‹ Éléments de paléographieChapitre 376 sur 492 · PARTIE III. — CHAPITRE III. A · texte numérisé non relu

PARTIE III. — CHAPITRE III. A

Stragem : ftêe;

Strata : {la

Stupra : ftup

Sub : fb

Subjectione : fubtoë

Subjectum : fubtü, fubt

Subjicitur : fubr

Subscripsi : fubf, fü, fub

Subsidium : fubf

Substantia : fuba

Substantiales : fubai

Substantialis : fubai

Substantialiter : fubali

Substantiarum : fubar

Substantivè : fubaté

Substantivi : fubati, fubati, fubü

Substantivum : fubatiuü

Subtilement : fubthtnt

Subtrahitur : fubüi

Subtus : fbt

Successeur : fucceff

Successoribus : fucceff

Suffisant : fuffif

Sum : fü, Ê

Sumptum : füta, fût

Sunt : fi,

Super : fup, fr

Superbit : ffbit

Superius : fupi

Superstes : fupftef

Supra : fup

Suprascripti : fi

Suprascriptus : ftüf

Supremus : fuprir Susceptionem : fcepuoe Suscipere : fope

Suscipit : fap

Sasdit : fdit

Sussistant (subsistant : ffiftät Sustentamentum : ftétamt Sustentatur : ftétat

Tamen : tam, tn, tm Tandem : tñ Tanquam : täq Tantum : tät, tm

Tantumdem : tmdé, td

Tantus : tât

Tempora : tpa, tpa, tpra Tempore : tépe, tpr, tpf, & Temporibus : tp, tpib Temporis : tpif

Temporum : tp?, tpm, tpü Tempus : ip, tpf

Tenements (possessions) : teñs Tenementum : teñ

Tenet : & Tenus : ten Ter:t

Tergo : tgo

Terme : tme Terminos : t10f Terminum : tn Terminus : th, if Ternarium : thariü Terra : tra, t'a Terræ : tre, tre Terram : trä

Terre : tre

Terrouer (terroir) : trouer Tertius : tt Tesmoing : tefn Testament : teftamt Testamento : teftô Testimonio : teftio Testimonium : tefu6" Theobaldus : th Theodosius : thodf Thesauriarus : thef Tholetano : thoio Tholosa : thola

Tibi :t

Totidem : totids Totum : tot

Totus : tot, to’ Touchant : touch Tournois : tourn, t, À Tractatum : ictat Tractatus : ctai Tradens : tdéf Transcript : infenipt Transiens : infienf Transitus : tnfit Transpositio : infpô Transvehendum : infuédü

Transversis : tfafif Travers : traûs, tüs Tres : if

Tresor : or Tresorier * trefot Tria : ta

Tribus : tb Trinité : tnite Tum : tü

Tunc : tC

Turba : ba

Turris :

Uberius : ubi

Ubi :ù,ü

Ubicunque : üëq;, üs Ubilibet : ubi Ubique : üq;, ü Ulterius : ult

Ultimus : ul

Unde : un Uniuscujusque : uniëq; Universalem : ülém Universalis : umiüfai Universaliter : umiüfalr Uns : üf

Usque : üq;, ufg Usquequo : ufqä, ufqà Ut : ü, ü

Utraque : utq;

Uxor : ux

Uxore : uxe

Vacatio : uac Vadia : uad

Valenchiennes (Valenciennes) :

valench Vel : ut, Venant : veñ Venerabilis : uenabhf Venerandi : üan Venerando : uenando Veraciter : ueracit Verba : üba Verbis : üb, ub Verbum : üubü Veritas : üitas, üitas Verité : uite

Meron Vicecomes : wiê Vocativum

: uocim Vers Videatur : wdat Volunt : uoli Versus : üf, ufo Videlicet : udi, wds, ur Vous : uo’ Ver atu Videmur : wdm Vulnere : wlñe Verum : üü, uû, ûm Videntur : wdnr Vesperas : uef, ul Videretur : wdet Willelmo : wio Vespres : uefÿs Videtur : wdi Willelmus : wilif, wall Vester : ur Vigilia : wigia, vigi Vestra : ura Vinculum : uicim Yeme (hieme) : yée Vestræ : ure Virtus : üt Ymnus : ÿmn, y° Vestri : uñr Visum : wf Ypotheticis : ypôtif, ypaf, io Vestris : urif Vivere : uite Veteres : uetéf, uetef Vixerimus : uikimus Zodiaci : zo®

