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PARTIE II — CHAPITRE VII

tantôt le mot annulus : 1° « Ut autem hæc altitudinis «nostræ confirmatio seu præceptio meliorem semper «obtineat firmitatem, manu nostrà eam subterfirma- «vimus et anuli nostri impressione sigillari jussi- «mus.» 2° «Et ut nostræ auctoritas confirmalionis « inviolabilem atque inconvulsam obtineat firmitatem, “anuli ac monogrammatis nostri signo illam decre- “vimus insigniri.» 3° «EL ut verius credatur, dili- « gentius ab omnibus observetur, manu proprià corro-

«borantes sigillo nostro subtus insigniri jussimus. »

Quelquefois il ne fait mention ni de l'anneau ni du

sceau : «Et ut hæc firma permaneant, proprià manu «subterfirmavi fidelibusque meis roboranda tradidi. » On trouve dans ses actes tantôt sa signature et celle du chancelier, tantôt l'une des deux seulement. Souvent la signature de plusieurs témoins est jointe à celle du roi. Dans un diplôme la signature, ou plutôt l'énumération de ces Lémoins, est précédée des mots nomina testium. Quant à la signature du roi, elle est accompagnée ordinairement de l’une des formules : Signum Roberti regis ou regis inclyti, ou regis Francorum gloriosissimi, ou gloriosissimi regis Francorum. Dans un diplôme en faveur du monastère de Cluny, après la formule S. Roberti regis, on trouve : qui hanc scribi Jussit scriptamque firmavit. Souvent au contraire cette

signature ou ce mOon0g;

mme ne sont annoncés par aucune formule. Son diplôme pour le monastère de Coulombe est revêtu de la signature et d’une formule d'excommunication du pape Benoît IX. C'était l’usage d'envoyer à Rome les chartes les plus importantes , pour que l'assentiment du souverain pontife et ses menaces d'excommunicalion contre leurs violateurs en accrussent l'autorité. Voici quelques-unes des formules employées par les chanceliers du roi Robert ou leurs remplaçants : 1° « Franco cancellarius sacri «palatii subscripsit et notavit.» 2° «S. Matris Dei «Mariæ Remensis ecclesiæ Franco levita regisque Ro- «berti à commentariis relegit.» 3° « l'ranco diaconus vaique chartigraphus relegit et sigillavit. » 4° « Bal- “duinus où Baldoiïnus cancellarius relegendo ou per- «legendo subscripsi où subscripsit.» 5° « Balduinus sacri palatii apocrisiarius postulatus recognovi et «subscripsi. » I serait trop long de citer les différentes

formules de dates qui justifient les six ou sept commencements assignés au règne de Robert. Contentonsnous de dire qu'il a quelquefois substitué anno incarnati Verbi à la formule anno Dominicæ incarnationis. Quant à la date suivante, elle mérite d'être remarquée à cause du fait historique qu'elle renferme : « Actum «Aurelianis publicè, anno incarnationis Domini mille- “simo vigesimo secundo, regni Rotberti regis xxvit

«el indictione v, quando Stephanus hæresiarches et

Do «complices ejus damnati sunt et arsi sunt Aurelianis. » Ce qui distingue encore ce diplôme, c'est qu'il est revétu de la signature de Robert et de ses trois fils : « Sig ï Rotberti.

«Sign. Henrici filii Rotberti regis. Sign. Rotberti filii «Rotberti regis. » Parmiles divers commencements de

«Rotberti regis. Signum Hugonis regis f

son règne, le plus ordinaire est fixé au 24 octobre 996 ; les autres correspondent aux années 987, 988, 989, 990, 991 et 997. Souvent les années de l'indiction sont difhciles à concilier avec celles de l'Incarnation dans les chartes de son règne. Il faut se rappeler d’ailleurs que les computistes ayant cru apercevoir des défauts dans le calcul de Denys le Petit, tentèrent d'y remédier en anticipant d’un, de deux, ou de trois ans sur l'ère vulgaire. On commençait d’ailleurs l'année tantôt au 1° janvier, tantôt au 25 mars ou à Pâques. —Sceau : Voyez planche B, n° 4.

