TUMEURS FIBREUSES
Il est assez fréquent de rencontrer dans l’organisme des tumeurs conituées par un tissu tout à fait semblable au tissu fibreux normal ; elles niblent donc être constituées par une hypertrophie de ce tissu, on les iserve dans toutes les régions du corps et meme dans l’épaisseur des ’ganes, c’est ainsi qu’on les voit dans l’épaisseur de la peau et dans le 5SU cellulaire sous-cutané, dans l’épaisseur des mâchoires et surtout ms le maxillaire inférieur, à la base du crâne et sur la colonne verléale où elles constituent l’affection connue sous le nom de polype nasolaryngien. Elles sont extrêmement fréquentes dans l’utérus.
(I) Mémoires de la Société de biologie, 2" série, t. 1 et 11.
li.VNCKU.
Ces tuineui's se présentent sous Caspect de niasses aiTondies, ovoïde;.pyrit'onnes, ([uelquefois elles sont imigulières ; en eliet elles se déve< loppent avec beaucoup plus de rapidité vers les points où il n’exisN pas de pression. C’est ainsi que Ton voit les polypes naso-pharyi | giens envoyer des prolongements partout oii se trouve une anfractu(.( sité, une cavité à remplir; souvent elles sont sessiles, souvent aussi elht sont pédiculées ; à la matrice elles constituent les polypes ou corps fibrei-i de l’utérus. Leurs dimensions sont très variables, s’il en est qui ne dd passent pas le volume d’un grain de chènevis, il en est qui finissent pa atteindre celui d’une tète d’adulte; leur consistance est en raison de quantité de liquide dont elles sont infdtrées; avec le temps elles fini) sent par se ramollir, d’autres fois le liquide qui entre dans leur compofi tion se résorbe, la tumeur diminucgraduellement de volume, augmem de consistance; on observe parfois une induration due au dépôt d’éb ments calcaires dans l’épaisseur de la trame. Si on les divise avn l’instrument tranchant, on les trouve formées d’un tissu blanc plus ( moins nacré criant sous le scalpel et constitué par des fibres concee triques ou entrecroisées dans divers sens.
Les accidents que déterminent ces productions varient selon les o( ganes au milieu desquels ils se développent; en effet elles provoquer rarement par elles-mêmes des troubles appréciables, mais leur poidi la compression qu’elles exercent sur les organes et les canaux qui 1 avoisinent, sont causes d’accidents de la plus haute gravité aun nécessitent-elles souvent une intervention active. C’est ce que nous étM dierons lorsque nous ferons l’histoire des affections propres à chaqi région.