‹ Éléments de paléographieChapitre 324 sur 492 · SABIN · texte numérisé non relu

SABIN

EN, ordonné pape le 1°* ou le 13 septembre

604, meurt le 19 février 605 ou le 22 février 606.

SerGius [*, ordonné pape le 15 décembre 687, ou, selon Fleury, le 22 novembre 688, meurt le 8 septembre 701.—11 prend dans une de ses bulles le titre suivant: Sergius gratid Dei pontifex Romanus. On trouve dans cet acte la formule : salutem et apostolicam benedictionem. En voici la salutation finale et les dates : «Benevalete. Data vin Kal. April. per manus Jo- «hannis bibliothecarii tunc S. Sedis apostolicæ, anno «pontificatûs domni Sergii, universalis papæ, in sa- «cratissimà sede beati Petri x, indict. 11, » Cet exemple prouve qu'on avait à tort reculé jusqu'au xr° siècle les premiers exemples de la date du pontificat. L'original de cet acte était déposé du temps de Mabillon à l'abbaye de Saint-Bénigne de Dijon. 1 était scellé d'une bulle en plomb qui porte d'un côté Sercnr, écrit en cercle, et de l’autre, le mot papar partagé en deux lignes : au centre du cercle formé par le mot Sergü, se trouve le chrisme ou monogramme de Jésus-Christ, composé non-seulement du X et du P, mais peul-être aussi des lettres I et H, c’est-à-dire

des initiales de Xproros et de Incuç. Le même mono-

meurt au plus tard vers la fin du mois de novembre suivant. — Un privilége, qui présente la suscription ordinaire : Romanus episcopus servus servorum Dei, etc., in perpeluum, renferme une date, dans laquelle les années du pontificat sont marquées après celles de l'empire : « Imperante domino nostro piissimo augusto « Lamberto à Deo coronato magno imperatore anno «vi, et pontificatüs anno vx, indictione primä.» Les années de l'empire de Lambert, qui avait été associé à son père en 891 et couronné en février 892, sont exactement marquées. Il en est de même de l'indiction, qui est comptée, selon l'usage de Rome, à partir du mois de septembre, et qui doit avoir pour chiffre 1 au lieu de xv dans un acte daté des ides d'octobre ; mais la sixième année du pontificat est une erreur grossière, et Pagi pense avec raison qu'un copiste aura lu pontificatus au lieu de post consulatum. Cette erreur est d'autant plus probable que les mots post 6. S'il en était ainsi, ce serait Romain et non Formose qui

consulatum sont ordinairement écrits en abrég;

aurait daté le dernier du post-consulat de l'empereur d'Occident.

gramme se relrouve au revers du sceau, mais seulement avec les deux lettres X et P. (Nouveau Traité de Dipl. vol. V, pag. 141.) L'indiction marquée dans la date ne peut convenir à la dixième année du ponti-

ficat de Sergius. Voy. à l'article de Jean V l'explica-

tion donnée à cet égard.

Serqrus Il, ordonné pape le 27 janvier ou le 10 février 844, meurt le 27 janvier 847.— On cite de lui une épiître sans suscription et sans date. Elle se termine par la salutation suivante : Deus vos incolumes

custodiat, fratres. Amen.

Serqius III, élu pape en 904 et ordonné en 905, meurt au mois d'août 911. H avait été antipape sous le pontificat de Jean IX et peut-être aussi sous celui de Formose. — Un privilége qu’il accorda à son trescher et très-saint frère Hildebrand se termine par la date suivante : «Scriptum per manus Melchisedech «protonotarii sanctæ sedis apostolicæ, in mense Maio, «indictione suprascriptâ var. Dat Kal. Junü, per

«manus Theophilati cancellarii sanctæ sedis aposto- «licæ, anno Deo propitio pontificatüs domini Ser-

«gi summi pontificis el universalis tertii papæ in

360 ELEMENTS DE «sacralissimà sede B. Petri apostoli tertio, in mense et indiclione supradictà vu.» Celte date ne peut s'accorder avec aucun des systèmes de chronologie qui ont été proposés pour le pontificat de Sergius, à moins qu'on ne veuille’faire rapporter tertio à mense, comme dans le Bullaire romain. On aurait alors, au lieu de la troisième année du pontificat, le troisième mois de l’année du pontificat. (Voyez un exemple analogue dans l’article de Serqius IV.) Ce pape, dans une autre bulle, s’est intitulé : Sergius venerabilis papa, servus servorum Dei. Melchisedech y prend le titre de protoscrinarius, et Théodore celui d’archichancelier, en appelant Sergius universalis orbis papa.

