‹ Éléments de paléographieChapitre 268 sur 492 · IT. — CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

IT. — CHAPITRE VII

fut remonté sur le saint-siége, les notaires donnéren!

deux époques à son pontificat, l'an 974 etl'an 984.

Boxirace VIIT (Benoît Caïetan }, élu pape le 24 décembre 1294, sacré le 2 janvier 1295 et couronné quelques jours après, meurt le 11 octobre 1303. I

commençait l’année à Noël, comme le firent resque

tous ses successeurs aù x1v° siècle. Il ne datait souvent que de l’année de son pontificat. I avait pour devise : Domine Deus in adjutorium meum intende. « Plusieurs «bulles de Boniface VIIT, disent les Bénédictins, ter- «minent leur suscription par la clause ad perpetuam rei «memoriam. Une qui finit par le salut ordinaire, salu- « Lem et apostolicam benedictionem, ne laisse pas d’être re- «vêtue de ces dates : Datum Anagniæ anno incarnatio-

cnis meccrt1, VIII Idus Jun, pontificatts

nostri

vanno IX. Si l'on envisageait cette bulle et quelques

«autres des papes du siècle précédent sur le pied des

«plus solennelles, elles nous donneraient lieu de re- «marquer 1

1° le retranchement de l'indiction, 2° la «transposition du jour du mois après l’année de l'Incar- «nation. Au contraire si l’on les met dans le rang des

imples bulles, comme il semble qu'on doit le faire, «ces papes y auront introduit, quoique tres-rarement, « tantôt l’année du Seigneur, tantôt la date de l'Incarna-

«Hon :

ce qui revient au même pour le fond. Quelque « parti qu'on embrasse, s’il faut prendre à la lettre le «terme d’incarnationr , la bulle dont on vient de citer la « date, contredit la proposition du P. Papebrok, suivant «laquelle Boniface aurait dû commencer l’année au «25 décembre. Mais peut-être ne faut-il entendre ici

«rien autre chose par incarnation que la naïssance de

«J. C., les exemples de pareille. acception étant sans «nombre.» En définitive les Bénédictins semblent

s'être arrêtés au sentiment du P. Papebrok, qui affirme

que Boniface VIIT commençait l'année à Noël pou se conformer au style des Aragonnais auxquels il avait donné le royaume de Naples. Les auteurs de l'Art de vérifier les dates ont adopté la même opinion, etils annoncent en outre que la plupart des papes du xiv'siècle

suivirent le même calcul. (Voy. CLémenr V.) Du reste

n'est pas toujours facile de fournir des preuves à

l'appui de cette assertion. En eflet les bulles revêtues

des formules de date les plus solennelles deviennent

de plus en plus rares. Ces formules manquent à des bulles de Boniface VIT, qui cependant ont été dressées dans le consistoire public. Mais quand même le bullaire romain ne renfermerait pas la preuve directe

que Boniface VIII a employé des dates solennelles, on

en aurait d'ailleurs la certitude, puisque l'on connaît

sa devise, et que «ces sortes de sentences ne concou-

«rent jamais, disent les Benédictins, qu'avec les s0-

«lennités les plus grandes dont les bulles puissent être «susceptibles.» Quoique la formule ad certitudinem præsentium et memoriam futurorum soit ordinairement réservée aux bulles d'excommunication, Boniface VIIT l'a employée dans la suscription d'un acte par lequel il restitue au roi d'Aragon son royaume d'Aragon et de Valence et le comté de Barcelone. Dans une de ses bulles, au lieu de désigner le jour par le quantième du mois, ilse sert des termes suivants : Actum Laterani die cœnæ Domini, pontificatäs nostri anno 1x. Voy. le sceau de Boniface VIIT, planche U, n° 8.

