IT. DE L'ÉGRITURE MINUSCULE DIPLOMATIQUE
1° Déchiffrement.
Le fac-simile n° 3 de la planche XII présente des « en forme d'u, mais que l'on ne confondra pas avec cette dernière lettre, si l'on remarque la direction des traits qui sont beaucoup plus obliques dans l’a que dans l'u : cette différence est sensible dans le mot autem (première ligne), où les deux lettres sont rapprochées. La barre du t se recourbe vers la gauche, et redescend quelquefois près du pied de la haste. (Voy. le mot obtneat à la fin de la même ligne.) Le prolongement excessif des hastes n’altère pas dans leur forme essentielle les lettres b, h, l; mais la haste du d, en descendant au-dessous de la ligne, s'éloigne doublement des habitudes de la minuscule. La liaison du c et du t, dans le mot auctoritatis, n'a rien d’extraordinaire que le développement du trait qui unit les deux lettres. L'o conserve en général quelques restes de la forme cursive, et présente l'aspect d'un 6 irrégulièrement formé. La panse du
1 Ilest probable cependant que ces caractères J. 340, acte de 1479), prouve que l'Italie exerçait ont été employés dès le xv° siècle dans quelques déjà son influence et sur la forme des lettres et manuscrits du midi de la France. Un sceau d'Eus- sur les ornements, qui appartiennent en entier tache, archevêque d'Arles (Arch. du Royaume, au style de la renaissance.