Rogerr, comte palatin du Rhin, fils aîné de Robert le Tenace et de Béatrix de Sicile, élu roi des Romains le 21 août 1400, et couronné à Cologne le 6 janvier 1401, meurt le 18 mai 1410. — Ses diplômes commencent ainsi : « Rupertus Dei gratià «Romanorum rex semperaugustus. » La citation suivante prouve qu'il comptait les années de son règne de l'époque de son élection, en 1400 : « Datum Augs- «purg, terlià ferià post festum Nativitatis beatæ Mariæ « Virginis gloriosæ, anno Domini Mecccr, regni verû «nostri anno secundo.» Le troisième jour après la Nativité de la sainte Vierge correspond au 11 septembre. Un de ses diplômes, dont la suscription se termine par la formule ad perpetuam rei memoriam qui alors était souvent employée, réunit l'annonce du sceau et la date dans une phrase assez obscure, dont la chancellerie germanique faisait fréquemment usage: « Harum sub regiæ nostræ majestatis sigilli appensione «testimonio litterarum, datum Moguntiæ die quartà

«mensis Julii, etc....Ego Rabanus episcopus Spiren-

«sis, regalis aulæ cancellarius, vice reverendissimi «in Christo patris domini Joannis archiepiscopi «Moguntini per Germaniam archicancellarti, reco-

« gnovi. »

Roporene I* ou Raour, fils de Conrad le Jeune, comte d'Auxerre, se fait proclamer roi de la Bourgogne Transjurane en 888 et y règne paisiblement

jusqu’à sa mort, arrivée le 25 octobre 911 ou 912

Ropozpne LI, roi de la Bourgogne Transjurane, succède à son père Rodolphe I*en g11 ou 912; il est couronné roi d'Italie à la fin de g22, abandonne ce

royaume en 926, devient roi d'Arles en 933 par la

réunion des royaumes de Provence et de Bourgogne Transjurane, en vertu de son traité avec Hugues, comte de Provence et roi d'Italie, et meurt en 937. — Voici les formules ordinaires de ses souscriptions : Signum Rodulfi où domni Rodulfi püssimi regis ou regis

simi. Jeronimus protocancellurius recognovit et sub-

/ scripsit, ou Berengarius notarius, ad vicem Theoderici

archiepiscopi { Vesontionensis) et cancellarü, recognovit. La plupart de ses diplômes sont datés de l'an de l'Incarnation , et quelques-uns de la Nativité.

Ronozene ou Raovr, duc de Bourgogne, fils de Richard le Justicier, est élu roi de France et couronné à Soissons le 13 juillet 923. 1 fait un traité en 928 avec Charles le Simple, alors sorti de prison , et à la mort de ce roi (7 octobre 929) il réunit toute la monarchie. Cependant le Languedoc ne le reconnait qu'en 932. Rodolphe meurt le 14 ou le 15 janvier 936. — T1 employa les formules initiales suivantes : In nomine sanctæ et individuæ Trinitatis, Rodulfus supernû regente pietate, misericordi& Dei ou ejusdem Dei omnipotentis gratià et musericordié rex, ou diviné clementià, diviné propitiante clementià, divinä ordinante providentià rex Francorum , ou Francorum reæ, ou simplement gratià Dei rex, ou enfin gratià Dei Francorum et Aquitanorum atque Burgundionum reæ pius, invictus ac semper augustus. Un privilége en faveur de l’église du Puy commence par l'invocation : ]n nomine Dei et salvatoris nostri Jesu Christi. reprit quelquefois le titre de vir inluster. Ses diplômes font le plus souvent mention de l'anneau, quelquefois du sceau et rarement de la bulle. Dans un acte de 925 en faveur de l'abbaye de S. Amand, l’annonce de la souscription et de l'anneau est exprimée en vers :

Uique hoc præceptum firmum per sæcula duret, Et credant homines cuncti per tempora mundi, Subsignante manu proprià firmatio patet, (paret?) Atque anulus nostrum pinxit suppressus agalma.

