PARTIE IV. — CHAPITRE VII
GRA. Venë — TiE D.VLMATi — E ATQ. CfiRO. [Chroatïc) — Dvx. Cette bulle a plus d'un pouce et demi de diamètre. Les bulles de plomb suspendues par Augustin Barbarigo, Léonard Loredano et André Gritti, à des actes de i499> i5i3 et 1 538 ( J. 49/i et 963 ) , ont seulement de quatorze à seize lignes de diamètre ; S. Marc s'y trouve placé à dcxtre, et le doge à sénestre; les lettres de la légende, s. M. Venet. ou Veneti., se lisent de baut en bas derrière S. Marc; les trois lettres du mot dvx sont aussi disposées verticalement, mais dans le baut du sceau, entre S. Marc et le doge : quant au nom du doge, il se lit dans le même sens que les légendes ordinaires. Au revers, le prénom et le nom du doge, la formule Dei gratta dux Vencliariim, suivie de l'abréviation etc., forment cinq, six ou sept lignes qui occupent le cbamp.
Les Bénédictins ont publié le fac-similé d'une bulle d'or de Baudouin I", empereur de Constantinople. Il est représenté assis sur un trône en forme d'X, dont les deux brandies supérieures sont terminées par une fleur de lis; sa couronne est fermée; le sceptre et le globe impérial sont surmontés d'une croix. Au revers, il est monté sur un cheval au galop, coiffé d'un casque couronné, tenant une épée de la main droite , et portant au bras gauche un bouclier sur lequel on voit le lion de Flandre. Cette bulle, qui avait un pouce trois quarts de diamètre, portait pour légende, sur le premier côté, les mots BAAOVINOC AECnOTHC ^ en capitales grecques de forme souvent bizarre. L'inscription du revers est en capitales romaines accompagnées de lettres gothiques : Bad. Di. GRA. t iMPR. Rom. Fland. Hain. com. [Baduinus Dei cjratia imperator Romaniœ; Fhndriœ, Hainoniœ cornes). La croix qui sépare les mots cjratia et imperator est placée dans le haut du cercle, en sorte que la légende commence, contre fusage, au milieu de l'hémicycle de gauche. Baudouin II a scellé en plomb un acte de 12A7 (J. 5o9 ). Cette bulle, qui a un peu plus d'un pouce et demi de diamètre, est à peu près semblable à la bulle d'or qui vient d'être décrite; mais la légende latine paraît sur le premier côté, et la légende grecque sur le revers : Baldvinvs Dei gra. impator. Romanie semp. avgv. — BAAA^INOC AECnOTHC nOPOVFOFENNHTOC O OAANAPAC. En 1268, après avoir été détrôné, il scella en or une donation en faveur de Thibaut, comte de Champagne et roi de Navarre; l'inscription lui donne les mêmes titres que sur la bulle précédente, mais elle renferme un plus grand nombre d'abréviations; cette bulle d'or n'a que seize lignes de diamètre. Baudouin II scellait aussi en cire; les Bénédictins parlent, en effet, d'un sceau en cire rouge pendant à un diplôme qu'il accorda en 1 2 6 1 à l'abbaye de Cîteaux.
Les actes des souverains du petit royaume de Chypre sont probablement
^ Sur la gravure des Bénédictins , W est représenté par un e onciai.
fort rares; les Archives du Royaume en possèdent deux qui sont scellés l'un en cire rouge, l'autre en j^lomb (J. 433). Le sceau de cire rouge, suspendu à un acte de i2 3/i, est de la reine Alix; il a deux pouces de diamètre. On voit sur le premier côté la reine assise et couronnée, tenant de la main droite un globe surmonté d'une croix, et de la main gauche un sceptre fleurdelisé; le contre-sceau représente une porte flanquée de deux tours crénelées : f Aaliz Dei gracia regina Cipri — t tiviTAs NicossiE. La bulle de plomb , qui est du roi Henri, a près d'un pouce trois quarts de diamètre; elle est suspendue à un acte de 1247. On voit d'un côté le roi assis et couronné, tenant un sceptre fleurdelisé de la main droite , et un globe surmonté d'une croix de la main gauche; au revers, des remparts et une porte de ville surmontée d'une tour crénelée : t Henricvs rex Gypri — f civitas Nicossie.
s IV. SCEAUX DES ROIS DESPAGNE ET 1)£ POUTUGAL.
Les Bénédictins ne citent pas de sceaux des rois d'Espagne antérieurs au xif siècle. Alphonse VIII, roi de Castille, et ses deux fds, suspendirent leurs sceaux à un diplôme accordé en 11 56 à l'abbaye de Saint-Denys. «Le sceau « de plomb du roi S. Ferdinand \ disent les mêmes auteurs, représenté dans «la Bibliothèque universelle de la Poly graphie espagnole, porte pour ins- « cription au premier côté : sigillu . régis Ferrandi ; et de l'autre : Toleti et «Gastelle. Le milieu du premier côté de ce sceau, de l'an i23o, est laissé « en blanc ; c'était apparemment la tête du roi. L'auteur de la Poly- « graphie espagnole ne représente jamais l'image des rois, pas même de ceux « dont il donne les sceaux d'après D. Mabillon. Le revers portait peut-être les « armes de Gastille et de Léon écartelées. On sait que Ferdinand, ayant été «proclamé roi de Léon en i2 3o, fit graver sur sa roue ou grande signature «les armes de ses deux royaumes, et divisa pour cet effet son écu rond en «quatre quartiers, ce qui n'avait point encore eu d'exemple.» On trouve dans la nouvelle édition de Rymer le dessin de la bulle d'or suspendue au traité conclu, en 1 2 54, entre Alfonse le Sage et Edouard, fils aîné de Henri III,
1 Ferdinand le Saint est probablement un des empreinte, qui a quatre pouces de diamètre, repremiers rois de Gastille qui aienl scellé en présente ce prince monté sur un cheval dont le plomb; le P. André Merino affirme du moins que caparaçon porte, ainsi que le bouclier du roi, les bulles de plomb n'ont pas été employées long- les armes de Castille et de Léon ; le champ du temps avant le règne d' Alfonse le Sage , qui monta revers est écartelé aux mêmes armes. Voici ce sur le trône en 1 262. Il existe aux Archives du qu'il reste des deux légendes : Ferr.vndvs Dei gra-
Royaume (J. 599) un sceau de cire de Ferdinand eu rex Cas — .... randi régis Legionis
le Saint, suspendu à une charte de 1237. Celte et Castellu.