Serçrus IV, élu pape entre le 17 juin et le 24 août 1009, meurt avant le 6 juillet 1012.—Il n'a pas toujours joint le mot episcopus à la formule servus servorum Dei. On ne cite pas de bulle dans laquelle ce pape ait daté des années de Henri IT, qui ne fut sacré empereur qu'en 1014. Il prenait l'indiction au 1° sep-

tembre, comme le prouvent plusieurs bulles datées du mois de novembre et de l'indiction x, dates qui ne peuvent convenir au mois de novembre 1012, puisqu'on est certain qu'il était mort avant celte époque. Cependant le Bullaire romain place ces bulles

après celles qui sont datées de la même indiction et des mois de mars et de juin, ce qui est une erreur évidente. Une de ses bulles est remarquable par la triple indication de la date du jour et du mois : «Scriptum per manus Johannis scrinarii S. Romanæ “ecclesiæ, in mense Junio, indictione x. Dat. xv. Kal. «Julü, per manum Gregorii episcopi et bibliothecarii «S. Sedis apostolicæ, anno Deo propitio pontificatüs «D. Sergii IV papæ, in sacratissimà sede B. Petri apo- «“stoli 111, indict. x, mense Junio, die sextà decimä. » Dans une autre date on trouve le chiffre x servant à désigner le mois de décembre et l'indiction : in mense et indictione X. I] y a dans le Bullaire romain decimé, mais il est probable que l'original portait le chiffre x. Quoi qu'il en soit, le chiffre x ou le mot decima désigne le dixième mois et l'indiction x.

SEvERIN, consacré pape le 28 ou le 29 mai 640, meurt le 1° août suivant.

Siceserr I”, fils de Clotaire [*, devient roi de Metz en novembre 561, épouse Brunehaut en 566, partage avec ses deux frères le royaume de Paris en 567, est reconnu roi de Neustrie en 575, et aussitôt après meurt assassiné par deux domestiques de Frédégonde.—Voici le commencement et la fin de la lettre qui lui fut adressée par les évêques réunis au qua-

PALEOGRAPHIE.

trième concile de Paris : « Domino gloriosissimo atque “sanctæ ecclesiæ catholicæ filio, Sigisberto regi, Sa- «“ paudus, Philippus, etc. episcopi........ Annis «multis gloriam regni vestri potentia divina cum “omni felicitate conservet, domne gloriosissime et «præcellentissime domne. » Suivent les signatures des évêques, puis la date qui est ainsi conçue : «Data «epistola sub die m1 Iduum Septembrium, anno x1t «regnum domnorum nostrorum, Parisius. »

Srcegerr Il, fils de Dagobert [", établi roi d'Austrasie par son père vers 632 ou 633, lui succède’ dans ce royaume le 19 janvier 638, et meurt le 1° février 656.

SiGismonp, fils aîné de Gondebaud, roi des Bourguignons, succède à son père en b16, est dépossédé par son frère Godomar ou Gondomar en 523, et périt en 524. Les auteurs de l'Art de vérifier les dates ne partagent pas l'opinion de D. Plancher, qui pensait que Sigismond avait été associé à la couronne dès

l'an 513 ou au commencement de 514.