Sa signature est annoncée par : Signum Rodulphi regis gloriosi, ou plus souvent gloriosissimi, et quelque fois serenissimi. Un diplôme de 928 renferme cette formule : «Signum gloriosissimi atque præcellentissimi regis Rodulphi qui hoc regale præceptum proprià «manu firmavit. » Le chancelier subalterne contresigne en ces termes: « Ego Heribertus regalis can- «cellarius, ad vicem Abbonis episcopi, scripsi. » Raynard, notaire du grand chancelier, se sert du mot dictavit. Les Bénédictins n'ont rencontré la date de l'Incarnation que dans trois de ses diplômes. Voici une autre date que les mêmes auteurs ont citée, en

avertissant que les années de son règne y sont comptées à parlir du commencement de 923; mais il faut pour cela changerle chiffre de l'indiction : Actum Arciaco villé supra fluvium Ararim, 111 Kal. Junii, indictione XZ11 (il faudrait x71r1), anno 1r regnante domno Rodulfo rege gloriosissimo. — H y eut après sa mort un interrègne jusqu'au couronnement de Louis d'Outremer (19 juin 936). Dans cet intervalle on data depuis la mort de Raoul, J. C. régnant et dans l'attente d'un roi. Les années de son règne se comptent tantôt du 18 juillet, tantôt du commencement de 923.

Roporpne I, dit Le Farnéanr, fils aîné de Conrad le Pacifique, roi d'Arles, succède à son père en 998 et meurt le 6 septembre 1032. En 1016, se voyant au moment d'être déposé par ses sujets, il avait résigné sa couronne à l'empereur Henri II. Mais ses sujets lui ayant de nouveau juré obéissance, il obtint l’annulation de son traité. En 1024, pour apaiser de nouvelles révoltes, il choisit pour héritier Conrad le Salique, qui lui succéda en 1033.

RoporPne, duc de Suabe , beau-frère de Henri IV, élu roi des Romains le 15 mars 1077, et couronné le 26 du même mois, est blessé mortellement le 15 octobre 1080, et meurt quelque temps après.

RoporPne Il” ne Hagsroure, dit Le CLéMENT, landgrave d'Alsace, fils d'Albert le Sage, comte de Habsbourg, élu roi des Romains le 29 septembre 1273, couronné le 24 octobre suivant, reconnu par Grégoire X en 1274, et proclamé en Italie la même année, meurt le 15 juillet ou le 30 septembre 1291. — 1 emploie la suscription suivante : « Rudolphus «Dei gratià Romanorum rex semper augustus, uni- «versis imperii Romani fidelibus presentes litteras «inspecturis graciam suam et omne bonum.» Il met quelquefois en tête de ses diplômes l'invocation In nomine sanctæ et individuæ Trinitatis. « De son «temps, disent les Bénédictins , les diplômes des em- «pereurs et des princes ont commencé à être écrits en «langue allemande. On en a un exemple de 1281.» Spener affirme au contraire qu'aucun acte de Rodolphe n'est en allemand. Ce prince fait quelquefois mention de son chancelier dans la date. Il n'exprime pas toujours l'indiction et les années de son règne. Voici quelques-unes de ses dates : 1° « Datum Hage- «noæ, per manum cancellarü nostri Ottonis .... an. «Domini meczxxiv, 1v Kal. Martii, indict. 11, regni «nostri anno primo.» 2° « Datum Maguntiæ xv1 KI. «Januarii, anno Domini Mcczxxxt1, regni vero nostri

«nono.» Le monogramme manque à beaucoup de

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