S. GEL
le 19 novembre 496. — On cite de lui la suscription
AsE [°, ordonné pape le 1° mars 492, meurt
suivante : « Gelasius Romanæ ecclesiæ episcopus dile- «ctissimis in Christi caritate unanimiter complexis
« fratribus episcopis, qui in Sicilià sunt constituti. »
Gx
1118, ordonné prêtre le g mars suivant et consacré
LASE IT (Jean de Gaëte), élu pape le 25 janvier
pape le lendemain, meurt le 29 janvier 1119. — Ayant son couronnement il prenait le titre de Reve-
rentisismus ecclesiæ Romanæ diaconus nunc, disponente
les années à partir de 1459, entre le 18 février et le 25 mars. Or comme dans cet intervalle se trouve placée la date du 19 mars, qui est le point de départ des années de son empire, on peut présumer qu'il avait fixé au même jour le commencement des anné
de son règne en Hongrie. — En résumé, Frédéric comptait les années de son règne comme roi des Romains du 30 mars 1440, celles de son empire du 19 mars 1452, et celles de son règne en Hongrie probablement du 19 mars 1459. On trouve dans le Corps diplomatique un traité d'alliance, daté du 31 décembre 1475, qui semble contredire ce calcul; mais il faut se rappeler qu'en Allemagne il était d'usage de commencer l'année au 25 décembre. Cet acte appartient donc à l'année 1474, ratification de Louis XI, roi de France, en date du
comme le prouve évidemment une
17 avril 1475, date qui ne peut convenir à l'année suivante, puisque Pâques tomba le 14 avril en 1476 Parmi un grand nombre de dates que nous avons vé rifiées, il en est une qui ne cadre pas avec les indica-
tions qui viennent d’être données. Nous la reproduisons d’après les Bénédictins: « Datum in oppido nostro « Gretz, die Sabbati anteDomnicam judica in Quadrage
«simä, anno Domini MCCGGLxVIT, regnorum nostrorum
« Romani xxvinr, imperii xvi1, Hungariæ verd x. Nos « Fridericus prælibatus præscripla recognoscimus, pro- « fitemur etapprobamus. Ad mandatum Domini impe- «ratoris proprium, Udalricus episcopus Pataviensis « cancellarius. » Comme cette date correspond au 2 avril 1468, la vingt-neuvième année du règne de Frédéric , en qualité de roi des Romains, était commencée depuis le 30 mars; les Bénédictins auraient donc cité un exemple contraire à leur opinion, si l'on ne supposait pas, ce qui est beaucoup plus probable, qu'il y a une faute matérielle dans le chiffre de cette année. Quant aux années de l'empire et à celles du règne en Hongrie,
elles sont exactement indiquées.
Domino, in pontificem electus. I avait pour devises Deus ou Dominusin loco sancto suo et Confirma hoc, Deus, quod operatus es in nobis. On cite quelques-unes de ses bulles où il conserve son ancien nom Johannes Gaietanus. I commence quelques bulles par cette invocation : In nomine Domini. — NH suivait dans ses dates le calcul pisan, mais en commençant l'année à Pâques. Cette anticipation est prouvée par une bulle qui est datée du 20 décembre 1119, et qui ne peut appartenir qu'à l'année 1118, puisque Gélase Il est mort le
29 janvier 1119- Il commençait l'indiction au 1
septembre. — Voici les caractères qui le distinguent de son prédécesseur Pascal II. 1 n'employait que la formule Datum, ete. Cette formule était précédée d’une souscription conçue dans les mêmes termes que celle de Pascal IT, mais à laquelle il ajoutait Signum manüs meæ Gelasü, où Signum manûs meæ propriæ, et plus ordinairementSignum manûs meæ. Sa devise, au lieu d'être située entre deux cercles, était distribuée au-dessus et au dessous des bras d'une grande croix. « La distinc- «tion des deux formules 1n perpetuum et Salutem et «apostolicam benedictionem, selon que les bulles étaient «ou n'étaient pas en forme de priviléges, devient tou- «jours, disent les Bénédictins, plus constante et plus «invariable. »
Gopowar ou Gonpomar, second fils de Gondebaud, roi des Bourguignons, usurpe le trône de son frère Il est dépossédé lui-même en 53a
Sigismond en 5 ou 534 par les fils de Clovis.
Goxpegau», fils puiné de Gondioc ou Gondéric, roi des Bourguignons, s'empare du trône vers 491, après avoir mis à mort son frère Chilpéric, et meurt en 516.
