PARTIE IV. -CHAPITRE VII
épée; les deux légendes sont incomplètes : t itannie et Aqvitanie —
t Artvr* comes Andegav VND. Le sceau de Pierre Mauclerc porte pour
légende : t s. Pétri dvcis Britannie et comitis RiCHMONTis.Le champ du contresceau, qui n'a que dix-sept lignes de diamètre, est occupé par un écu écbiqueté de huit tires au franc quartier d'hermines: t secretvm mevm. Lobineau lait observer que Pierre a introduit les hermines dans les armoiries de Bretagne en brisant d'un quartier les armes du comte de Dreux son père. « Cepen- « dant, disent les Bénédictins, elles ne paraissent ni dans son sceau de l'an 12 i4, «ni dans celui d'Alix, sa femme'. Mais on découvre des mouchetures d'her- « mines sur le quartier de ses armes dans un sceau de 1280. «Ce dernier sceau est sans doute celui qui vient d'être décrit; il est suspendu à un acte de mars 1220 (J. 1 53). Les mêmes armes paraissent sur deux sceaux et sur deux contresceaux de Jean I", fds de Pierre Mauclerc. Le premier sceau , suspendu à un acte de 1288, porte sur la face et sur le revers la même légende que le sceau de Pierre Mauclerc [s. lohis. dvcis, etc.). Le second sceau est attaché à un acte de 1275 (J. 2^1); on y voit pour la première fois un cheval caparaçonné; le titre de comte de Richemont n'est plus exprimé dans la légende : t sigil- LVM loHANNis DVCIS Brit ANNIE ; Ics mots de ccttc légende sont séparés par trois points. Au revers, la fm de l'inscription est indistincte : + s. I. dvcis Britan. ad
LiTTERAS CLAvs Nous u'avous pas rencontré de sceau de Jean II (1286-
i3o5). En 1296 (J. 4 10), Artur, son fds, avait un sceau équestre portant pour légende: sigillvm Artvri primogeniti dvcis Britannie — cts. Artvri pmogenit. DVCIS Britanie. Les armoiries sont les mêmes que sur les sceaux précédents. «Jean III , disent les Bénédictins, quitta ces armoiries en i3i8, et prit l'écus- « son hermine qu'il transmit aux ducs suivants. Sur deux sceaux, l'un de 1871 «et l'autre de i38o, Jean IV ^, duc de Bretagne, est représenté à cheval; mais
^ Les Bénédictins ont reproduit un sceau en ogive qu'Alix employait en 1 2 1 4 ; elle est représentée debout, la couronne ducale sur la tête, vêtue d'un manteau doublé de vair, et portant sur le poing gauche un oiseau: + s. Aa.lis dvcisse Britanie. coït. Richemontis — + secretvm mevm. Le champ du contre-sceau est occupé par un écu échiqueté, brisé d'un franc quartier d'attente, c'est-à-dire sans armoiries.
2 Jean IV ou V le Vaillant, était fils de Jean de Montfort, qui disputa le duché de Bretagne à Charles de Blois. On sait que la lutte de ces deux compétiteurs fut vaillamment soutenue par leurs
épouses. Jeanne de Flandre , épouse de Jean de Montfort, employait en i3/|i (J. 2/ii) un sceau en ogive dont la légende est en partie
détruite : s. Iehanne de Fladres. et de s.
coTESSE. D. MoNTFO. . . . On trouvc au bas d'un acte de iSôg (J. 2A2) le sceau de Jeanne de Penthièvre, femme de Charles de Blois; il est de forme ronde et a seize lignes de diamètre; dans le milieu du champ est un écu en losange parti (à dextre, aux armes de Bretagne; à sénestre, à celles de Penthièvre, qui sont: de Bretagne, brisé d'une bordure). Cet écu principal est accompagné de quatre écussons accessoires , de forme ronde ,
« les inscriptions sont différentes. Dans le premier, Jean prend le titre de comte « de Montfort, et dans le second celui de comte de Richemont^ Un troisième «sceau de l'an iSgi représente ce prince debout, en habit militaire, la tête « nue, tenant l'étendard de la main droite, et l'écu de Bretagne de la gauche. « L'inscription en lettres capitales porte : s. Iohis ducis Britannie coït, [comitis) « MoNTiSFORTis ETC. Lcs sccaux du duc Jean V sont encore plus variés. Celui de «l'an i4o8 porte un contre-scel aux armes de Bretagne, et représente, au « premier côté, le duc assis sous un pavillon, portant une couronne de trèfles, «tenant l'épée nue de la droite, avec cette inscription en caractères minus- « cules demi-gothiques : t s. lohannis cliicis Bntannic comitis Montisfortis etc. Un « sceau de l'an 1 4 1 7 représente le même prince assis sous un pavillon mou- « clieté d'hermines, avec cette devise : a ma vie. Le duc, en habit orné de «semblables mouchetures, tient l'épée dans sa droite et porte sa gauche sur «l'écu de Bretagne. Ce sceau, sans contre-scel, se distingue des précédents par M cette inscription française en lettres minuscules : t Ichan duc de Bretaicjne n comte de Richcmont et de Montfort. L'inscription du sceau de i435 est effacée; « Jean y paraît debout, la tête nue et presque sans cheveux, en habit court, ses M pieds appuyés sur le dos d'un chien, portant l'épée de la main droite et les « armoiries de Bretagne de la main gauche. Ce sceau, ainsi que ceux des ducs M François P'', Pierre II et François II, sont destitués de contrc-scels. L'inscrip- « tion latine de François I" est en lettres capitales à demi gothiques. Le carac- « tère minuscule reparaît sur les sceaux de Pierre II et de François II : les ins- « criptions des uns et des autres sont en latin. Le dernier est représenté à «cheval, le casque en tête, portant Pépée levée de la main droite et Pécu de «Bretagne de la gauche. Dans un sceau de Pan i45-4, Pierre II est assis sur « un trône en forme de portail gothique; il tient Pépée de la main droite et ses « armes de la main gauche; sa couronne est terminée par trois fleurs de lis, «et ses pieds sont appuyés sur un lion. Enfm, le sceau de la duchesse Anne
séparés cliacun pax^ un ange; l'un est aux armes de Bretagne, l'autre à celles de Penthièvre; les armoiries des deux autres sont trop confuses pour qu'on puisse les décrire : seel Iehane. dvchesse de Bretaigne.
1 Une empreinte mutilée suspendue à un acte de iSgi (J. 3 /il) porte pour légende: isiGiLLVM loHANNis (ducis Britannie com-)iTis Montisfortis ET (Riche-) MONDIE. Les fragments de quelques autres empreintes permettent de reconnaître que ce sceau, équestre servait dès l'an i38i; il est
donc probable que c'est là le sceau de i38o dont parlent les Bénédictins, et qu'on devait y lire, outre le titre de comte de Richemont, celui de comte de Montfort. Au revers, on voit près de l'écu aux armes de Bretagne l'Archange terrassant le dragon : cots. Iohis. ducis Britanie. coït. MoTisFORT. z. RicHEMODiE. Il existe en outre aux Archives du Royaume (J. 3/i2 , an i369) un sceau secret où Jean ne prend que le titre de duc de Bretagne et de comte de Montfort; la légende est en minuscule gothique.