HYDROCÈLE DU CORDON
près que possible de l'anneau inguinal. L'inflammation qui suivit fut des plus vives, et se propagea promptement aux intestins ; l'enfant succomba.
» Ayant ouvert l'abdomen et examiné les parties sur lesquelles avait porté l'opération, nous ne pûmes trouver le moindre indice d'une hernie intestinale. Il y avait un petit &c descendant de la partie interne de l'anneau inguinal jusque dans la tunique vaginale, à laquelle il adhérait et dont il avait été séparé dans l'opération. Ce sac était rempli de liquide; et ce liquide, refoulé à l'intérieur sous la compression du dehors, avait causé la méprise et fait croire à une hernie intestinale. »
Le traitement de cette affection serait le même que celui de l'hydrocèle congénitale ordinaire.
Cette observation doit servir de leçon, il ne faut point chercher à guérir cette hydrocèle par une opération. Ce mal guérit seul par le progrès de l'âge, et quelquefois c'est dans le cours d'une des maladies de l'enfance, pendant que le petit malade garde le lit.
Un suspensoir, c'est tout ce qu'il y a à faire. Tout au plus pourraiton, si le testicule était bien descendu, faire porter un bandage inguinal, pour oblitérer la tumeur au niveau de l'anneau.
III. — Hydrocèle du cordon communiquant avec la tunique vaginale.
Cette espèce est beaucoup plus fréquente que la précédente ; quelquefois elle se présente sous la forme d'une tumeur piriforme à grosse extrémité dirigée en bas; plus souvent elle constitue cette espèce désignée sous le nom A* hydrocèle à bissac. Celle-ci présente deux variétés principales : dans l'une, la tumeur remonte plus ou moins haut, sans cependant dépasser la hauteur du canal inguinal ; dans l'autre, la tumeur arrive jusque dans le canal inguinal. Le rétrécissement ne se trouve pas comme dans l'espèce précédente à l'extrémité inférieure du cordon, mais bien au niveau de l'anneau inguinal.
Malgaigne insiste surtout sur le mode de développement de cette affection. Il repousse l'opinion généralement admise qui consiste à considérer la tumeur comme formée par son extension de la tunique vaginale jusque dans l'épaisseur du cordon ; il pense que dans ces cas, la portion du canal séreux qui, dans l'origine, faisait communiquer le péritoine avec la tunique vaginale est restée perméable dans sa partie inférieure.
Nous n'insisterons pas davantage sur cette variété de lTiydrocèle qui sera étudiée avec r hydrocèle de la tunique vaginale, et qui, chez
les enfants, ne doilpas être traitée avant qu'il soit bien démontré que le mal reste station na ire.