Goxrran, fils de Clotaire [", devient roi d'Orléans et de Bourgogne en 561; il partage avec ses deux frères le royaume de Paris en 567, et meurt le 28 mars 593.—Voicile début etla fin d’un diplômede ce prince, cité par dom Bouquet : « Divinà disponente gratià «servus servorum Domini Gontramnus rex, regnante
s sanctæ matris ecclesiæ filiis salutem.
« Deo, univers «….. Hæc autem sic disponimus ut quicumque ea tur- « baverint de vitæ libro deleantur. » On voit qu'il n’est question dans ce diplôme ni de sceau, ni de date, ni de signature. La suscription est d’ailleurs fort singulière; et si l'on ne veut pas suspecter l'authenticité de cet acte, il faut au moins le regarder comme contraire à tout ce que l’on connaît des usages suivis à cette époque.
S. Grécorre [*, dit Le GRAN», élu en février 590, ordonné pape le dimanche 3 septembre de la même année, meurt le 12 mars 604.— Son nom précède presque loujours celui des personnes auxquelles il écrit. Il estle premier qui ait employé la formule Servus servorum Dei, mais elle ne paraît que dans un trèspetit nombre d'actes, et le plus souvent il n'y joint pas le titre d'episcopus. variait beaucoup la forme de ses salutations, qu'il modifiait selon la qualité des per-
sonnes, et qui en général se rattachent au sujet traité dans l'acte à la fin duquel elles sont placées. La date
de ses décrétales commence ordinairement par data ou datum , une fois par actum, suivi de in urbe Romd. Il a employé, dans la date de quelques lettres, la formule suivante : Data die N. Kal. N., imperanle domino nostro Mauricio Tiberio püssimo augusto anno N., post consulatum ejusdem D. nostri anno N., indictione N. Toutefois il datait rarement de l'année des empereurs, mais presque toujours de l'indiction, très-souvent du mois, en y ajoutant quelquefois les calendes , lesnones et les ides, ou en complant les jours du mois à notre manière. Que S. Grégoire ait accordé des priviléges , c'est ce que les Bénédictins regardent comme un fait incontestàble; mais ils reconnaissent en même temps que les formules de ce pape ont pu être plus ou moins altérées par les copistes. Ces actes renferment des malédictions ou des censures contre ceux qui en violeraient les dispositions, eten même temps des bénédictions pour ceux qui les observeraient fidèlement. Ces formules sont ainsi conçues : Statuentes nullum regum, nullum antistilum, nullum quâcumque præditum dignitate, etc... Si quis verd requm, sacerdotum , Judicum, personarumque secularium hanc constitutionis nostræ paginam agnoscens, contra eam ventre tlentaverit, potestatis honorisque sui dignitute careat, reumque divino judicio existere de perpetratä iniquitate cogno- * scat…. Et nisi vel ea quæ ab illo malè ablata sunt restituerit, vel digna pœnitentià illicite acta defleverit, à sacralissimo corpore ac sanquine Dei et Domini nostri redemptoris Jesu Christi alienus fiat, atque in æterno examine districtæ ultioni subjaceat. Cunctis autem eidem loco juxta servantibus sit pax Domuini nostri Jesu Christi; quatenus et hic fructum bonæ actionis recipiant et apud districtum judicem premia æternæ pacis inveniant. « Cette dernière clause, ajoutent les Bénédic- «tins, était littéralement la même au x1° et surtout «aux xn° et xrr° siècles. On peut même dire qu'elle n’a «presque pas varié dans les priviléges des papes. Il «était naturel d'emprunter ces clauses de S. Grégoire, «quand on les fit passer en style. » Un de ses priviléges, qui commence par la formule Gregorius episcopus, servus servorum Dei, dilectissimo, etc. in perpetuum , se termine par la salutation Benevalete et la date suivante : Dat. Non. (1x) Kal. April. Romeæ, per manus Johannis levitæ et 5. R.E. (sanctæ Romanæ ecclesiæ) bibliothecaru. Plusieurs critiques ont nié l'authenticité de cet acte comme renfermant des formules d'une époque postérieure; mais si l'on n’a pas assez de termes de comparaison pour affirmer que ce style a été réellement suivi par S. Grégoire, il faut reconnaître du moins qu'on n'y trouve rien d'incompatible avec l’époque à laquelle on le fait remonter. Ces formules , il est vrai, paraissent pour la première fois; mais en bonne cri-