Après avoir étudié dans la liste qui précède la forme et la valeur des abréviations qui se rencontrent le plus ordinairement, on doit pouvoir réussir à déchiffrer quelques passages dans lesquels on retrouvera, sinon les mêmes mots, du moins les mêmes combinaisons. Nous avons cru devoir choisir de préférence des exemples empruntés à des manuscrits dont quelques échantillons se trouvent reproduits dans les planches qui sont jointes à cet ouvrage. Les deux premiers morceaux, qui sont extraits du manuscrit 1310 de Saint- Germain, sont gravés en partie dans la planche VII, sous les n° 3 et 4. En comparant ces fac-simile avec les caractères spéciaux qui les reproduisent, on pourra se faire une idée exacte du degré d'imitation auquel il était possible d'atteindre, sans s'éloigner des habitudes de la typographie. On remarquera par exemple que les signes abréviatifs ne sont pas toujours placés par les écrivains au-dessus de la lettre qu'ils affectent; mais qu'ils occupent souvent une position intermédiaire, en sorte qu'ils pourraient se rattacher tantôt à la lettre qui précède, tantôt à celle qui suit. Si nous avions voulu tenir compte de ces variations accidentelles, il aurait fallu augmenter, dans une proportion considérable, le nombre des caractères typographiques. I] a paru également inutile de reproduire les ratures ou les surcharges du genre de celles qu'on peut observer dans le mot quinque (6° ligne du fac-simile n° 3 }, et dans le mot sed {dernière ligne du fac-simile n° 4); mais nous nous sommes attachés à copier la ponctuation” souvent fautive des manuscrits, et nous avons même figuré les exponcüons, c'est-à-dire les points placés au-dessous de certaines lettres pour indiquer qu'elles doivent être considérées comme nulles. {Voy. le mot dissentunt, qui termine le fac-simile n° 4). Il n'eût pas été impossible de confondre

1 Cette ponctuation consiste surtout dans l'em- auquel on substitue quelquefois le signe sui-

ploi du point dont la valeur est très-variable, et vant (+).

PARTIE III. — CHAPITRE IIL. A55 dans l'impression, comme dans l'original, des mots qui devraient être distincts, et de séparer entre elles des syllabes qui devraient être réunies. Ces incorrections, qui sont fréquentes dans les anciennes écritures, augmentent beaucoup, sans doute, la difficulté du déchiffrement; mais peut-être y avait-il plus d’inconvénients que d'avantages à les transporter dans la typographie. Nous avons dû aussi modifier la position et la dimension de certains signes abréviatifs, pour ne pas accroître les nombreuses difficultés du travail des compositeurs. Il est inutile de faire observer qu'il a fallu conserver à chaque caractère sa forme actuelle, et qu'il était impossible, à moins de prétendre à toute l’exactitude d’un fac-simile, de reproduire certaines lettres onciales et cursives que la minuscule employait de temps en temps. Aux lettres onciales, employées comme grandes lettres au commencement de certains mots, on a substitué, pour rendre l'intention de l'écrivain, des lettres capitales qui n’indiquent pas toujours, comme on le verra, le commencement d'une phrase, parce que cette distinction n’était pas exactement observée dans les manuscrits. On s'est conformé à l'original pour la manière d'écrire les noms propres, c'est-à-dire que la plupart commencent par une lettre minuscule. Dans la traduction qui est placée en regard, on s'est attaché au contraire à rectifier la ponctuation et l'emploi des grandes lettres, d'après les usages de la typographie; mais comme cette traduction était destinée à donner l'interprétation exacte des abréviations, il a fallu y conserver les fautes d'orthographe et les erreurs matérielles, en se bornant à les signaler dans des notes rejetées au bas des pages. Pour ne pas multiplier ces renvois à l'infini, on ne s'est pas occupé de rectifier tout ce qui tenait aux habitudes du temps, comme par exemple edicio pour editio, apellamus pour appellamus, etc. Par la même raison, on a imprimé avec le simple tous les mots qui, dans le manuscrit, ne renferment pas le à cédille?.

Le dernier morceau est emprunté au manuscrit qui a fourni le fac-sumile n° 2 de la planche VII. S'il ne présente aucun intérêt sous le rapport du sens, il a du moins l'avantage de réunir une assez grande quantité d’abréviations pour préparer d’une manière utile au déchiffrement des textes originaux.

1 Il faut excepter toutefois la lettre s à laquelle on a donné la forme suivante {f), que l'imprimerie employait encore pendant le siècle dernier. On s'est aussi conformé aux originaux en conservant la distinction de li sans point et de l’i accentué.

? Comme l'emploi de læ ou de l'e à cédille est extrêmement rare dans les manuscrits auxquels ces extraits ontété empruntés, nous avons cru devoir imprimer aussi par un e simple les syllabes abrégées dans lesquelles aucune de ces deux or-

thographes n'était exprimée. En effet, il est plus naturel de décider ces cas douteux d’après la généralité des exemples analogues que fournit un manuscrit. Cette méthode nous semblerait devoir être adoptée même pour la publication d'un texte, et nous avons cru pouvoir la suivre avec d'autant moins d'inconvénient qu'il suffira de consulter les caractères abréviatifs placés en regard de la transcription pour rectifier ce qu'il ÿ a d'hypothétique dans l'orthographe de tel ou tel mot.

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