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« de l’Incarnation : Datum Aquilæ Kalend. Octobris, in-
« dictione v11, anno Dominimcexc1v, pontificatüs annor.
«I est évident, à qui fait attention à la durée de ce
«pontificat et aux indictions qui lui conviennent, «qu'on les comptait alors du commencement de l’an-
«née, el non pas des calendes de septembre. On voit
«dans une des bulles de ce
aint pape: Salutem et «oplatam bencdictionem, au lieu de la formule ordinai-
«re.» Ï ne paraît pas que Célestin V ait eu une devise. Cnarigerr. Voy. CARIBERT
Cuarzes Marrez, fils naturel de Pepin de Héristel, est délivré en 715 de la prison où il était enfermé depuis quelques mois, s'empare de l'autorité en Austrasie, et laisse le trône vacant jusqu'à l'avénement de Thierri IV en 720; puis après la mort de ce roi, au mois d'avril 737, il gouverne la France entière et meurt le
octobre 741. Ses suscriptions sont ordinairement dans la forme suivante : « Ego in Dei nomine illuster où «inluster vir Carolus, Karolus ou Karlus major-domuüs «ou majorim-domûs filius Pippini quondam, ete. » Il a daté des années du règne de Thierri IT, puis des années qui s'étaient écoulées depuis la mort de ce prince: «Actum Careciaco villà in palatio quod ficit mensis « September die xv11 annum quintum post deffunctum « Theodericum regem.» Viennent ensuite les souscrip-
lions : plusisurs sont de la main du notaire, et de ce
nombre est celle de Charles Martel, ainsi conçue:
«<enum inllustro viro Karlo majorim-domuüs qui hanc
«epistolam donationis fieri rogavit + .» Neuf seigneurs signent également par des mains empruntées dans la forme suivante : S. Ratberti comitis. On trouve enfin ces trois signatures originales : « Audoenus capellanus
«subs
ipsil. Ego Theudericus subscripsi. Crothgangus «jussus hanc epistolam donationis recognovi. » Un diplôme de 726 se termine par deux formules qui méritent d’être citées : «Signum Erkenfridi comitis qui «advocatus fuit episcopi et hanc traditionem manu su «cum domino suo suscepit. Aldo clericus jussus à do-
«mino meo Karolo scripsi et
ripsi hanc testamenti «chartam in Dei nomine feliciter. » On remarquera que les mots traditio el testamentum sont employés comme
synonymes et désignent l'acte de donation
CHARLEMA(
: (Cuanues [°), fils de Pepin le Bref,
sacré à Saint-Denis le 28 juillet 754, succède à son père comme roi de Neustrie, de Bourgogne et de Provence, le 24 septembre 768; est inauguré à Noyon, plutôt que sacré une seconde fois, le 9 octobre 768;
devient maître de toute la monarchie à la mort de son
frère Carloman le 4 décembre 771; est proclamé roi
270 ELEMEN d'Italie du 25 mai au 13 juin 774; prend dès lors le titre de roi des Français et des Lombards , et de patrice des Romains; reçoit la couronne impériale le 25 décembre 800, et meurtle 28 janvier 814. — On trouve quelquefois dans ses diplômes l'invocalion in nomine Patris et Fil et Spiritäs sancti. Mais elle ne parait guère que dans ceux de ses actes qui sont postérieurs à son couronnement impérial. Quelques savants ont prétendu que ces formules avaient été ajoutées après coup. Les auteurs du Nouveau Traité de Diplomatique ne partagent pas cette opinion, et l'on ne voit pas en effet pourquoi il faudrait rejeter comme suspectes des formules qui ne sont après tout que la traduction des invocations monogrammatiques placées en têle des diplômes mérovingiens. Il faut remarquer d’ailleurs
que sur plus de quatre-vingt-dix chartes citées par Dom Bouquet, il n’y en a pas vingt qui soient postérieures à son couronnement impérial. Or c'est précisément dans ce pelit nombre d'actes que se rencontrent, à trois ou quatre exceptions près, tous les exemples d’invocation. En effet il n’y a que deux des diplômes impériaux de Charlemagne cités par Dom Bouquet, qui ne renferment pas l'invocation in nomine Patris et Fil et Spirits sancti. Au contraire, dans les diplômes royaux, il y en a à peine un sur vingt qui débute par une invocation. [1 faut donc reconnaître que depuisle couronnement impérial de Charlemagne