Boxirace IX ( Pierre: ou Perrin Tomacelli), élu pape le 2 novembre 1389, et couronné le 9 du même mois en opposition à Clément VII, meurt le 1° octobre 1404. Il comptait les années de son pontificat du jour de son couronnement. Ce pape est le premier dont la tiare, dans les monuments contemporains, soitornée d'une triplecouronne. — Il avait pour devise: Ad te levan animam. I a, comme ses prédécesseurs, employé alternativement les formules : « Ad «perpetuam rei memoriam, Ad futuram rei memo- «riam, et Salutem et apostolicam benedictionem. »

Bosox, fils de Théodoric I”, comte d’Autun, créé

CauxTe II (Guy), élu pape le 1* février 1119, et couronné le 4 du même mois, meurt le 12 ou le 13 décembre 1124. — Il a employé l'invocation suivante: In nomine Domini omnipotentis nostri J. C. etin nomine sanctissimæ et individuæ Trinitatis ; mais en général il débute parla formule : Calixtus episcopus servus servorum Dei. La suscription se termine tantôt par in perpetuum ou imperpeluum , tantôt par salutem et apostolicam benedictionem. (Voy. Gérase IT.) La formule de souscription, qui est presque toujours placée avant la date, est conçue dans les termes suivants : Ego Calixtus ou Calistus catholicæ ecclesie ou catholice sedis et ecclesiæ episcopus subscripsi, ou subscribo et confirmo, ou confirmavi et subscripsi, ou laudavi, où collaudans confirmavi. Son cercle, qui présente la même disposition que

se suivante: Fir-

celui de Pascal Il, renferme la de MAMENTUM Esr DomiNus TIMENTIBUS EUM. Les bulles de Calixte IT font quelquefois mention des signatures des témoins. « Il est à observer, disent les Bénédictins, «que les cardinaux, prêtres et diacres, souscrivent «non-seulement après le pape et les évêques, mais en- «core après les simples abbés... Ses simples bulles n'a- «joutent que très-rarement l'indiction aux dates du

duc de Lombardie par Charles le Chauve au mois de février 876, et chassé l’année suivante par Carloman, roi de Bavière, reçut presque aussitôt de Charles le Chauve le titre de roi de Provence. Le 15 octobre 879 il se fit reconnaître comme souverain indépendant. Il mourut au plus tard en avril 887. Ses diplômes commencent ordinairement ainsi

In nomine sanctæ et in-

dividuæ Trinitatis Boso misericordià ou gratià Dei, ou bien 1psius misericordid, et quelquefois divind favente clementià rex. Un diplôme accordé en 887 à l’évêque de Maurienne renferme cette formule singulière : «Re- «gnante Deo factore omnium, qui cuncta suo disponit «ordine, cujus nutu ac potestate reges regnant, qui «nobis beneficio suæ misericordiæ regni gubernacula, «non nostris intervenientibus merilis, concessit ; Ego «quippe Boso procurante divin gratià Burgundiorum «Ausonorumque rex, unà cum Ermengardeuxore, etc. » 11 compte les années de son règne du 15 octobre 879. Un de ses diplômes, publié par du Chesne, est daté de l'Incarnation : « Anno incarnationis Domini nostri «Jesu Christi pocazxx1x, anno primo post obitum Hlu- «dovici gloriosissimi regis.» Voici une autre de ses dates : « Datuf vi Idus Novembris, indictione x11, anno «1 regni domni Bosonis gloriosissimi regis. Actum «Lugduno civitate, in Dei nomine feliciter. Amen. »

«lieu et du jour du mois. Gervais, archiviste notaire «et régionnaire, apposait encore son nom à quelques «bulles solennelles. Mais, depuis lui, il nereste pas dans «les bulles la moindre trace des formules particulières «aux archivistes et aux notaires distinguées de celles «des dataires. » Il ne faut pourtant pas en conclure que leur charge fût supprimée, puisque le titre de notaire reparaît fréquemment, dans la formule commençant par dutum. Peut-être même ne cessèrent-ils que sous Calixte II de marquer leurs noms et leur formule seriptum, touten continuant d'ailleurs de rédiger et d'écrire les pièces. Il est bon de savoir aussi que la formule, scriptum per manus (Gervasi regionarii et notari sucri palatii, n'est accompagnée d'aucune note chronologique dans les bulles de Calixte IT. Elle est immédiatement suivie de la souscription du pape, après laquelle vient la formule datum qui réunit à la date du lieu, du jour, du mois et de l'indiction, celle du pontificat et de J’Incarnation, et quelquefois en outre l'indication du jour de la semaine et de la lune. Gervais prend encore quelquefois le titre d’archiviste, scriniarius, qu'on ne retrouvera plus désormais. y avait certainement plusieurs cardinaux bibliothécaires,

