PER
mots est encore un caractère qui annonce les temps voisins du 1x° siècle. On remarque dans ce fac-simile trois formes d'a cursifs qui sont réunies dans le mot abbatissa (2° ligne) : l'a final est formé par la réunion de deux c, et semblable à ceux que renferme le fac-simile n° 2 de la planche XI; l'a initial est ouvert par le haut, et se compose d'un jambage suivi d'un c; Va de la seconde syllabe est ouvert par le haut et composé de deux jambages. Cette dernière forme d'a semblerait plus ancienne que les deux autres, puisqu'elle se rapproche davantage des a en forme d'u que renferme le premier facsimile de la planche XI; mais il faut remarquer que, dans:la seconde syllabe du mot abbaissa, cet a est plutôt formé de deux arcs de cercle que de deux lignes droites; dans la réalité, cctte forme de lettre a persisté plus tard que les deux autres et dans la minuscule et dans la cursive. À l’a en forme d'u composé de deux lignes droites a succédé l'a composé de deux c; vient ensuite celui qui est formé par la réunion d'un jambage courbe et d'un c; puis enfin, celui qui se compose de deux jambages courbes. Nous avons déjà dit que, dans l'écriture carlovingienne, la haste du b donnait naissance à une liaison qui rejoint la lettre suivante : ce caractère se remarque par exemple dans les mots archpresbiter, abbatissa, bonorum, mantbus, roboratas (1"° ligne), ubi et abbate (2° ligne); une liaison analogue se rattache à la haste du d dans les mots dedit et Folrado (2° ligne). Il faut aussi remarquer la courbure régulière des deux ares de cercle qui composent la panse de plusieurs e, et le développement de Varc de cercle supérieur qui a souvent plus d'ampleur que l'autre. Les e dont la partie inférieure se recourbe vers la gauche, comme dans le mot archuipresbiter, paraissent étrangers à la cursive mérovingienne. On doit surtout faire attention à la forme du q; dont la queue s'arrondit au lieu de se replier sur elle-même et de se composer de deux traits rapprochés. Le mot cognovimus, dans la seconde ligne, se termine par une abréviation qui existe aussi dans le fac-simile n° 4 de la planche précédente, et qui ne se rencontrerait peut-être ni au vn ni au 1° siècle. Dans la cursive mérovingienne, les o se terminent ordinairement par deux traits excédants; ici, au contraire, on ne trouvera dans la plupart des o qu'un seul trait excédant qui résulte du prolongement de l'une des deux panses; souvent même, cette lettre est formée comme dans l'écriture minuscule. Le haut de la panse de plusieurs p se termine par un angle plus aigu et plus élevé que dans la plupart des p de la planche précédente. La barre d'un grand nombre de t conserve dans sa partie supérieure la direction horizontale, au lieu de s'incliner obliquement, tantôt à droite, tantôt à gauche. Peut-être ne trouverait-on pas dans les diplômes du vi siècle le signe & qui se rencontre deux fois