‹ Eléments de pathologie chirurgicale./ [electronic resource]Chapitre 5 sur 112 · H0LÉ(;0MÈNES · texte numérisé non relu

H0LÉ(;0MÈNES

11 importe, avant de porter rinstriiment sur les tissus, de se bien représenter la disposition du plan veineux superficiel, afin de ne point le comprendre dans l’incision, du moins dans les régions oii il offre quelque développement, par exemple, au creux du jarret, à la cuisse, au pli du bras, au cou, etc.

L’étendue que l’on donne aux incisions varie suivant le but que se propose le ebirurgien, et aussi suivant le lieu sur lequel il opère; mais il ne doit pas oublier (jue les incisions un peu trop grandes ont peu d’inconvénients, et que les incisions trop petites en ont souvent de très grands.

L’introduction méthodique d’un instrument piquant dans l’épaisseur des tissus constitue la ponction : telle est la définition la plus générale qu’on en puisse donner. Cependant ce nom est plus ordinairement employé pour désigner une opération par laquelle on ouvre une cavité naturelle ou accidentelle pour évacuer une collection de liquide; elle peut être pratiquée avec le bistouri, la lancette ou le trocart.

1’ Ponction avec le bistouri. — L’opérateur le saisit en première ou en deuxième position, le plonge perpendiculairement à la peau en un seul temps et par un mouvement modérément brusque. Le défaut de résistance et l’apparition d’un liquide sur les côtés de la lame lui apprennent qu’il est parvenu au sein de la collection ; dès lors il retire le bistouri en le maintenant dans la môme direction.

2” Ponction avec la lancette. — La lame étant placée à angle droit sur le manche, le chirurgien la saisit comme pour l’opération delà saignée; les trois derniers doigts appuient sur les téguments par leur extrémité,

ou par le dos des phalangettes à demi lléchies. Le fer de la lancette est enfoncé rapidement dans l’épaisseur de la peau perpendiculairement à sa surface et retiré dans la même direction.

3° Ponction avec le trocart. — Cet instrument, plus fréquemment employé que le bistouri et la lancette, consiste en une tige d’acier cylin-

drique de 8 centimètres environ do longueur, taillée en pyramide trian- \ gulaire à pointe très aiguë à l’une de ses extrémités, implantée par | l’autre dans un manche de même longueur. Cette tige est reçue dans | une canule dont la longueur est moindre de toute l’étendue de la pointe i pyramidale, en sorte que celte pointe reste à nu, lors même que la tige i est recouverte par la canule.

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