DA PRDIERIR

comme le prouvent les dates des priviléges de Calixte IL. Du reste le nom de ces officiers n’est pas toujours marqué dans la formule datum. — Le calcul pisan est rare dans les bulles de Calixte II : l'année commence ordinairement au 1* janvier. Il a aussi appliqué le calcul pisan à l'indiction, mais en général il la compte à partir du 1° septembre. I emploie quelquefois pour l'année de l'Incarnation la formule suivante : Ab incarnatione autem omnipotentis salvatoris nostri Jesu Christ. — N. B. Le dictionnaire de Moreri commence à donner les listes des promotions des cardinaux à partir du pontificat de Calixte IT.

Cauxre IT (Jean de Strume ), antipape, élu à la fin de 1168, abjure le schisme le 29 août 1178.

Cauixre II (Alphonse Borgia), élu pape le 8 avril 1455 et couronné le 20 du même mois, meurt le 8 août 1458. — Les Bénédictins ne citent pas la devise de ce pape. Suivant les mêmes auteurs, le bullaire de Luxembourg renferme une bulle donnée en 1458 par Calixte IIT, et dans laquelle ces mots , incarnationis Dominicæ, ont été oubliés. La date de l'Incarnation avait donc dans cet acte la même forme que dans les brefs. On trouve dans le bullaire romain, la date suivante où l'année ne commence pas au 1° janvier : «Datum Romæ apud S. Petrum, anno incarnationis «Dominicæ millesimo quadringentesimo quinqua- «gesimo sexto , Kalendis Januarii, pontificatüs nostri «anno secundo. » Cette citation confirme donc l'opinion des auteurs de l'Art de vérifier les dates, qui an-

noncentque Calixte IT commençait l'année au 25 mars

Caxur [® Le Gran», fils de Suénon, règne sur une partie de l'Angleterre concurremment avec ÉthelredIT et son successeur Edmond IT, de 1015 à 1017, devient seul roi à la mort de ce dernier en 1017, et meurt le 12 novembre 1036 ou 1037. — Après un préambule il s'intitule : Ego Cnut annuente ac favente Deiomnipotentis clementià totius gentis Anglorum basileus, ou Ego Cnut rex Anglorum cæterarumque gentium persistentium in circuitu , où Ego Cnut rex Anqligenæ nationis. On lit au commencement d’un diplôme de 1018 : Ego denique imperator Knuto à Christo Rege requm regiminis Anglict in insulà potitus. En 1024 il employa cette formule de souscription : + Ego Cnut reæ Anglorum almæ crucis signaculo hanc munificentiam consignavi; et dans un diplôme sans date: Ego Knut rex hanc donationem Christo contuli pro consequendo præmio cœlestis hereditatis. Dans le diplôme de 1018, où il prend le titre -d'empereur, la souscription estainsi concue: Ego Knuto gubernator Anglici orbis proprid manu confirmo. Viennent

2HAPITRE VII 267

ensuite huit autres signatures au nombre desquelles se trouve celle d'Emme, veuve d'Éthelred Il , et qui avait épousé Canut l’année précédente. Les signatures sont suivies de la date : Facta est autem concessio anno Dominicæ incarnationis M x 111. Cette formule est d'accord avec ce que disent les Bénédictins sur sa manière de dater; en effet ils annoncent que ses diplômes renferment l'année de l'Incarnation, jointe quelquefois à l'indiction, mais sans indiquer ni les années de son règne, ni le jour, ni le mois.