Si&ismoxn, fils de l'empereur Charles IV, margrave de Brandebourg en 1373, roi de Hongrie le 10 juin 1386, élu roi des Romains, pour la première fois le 20 septembre 1410, et pour la deuxième fois le 21 juin 1411, reçoit la couronne d'argent à Aix-la- Chapelle le 8 novembre 1414, succède à la couronne de Bohême après la mort de son frère Wenceslas (16 août 1419), reçoit la couronne de fer à Milan le 25 novembre 1431, celle d'or à Rome le 31 mai 1433, et meurt le 9 décembre 1437. — Voici

la suscription d’un privilége qu'il accorda à l'abbesse

de Quedlimbourg : «Sigismundus Dei gratià Roma- «norum imperator semper augustus, ac Hungariæ, «Bohemiæ, Croatiæ, Dalmatiæ, etc. rex, elc., vene- . Servatii

«rabili Annæ, abbatissæ secularis ecclesiæ £ «in oppido Quedlinburgensi, principi devotæ nostræ “dilectæ, gratiam Cæsaream. » Au lieu de ces derniers mots, un diplôme de 1418 porte : gratiam regiam el omne bonum. On cite de lui un diplôme de 1416 commençant par l'invocation În nomine sanctæ et individuæ Trinitatis. Dans son privilége en faveur de l'abbesse de Quedlinbourg, il menace de son indignation et d’une amende de mille marcs d'or fin quiconque s'opposerail au témoignage de cet acte revêlu du sceau de la majesté impériale : præsentium sub nostræ imperialis majestatis siqillo testimonio litterarum. Sigismond datait ses diplômes de son règne en Hongrie, de son élection comme roi des Romains en 1410, de son règne en Bohême (1419), et de son empire (1433)

PAIRIDIENTE Ces différentes époques, et même celle de son courone retrouvent dans les deux

nement à Aix-la-Chapelle, dates suivantes : 1° « Datum Noviomagi Coloniensis «diæcesis, anno Domini meccexvr, die xvnr Novem- «bris, regnorum nostrorum Hungariæ anno xxx, Ro- «manorum electionis septimo, coronationis verd ter- «ti.» 2° « Datum Pragæ, an. Domini meccexxxvir, «die x mensis Mai, regnorum nostrorum an. Hun- «gariæ L1, Romanorum xxvir, Bohemiæ xvir, imperii « vero 1v. » On voit que dans la première de ces dates, 17 novembre 1416, il compte seulement la trentième année de son règne en Hongrie, quoique la trente elunième eût commencé le 10 juin 1416. Le même calcul se retrouve dans plusieurs diplômes de ce prince. Il faut en conclure qu'il ne tenait pas compte du temps qui s'était écoulé en 1386 depuis l'époque de son couronnement, et qu'il calculait son règne en Hongrie à partir du commencement de l'année 1387 seulement.

SiLvÈRe, ordonné pape le 8 juin 536, exilé le 17 no-

vembre 537, meurt le 20 juin 538

SILVESTRE Îl (Gerbert), intronisé pape le 2 avril

999, meurt le 11 mai 1003.— Quoique Silvestre IT emploie en général le style ordinaire, voici deux suscriptions qui s’en éloignent assez pour mériter d'être

citées : 1° «Silvester summus et universalis papa et

veram in

«B. Petri vicarius, servus servorum De « Domino Jesu dilectionem ac mutuam fraternæ chari- «tatis unanimitatem. » 2° «In nomine Trinitatis indi «“viduæ et æternæ , Silvester papa, servus servorum «Dei. Clareat cunctis ad præsens in vilà degentibus «el in posterum nascituris , etc.» Ce dernier acte est ainsi daté : « Datum Romæ, anno Dominicæ incarn.

« DGCCCLXXXXIX. » Î marque du reste dans ses bulles les

années de l'empereur Otton IT, auquel il donne le titre de Pacifique. Un de ses actes renferme une singularité remarquable. Après la salutation benevalete, on lit : « Silvester qui Gerbertus papa. » La suscription de cet acte est ainsi conçue : « Silvester papa Emmæ

«comitissæ Pictavensium. Innotuisti, etc.»

SiLvesTRe [IT (Jean), antipape, placé sur le saintsiége au commencement de l’année 1044, est chassé au bout de trois mois par Benoît IX qu'il avait rem-

placé

CH

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