IV. — Tumeurs vasculaires
Les tumeurs érectiles de la verge ne sont pas excessivement rares. Les unes sont limitées aux téguments, les autres communiquent avec les corps caverneux; les premières se présentent dans la région qui nous occupe avec les mêmes caractères que dans toutes les autres parties du corps; nous n'avons donc pas à nous y arrêter; les secondes empruntent à leur siège un caractère spécial de gravité.
Albinus a rapporté l'histoire d'un jeune homme qui, à la suite d'un traumatisme, eut la verge tordue au moment de l'érection ; il s'ensuivit une tumeur réductible et molle ressemblant à un abcès. Albinus pratiqua une incision qui ne donna que du sang. Une hémorrhagie survint et entraîna la mort du malade en quelques jours (1).
J'ai observé une tumeur semblable grosse comme une noisette sur le corps caverneux du côté gauche. Elle était réductible et disparaissait, au dire du malade, pendant l'érection. J'ai conseillé au malade de ne rien faire : il avait vécu déjà sans être trop incommodé de sa tumeur pendant dix-huit ans, depuis l'âge de la puberté.