‹ Éléments de paléographieChapitre 292 sur 492 · AT TRE · texte numérisé non relu

AT TRE

Per 506 : ELEMENTS DE dans un diplôme de Conrad IT, dont les Bénédictins suspectent d’ailleurs l'authenticité. Si cette pièce était apocryphe, il paraîtrait probable que Conrad II s'est contenté comme Henri III du titre de roi pris absolument, ou peut-être accompagné quelquefois du mot Romanorum. Ajoutons, en ce qui concerne Henri le Saint, qu'il s'est intitulé secundus imperator, quoique Henri [* n'ait pas été couronné à Rome. On voit dans le Bullaire du Mont-Cassin une charte datée du 8 janvier 1009 imperante nemune, parce qu'alors Henri et Ardouin se disputaient l'empire. Voici ses formules comme empereur : « Henricus Dei omnipolentis dis- «positione Romanorum imperator augustus ; Henricus «secundus divinà favente clementià Romanorum, elc.; « Henricus secundus, servus Christi et Romanorumim- «perator semper augustus, secundum voluntatem Dei «salvatoris nostrique liberatoris. » 1 varie beaucoup dans l'annonce du monogramme et du sceau, comme on peul en juger par les formules suivantes: 1° « Nomi- «nis nostri figuram proprià manu signantes inferius

«nostro sigillo muniri jussimus. » 2° « Hoc præceptum «inde conscriptum manu proprià confirmantes atque «corroborantessigni nostri impressione insignivimus. » 3°« Manu proprià subter eamfirmavi annulique impres- «sioneassignari jussi. » 4° « Manu proprià eam roboran- «tes sigillari nostrà imagine jussimus. » 5° « Hanc nos- «tri præcepti paginam manu proprià roborantes nostræ «imaginis bullà insigniri præcipimus. » 6°« Hoc præce- «ptum inde conscriptum manu proprià firmavimus et «nostro sigillo repercusso insigniri jussimus. » Sa formule ordinaire de souscription fut d'abord : « Signum «domni Henrici regis invictissimi, » et dans la suite: «“Signum domni Henrici Romanorum invictissimi «imperatoris augusti, ox semper augusti. » Voici deux exemples des souscriptions de ses chanceliers : 1°« Eber- «hardus cancellarius, vice Willigisi archicapellani, re- «cognovit. » 2°« Guntherus cancellarius, vice Aribonis «archicapellani, recognovi. » Son monogramme royal est différent du monogramme impérial. Tous deux sont placés à da fin de la formule Signum , etc. — On trouve dans ses diplômes les deux époques du 6 juin 1002 et du 14 février 1014. Après son couronnement à Rôme il joignit la date de son empire à celle de son règne. Ses chanceliers ont varié dans le calcul des années incomplètes et non révolues. Voici une de ses dates : « Dat. 111 Idus Marti, anno Dominicæ incar- «nationis M1, anno vero domini Heinrici regnantis «adhuc primo. » Dansun diplôme de 1021, il indique ainsi les années de son règne et de son empire : « Da- «tumv Non. Jul. indictione #1 ,anno Dominicæ incar- «nationis Mxx1, anno vero domni Heinrici secundire-

“gnantis xx, imperantis autem var. Actum Coloniæ

«“feliciter. Amen. » Il faudrait indictione 1111 , au lieu de 11.

Hexrs l°, fils de Robert II, roi de France, et de Constance, sacré à Reims le 14 mai 1027, succède à son père le 20 juillet 1031, et meurt le 29 août 1060. Dom Bouquet met la mort de Henri I” au 4 du même mois ; mais les auteurs de l'Art de vérifier les dates ont

sans doute fixé l'époque du 29 août d’après des docu-

ments que dom Bouquet n'avait paseus entreles mains. — Voici la suscription ordinaire de ses diplômes : /n nomine sanciæ et individuæ Trinitatis, ego Henricus, Heinricus où Hainricus , gratià Dei Francorum rex. Ce style fut suivi par ses successeurs. Après l'invocation de la sainte Trinité, il ajoute quelquefois Patris et Fil, ou Patris videlicet et Fil et Spiritäs sancti. Parmi ses diplômes les plus remarquables, on peut citer celui qu'il accorda à l'église Saint-Martin des Champs. L'invocation de la sainte Trinité est suivie de ces paroles : Gloriosæ matris ecclesiæ filit noverint, etc. ; vient ensuite un long préambule qui se termine par cette suscription : Ego Heinricus Dei gratià Francorum rex. Plusieurs diplômes de ses quatre successeurs immédiats ont été dressés de la même manière. Voici au contraire une suscription qui s'écarte de toutes les formes ordinaires : « In nomine Creatoris et guberna- «toris cunctorum, ego Henricus cunctipotenti Deo su- «pereminente Francigenis imperans et gentibus per «orbem circumquaque diffusis , etc. » Henri parle tantôt au pluriel, tantôt au singulier. Sur la fin de son règne on commença à mentionner dans les lettres royaux les noms des premiers officiers de la couronne , avec ceux du chancelier et des aulres grands seigneurs. Un diplôme de 1060 énonce de la manière suivante les noms et les titres de ces grands officiers : « Baldui- «nus cancellarius, Rainaldus camerarius, Albericus «constabularius, Willelmus sinischalcus, Hugo buti- «cularius, Rotbertus cocus. »—Henril" s’estaussi servi de l'invocation Jn Christi nomine, où In nomine Domini Dei c«æterni et salvatoris nostri Jesu Christ. B a substitué quelquefois à gratié Dei les formules Dei miseratione, misericordié ou clementiä, propitià Divinitate, Divind præordinante ou favente clementià ou providentià. I annonce quelquefois le sceau, le monogramme et la croix formée de sa main : « Et ut «nostræliberalitatis munificentia omnibus $. matris.ec- «clesiæ fidelibus et nostris esset nota, summo studio vetdiligentià præcepimus exarari et sigilli nostri im- «pressionesignari ,quatinus quod manu proprià signo verucis impresso slaluimus esse ratum per curricula wsuccedentium temporum maneat inconvulsum.» I] fait mention dans un autre diplôme des évêques qui

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