Cawur II où Hardi-Canut, fils de Canut [°, roi de Danemarck et d'Angleterre, succède à la couronne de Danemarck en 1036 ou 1037, et à son frère Harald I, comme roi d'Angleterre, en 1040. Il meurt le 8 juin 1042. Canut IT était fils d'Emme, seconde femme de Canut I‘ et veuve d'Éthelred II ; il était par conséquent frère utérin d'Édouard le Confesseur.

CariBerr ou Caeregert, fils de Clotaire [”, devient roi de Paris en 561, etmeurt en 567.

Canet ou CnarreerT, fils de Clotairell, dépouillé d’abord par son frère Dagobert, reçoit de lui, en avril 630, les pays qui composaient le royaume des Wisigoths, et meurten 631. Le siége de ses états était fixé à Toulouse. Les auteurs de l'Art de vérifier les dates pensent que son royaume comprenait le Toulousain, le Quercy, l'Agénois, le Poitou, le Périgord etla Gascogne

Carzomaw, fils de Charles Martel, succède à son père, comme maire du palais en Austrasie, le 22 octore 741. Le trône d'Austrasie resta vacant, au moins jusqu'à l'avénement de Childéric IT, en 742, et peutêtre jusqu'en 747 (c'est alors que Carloman quitta le gouvernement pour se retirer dans un monastère); quelques auteurs prétendentmême que Childéric In'a jamais été reconnu en Austrasie. — Une de ses dona-

tions commence ainsi : « Iccired Karlemannus major- «domäs, filius quondam Karoli, etc.» Mabillon a publié un autre diplôme qui commence ainsi : « [n no- «mine Domini nostri Jesu Christi, ego Carolomannus «dux et princeps Francorum, anno ab incarnatione «Domini septingentesimo quadragesimo secundo , x1 « Kalend. Maï, etc. » La donation que nous ayons citée d’abord porte au contraire une date à peu près conforme à celles des diplômes mérovingiens : « Factum «est astipulatione subnixà in villà Wasidio publicä sub «die quod fecitmensis Junius dies vr, regnante Häldrico «rege. » La souscription en est ainsi conçue : « Signum «ilustris viri Karlemanni majoris-domüs. Signum il-

«luster vir Drogone filio ejus consentiente. Ego Hildra

268 ELEME « dus cancellarius rogatus hoc testamentum scripsi et «subscripsi. » Après les mots « filius quondam Karoli, »

il ajoute quelquefois : «cui Dominus regendi curam

«“commiitit.» Son nom se trouve aussi écrit Karolo-

mannus , et celui de son chancelier Childradus

CarLromaAN, fils de Pepin le Bref, sacré à Saint-Denis

le 28 juillet 754, succède à son père comme roi d'Aus

trasie, le 24 septembre 768, est inauguré à Soissons,

plutôt que sacré une seconde fois, le y octobre 768, et meurt le 4 décembre 771. — La suscription de ses diplômes renferme souvent gratià Dei ajouté à Curolomannus rex Francorum , vir inluster. 1 supprime

Son nom s'écrit aussi

quelquefois les mots wir inluster.

Carlomannas et Karolomannus. En général il a employé les mêmes formules que son père. Sa signature con-

sistait également dans une simple croix. Il l'a annon-

cée par la formule suivante, dans un diplôme en faveur d’Aïline, abbesse d'Argenteuil : « Et ut haec auctouritas firma permaneat, manu nostrâ signaculum «subter decrevimus roborare. Sign. + domno Carolo- «manno gloriosissimo regi. » Les années de son règne sont comptées dans ses diplômes du 24 septembre ou du 9 octobre 768. Toutefois l’époque de son sacre, en 724, a été aussi considérée comme le commencement de son règne. C’est ce que prouve un ancien légen-

daire cité par les Bénédiclins, el qui fait concourir la

seizième année du règne de Pepin avec la treizième du

règne de ses deux fils. — Sceuu : voy. planche À, n°

CarLOMAN, premier nom de Pepin, fils de Charlemagne. Voy. Perin

Carrouwan, fils de Louis le Germanique, succède à son père comme roi de Bavière, le 28 août 876. Proclamé roi d'Italie en 877, et reconnu en cette qualité s la mort de Charles le Chauve,

par Jean VIII, apr il meurt le 22 mars 880.

