le bras gauche élevé et l'index allongé. Ces deux types portaient de chaque côté pour légende le nom du prince, suivi du moi princeps. Richard et Jourdain, son fils, seigneurs normands, qui s'emparèrent, vers le milieu du xf siècle , des états des princes lombards en Italie , ont accordé de nombreux privilèges au Mont - Cassin. Ces princes et leurs successeurs ont scellé souvent en or et en plomb. Une bulle de plomb, qui n'a pas un pouce trois quarts de diamètre, représente Richard et son fils debout, de face, tenant un sceptre en
forme de massue, velus d'une tunique qui ne descend qu'aux genoux, et pardessus, d'un manteau qui cache leur bras gauche : t Fiichardvs et Iordanvs Di. GRA. PRINCIPES. Au rcvcrs, on voit une ville : + Capva speciosa. Sur la seconde face d'une bulle de plomb suspendue par Richard II, prince de Capoue, à un diplôme du commencement du xii^ siècle, on lit : t Capvana civitate speciosa; et sur le premier côté : t secvndvs Puchardvs princeps. Une bulle de plomb attachée à un diplôme de 1128, donné par Robert, prince de Capoue, a pour légende, d'un côté : tRoBERTVs princeps, et de Vautre: tCAPVA speciosa. Une bulle d'or de plus de trois pouces de diamètre, suspendue à un diplôme de Fan 1 i3o par Roger, prince normand et duc de Fouille, présente sur la première face, dans le champ, une croix entre les branches de laquelle on lit: Ego Rog. q^ svpra Di. gr. dvx Apvlie. Cette légende renferme des lettres conjointes et enclavées, fort difficiles à déchiffrer. Le champ est entouré par deux cercles concentriques où sont inscrits deux vers léonins : t dux semper viuas Plus et clemens oni. [oînni) vas; — hac cruce signata stabo nunquam violata. Le premier vers ne peut fournir de sens, si on ne regarde la syllabe vas comme le commencement du mot vasso (de vassus vassal), dont la fin, s'élidant devant le premier mot du vers suivant, aurait été supprimée pour conserver la mesure et la rime avec vivas. « On voit au revers ou contre-scel , disent les Bénédictins, «l'image de la Vierge, tenant entre ses bras l'Enfant Jésus, avec ces lettres (. MP. 0OT., qui signifient Mater Dei. On lit à côté, dans le champ d'un second «contre-scel : t POPEPIOS EN XO. TO ©EH KPATAIOS AC. [la-vrk) KAI « BOH0OC TON XPISTIANHN; c'est-à-dire : Rocjerhis in Chnsto potens, clypeus et « auxiliator christianoriim. » Les Bénédictins donnent aussi un fac-simile d'une bulle de plomb du même prince, devenu roi de Sicile. Si le dessin en est exact, cette bulle a près de trois pouces trois quarts de diamètre. On lit dans le champ :PiOGGERivs Dei gratia rex Sicilie dvcatvs Apvlie et principatvs Capve; et dans le cercle : dextera Dni. fecit virtvtes — dextera Dni. exalta vit me. Dans la première moitié de finscription qui occupe le demi-cercle de droite, le bas des lettres s'appuie sur le champ du sceau ; les lettres de l'autre moitié sont tournées dans le sens opposé.
«Charles de France, duc d'Anjou et frère de S. Louis, disent les Bénédic- « tins, fut couronné roi de Sicile à Rome, l'an 1 266. Son grand sceau le repré- « sente assis dans un trône, tenant de sa main droite un sceptre , au bout duquel « il y a un fleuron, et de la gauche un globe surmonté d'une croix. Son trône est «tapissé de bandes, les unes remplies de fleurs de lis, les autres vides. Au « contre-sceau, on voit le prince tenant de la main droite son épée nue, et de « la gauche son bouclier aux armes de France semées de fleurs de lis et au lam-