ait établi dans les formules des actes, un chan-
il s’é
gement analogue à celui qui se remarque dans l'écriture des chartes et des manuscrits. Toutefois les auteurs du Nouveau Traité de Diplomatique n’admettent pas indistinctement toutes les formes d'invocation : ils déclarent même que la formule in nomine sanctæ et individuæ Trinilatis ne convient pas aux diplômes de Charlemagne, mais seulement à ceux de Charles le Chauve : mais d’un autre côté ils ne rejettent pas absolument une invocation dans laquelle on retranche les mots ac individuæ. Pour justifier une distinction aussi subtile, il faudrait avoir sous les yeux les titres originaux. Charlemagne employa presque toujours la formule par la grâce de Dieu, et conserva le titre de wir inluster jusqu'à ses conquêtes en Italie. Depuis 774 1 lui arriva tantôt d'y ajouter, tantôt d'y substituer ceux de patrice des Romains, roi des Lombards. Mais cette qualification d'homme illustre ne reparait plus dans ses actes une fois qu'il a le titre d'empereur. I réunit alors les titres suivants : « Serenissimus Augustus à Deo co- «ronatus magnus et pacificus imperator, Romanorum «gubernans imperium, qui et per misericordiam Dei «rex Francorum et Langobardorum. » Il ne prit que très-rarement alors le titre de patrice. Souvent il
TS DE PALEOGRAPHIE.
se qualifia seulement roi après avoir reçu la couronne impériale, comme aussi il avait pris ayant cette époque le titre d'empereur. Les savants rejettent les diplômes où il est qualifié roi d'Italie. On ne cite de lui qu’un diplôme renfermant des imprécations ; mais les peines pécuniaires sont moins rares dans ses actes. Les formules ordinaires de sa signature comme roi, sont: Signum Caroli ou Domini Karoli gloriosissimi où illustris regis; et comme empereur : Signum Caroli où domini Karoli, püssimi ou serenissimi ou püssimi ac serenissimi imperatoris. Charlemagne est le premier qui ait introduit l'usage constant des monogrammes , qui n’ont cessé en France que sous Philippe TL. I n’est fait aucune mention dans ses arrêts de la signature et de l'anneau, qui sont au contraire annoncés dans ses autres diplômes par diverses formules au nombre desquelles nous citerons celles qui suivent: «1° Et ut hæc auctoritas vel præceptio nos- «tra quod nobis postulaverunt circa ipsa casa Dei pro- «ficiat et evis et futuris temporibus inconvulsa et firma «debeat permanere manu proprià subter firmavimus «et anuli nostri impressione signavimus. 2° Et ut hæc «auctorilas nostris et futuris temporibus circa ipso «sancto loco perenniter firma et inviolata permaneat «vel per temporainlæsa custodiatur atque conservetur «et ab omnibus judicis meliüs credatur proprià manu «annotatione studuimus adumbrare. (Voy. PEpiN LE «Brer.) 3° Unde duas confirmationes uno tenore con- «scriptas fieri jussimus quas et manu proprià firmavi- «mus etde anulo nostro sigillare jussimus. » Le diplôme par lequel il renouvela le testament du patrice Abbon, renferme une formule dont on ne trouve pas ailleurs d'exemple : Subter plumbum sigillari jussimus. — Les diplômes de Charlemagne sont datés : 1° de son règne en France, que l’on fait commencer tantôt au 24 septembre ou au g octobre 768, tantôt au 4 décembre 771 Ou au commencement de 772 ; 2° de son règne en Italie, que l’on fait commencer soit avec l’année 774, soit au mois de mars ou d'avril, soit du 25 mai au 13 juin de cette année; 3° de son empire qui commence au 25 décembre 800 ou en 801 pour ceux qui ouvrent l'année au 25 décembre. On trouve dans quelques diplômes de Charlemagne la date de l'indiction. Les exemples suivants prouvent en outre que Charlemagne a tantôt énoncé et tantôt supprimé les années de son règne en Lombardie et la date du
jour : 1° « Data sexto Kal. Julias anno septimo et se- «cundo regni nostri. Actum Carisiago palatio publico, «in Dei nomine feliciter. 2° Datum quinto Kalendas « Augustas in anno septimo regni nostri Duria villa in « palacio publico, in Dei nominefeliciter. Amen. 3° Data
«in mense Octub. anno x1 et quinto regni nostri.