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SUPPURATION

rine {aîbcès du bassin, du psoas, etc.); un élément spécial indique, dans presque tous les cas, le siège de la suppuration ou la provenance du pus.

B. Sérum. — Ce liquide, jaune-citrin, transparent, albumineux, à réaction alcaline, étudié déjà au point de vue chimique, renferme, comme éléments organisés, des parasites ou vibrions, quelquefois le leptotrix buccalis, etc.

Od trouve, dans le liquide de la suppuration, un grand nombre de micro -organismes, qu'on a regardés, pendant longtemps, comme exclusivement accidentels et consécutifs à sa décomposition (germes de la putréfaction); mais les travaux de ces dernières années ont définitivement démontré qu'à cblé de ces bactéries, il existe des oi^nismes inférieurs particuliers (microbes pyogënes), en rapport direct de cause à efîet, avec la suppuralion. Il est sans doute permis d'objecter, que la plupart des inoculations ayant été bites sur les animaux, on ne peut pas absolument conclure aux mêmes résultats chez l'homme. Cependant, de courageux expérimenta leurs n'ont pas craint de s'inoculer eux-mêmes, et ont ainsi contribué h démontrer l'acilon de certains microbes pathogènes. Citons l'assistant de M. Socin (de Bàle), M. Carré, qui se frotta l'avant-bras avec le pus

V!2 PATHOLOGIE CHIRUBOICALK OENERALK

de l'ostéo-myélite, et s'inocula, près de l'ongle, quelques gouttes d'une culture du microbe jaune de ce pus. Une poussée FuroDculeuse se développa avec fièvre, adénite, élimination des parties mortiriêes ; le pus cultivé reproduisit le slaphylococcus aureus ^Voyez Congrès français de Chirurgie, Paris, 1885, page 103).

I,es recherches les plus récentes sur la palliogénie microbienne de la suppuration, quoique nombreuses, répétées et contrôlées tous les jours, ne sont pas encore définitives. Nous nous contenterons d'indiquer sommairement les micro-organismes ^ont la présence est constante. Ce son! :

1" Le microbe jaune-doré (staphylococcus aureus), et le microbe blanc {slaphylococcus aihus), caractérisés par les colorations jaune-doré et blanchâtre de leurs cultures sur l'agar-agar. On trouve, le plus souvent, ces deux parasites associés dans le pus des altcès chauds, du furoncle, de l'infection purulente, etc. (Pasteur, Bouchard, Krause, Rosenb&ch, Cornil, Garré, Tricomi) (1) ;

2" Le microbe en chapelets ou en chainetfes (streptococcus pyogenus), (Ogslonj Rosenbach, Cornil, Socin, etc.), dont la culture est différente de celui de i'érysipële (Cornil). Ces trois microbes ne produisent pas de putréfaction des abcès.

Quant au microbe pyogéne de Pasteur, au micro-coccus pyogenus de Rosenbach, à trois autres mioro-organismes

O) TriL-omi, à la 3- réunion de U Société italienne de Chirurgie, tenue A Rome, du 19 au £1 avril IStiK, a fait remarquer qu'il n'a trouvé que le staphylococcus dans le pus de quatrevingts abcès ou fui-oncles.

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Isa

isolés par Passet, on ne les retrouve pas loujours dans le pus, el l'aclion pathogène de quelques-uns est fort contestable.

Tranafomiation du pua et terininaixons de la stippuration. — Il a déjà été queslion, précédemment, des diverses modifications que subit le pus ancien dans l'organisme. (Transformation graisseuse, caséeuse, infiltration calcaire, etc. Voyez Infïammalion.)

Les globules purulents devenus graisseux, en absorbant les granulations graisseuses du voisinage, présentt^nt un volume plus considérable (15 à 20 |*) el n'ont qu'un seul noyau ovoïde. On les a longtemps désignés sous le nom de corpuscules de la névroglie ou de myélocilea dégénérés (Virchow el Robin], Us existent en abondance dans les gaines lymphatiques qui avoisinent un foyer de ramollissement des cenlres nerveux.

Dans la transformation caséeuse, le sérum se résorbe, les globules de pus s'infillrenl de granulations graisseuses, se ratatinent, deviennent îrréguliers, anguleux (corpscules anguleux de Lebert, (regardés à tort comme caractéristiques du tubercule), el constituent, par leur réunion, une masse caséeuse d'un blanc-jaunàtre.

Le phénomène d'inlussiisception rend compte de l'infîllralion pigmentaire des globules de pus (crislaux hétnatiques, matières colorantes, etc.), lorsque les globules rouges ont été eilravasés en grand nombre, dans le processus suppura tir.

Quant à la transformation açuetise et acide du pus, bien étudiée par Cornil et Ranvier, dans les abcès ossiiluenls, elle est due à l'action dissolvante de l'acide lactique sur le protoplasma des cellules.

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Si le pus est formé en petite quantité, le processus peut se terminer par résolution ou g^érison complète ; mais le plus souvent une collection en foyer ou en nappe (abcès ou épanchement purulent) est la conséquence d'une suppuration plus abondante, et, dans ce cas, il y a : 1<^ gxiérison par cicatrisation^ après destruction plus ou moins étendue de la partie qui a suppuré; 2^ ou bien persistance de la solution de continuité (ulcération ou fistule) qui a donné passage au pus, lorsque ce dernier a continué à être produit. (Voir Cicatrisation par seconde intention^ ulcération et fistules).

Les phénomènes morbides locaux et généraux qui accompagnent la suppuration, variant suivant les différentes régions, nous ne pouvons, sans nous exposer à des répétitions, faire l'étude de la symptomatologie, des complications et de la thérapeutique de ce processus. Cette étude trouvera sa place naturelle dans différents chapitres ultérieurs.

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