CarLomay, fils de Louis le Bègue, reconnu d'abord roi de France en commun avec son frère Louis III, après la mort de Louis le Bègue, arrivée le 10 avril 879, conclut, au mois de mars 880, un lraité de par-

lage en v

tu duquel il obtient les royaumes de Bourgogne et d’ Aquitaine, le marquisat de Toulouse, la Septimanie’ et une portion de la Lorraine. Il réunit

toute la monarchie à la mort de Louis III (3 ou 5 août882), el meurt le 6 décembre 884. — Ses di-

plômes commencent presque toujours par «in nomine « Domini Dei æterni et Salvatoris nostri Jesu Christi ; » ou quelquefois par «in nomine sanctæ et individuæ « Trinitatis, Karlomannus ou Carolomannus gratià

TS DE PALEOGRAPHIE.

«Dei rex. » I emploie en général les mêmes formules que son père. Dans un diplôme de 882, la souscription du notaire est remarquable : « Norbertus notarius «post obitum magistri sui Vulfardi. » Carloman ne parail pas avoir employé la date de l'Incarnation. Il existe un diplôme de ce prince du mois de janvier

Louis le-Bègue soit mort seulement de 10 avril 879:

1, qui est daté de la 3° année deson règne, quoique c'est qu'on a compté pour une année complète les neuf mois de 879. Mabillon cite une de ses chartes qui se termine ainsi : « Datum pridie Kal. Decembris “anno 11 Karolomanni gloriosissimi regis, indictione

«xt. Actum apud Nerundam villam. Theodericus

2omes ambasciavit. » Nous avons expliqué ailleurs le

sens des mots ambasciare et ambasciator.

Sceau : plus grand que celui de Louis le Bègue: du reste, mêmes caractères. Inscription : KARLOMANNYS GRA p1 (gratia

Dei) rex

Cécesrin IT (Thibaud), antipape, élu vers le 14 décembre 1124, en opposition à Honorius IT, renonce aussitôt à ses prétentions

Cévesrix IT (Guy), élu pape et intronisé le 26 septembre 1143, meurt le 9 mars 1144. — I avait pour devise: Fiat pax in virtute tu ct abundantia in turribus tuis. Ses petites bulles ne portent que la date du lieu et du jour. Il ajoutait, selon l'usage, dans les grandes bulles, les dates de l’indiction, de l’Incarna-

lement sa sous-

lion et du pontificat. On y trouve ég criplüion et celle des cardinaux. Il comptait l'indic-

tion au 1° septembre, et quelquefois au 1° janvier.

Peut-être ne commençait-il pas toujours l’année au 1° janvier. Sous son pontificat, le titre de bibliothécaire paraît pour la dernière fois dans les dates. Voy. Ixxo-

TI

Cëcesri [I (Hyacinthe Bobocard), élu pape le 30 mars 1191, ordonné prêtre le 13 avril, et consacré pape le lendemain, jour de Päques 1191, meurt le 8 janvier 1198. — Il avait pour devise : Pe

gressus meos in semilis tuis. Dans la 13° de ses lettres, écrite en 1195, on trouve, pour la première fois peut-être, la formule ad majorem cautelam. C'estune forme d’absolution que les canonistes ont nommée absolution à cautèle. « La bulle par laquelle il canonisa saint Jean « Gualbert, instituteur de la congrégation de Vallom- «breuse, n'est revêtue, disent les Bénédictins, que des « formalités dont on ne se dispensait jamais. Celle qu'il «adressa aux évêques, au clergé et à tous les fidèles du « diocèse d'Hildesheim , pour leur notifier la canonisa- «Lion de S. Bernward, est pareïllement dans la forme

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