AFFECTIONS DU VAGIN. — TRAUMATISMES
l elles-mêmes, dans un autre but, ils provoquent des accidents divers parfois sérieux. H. Runnall (1) a observé récemment un cas de pneumonie et de péritonite septique provenant de la rétention d'une > éponge dans le vagin. — Cependant la tolérance de ce conduit pour . certains corps est parfois étonnante : Pearse ("2) a vu une femme . de trente-six ans portant depuis vingt-deux ans dans le vagin une I bobine de fil. • °
Nous citerons encore parmi les corps étrangers que des femmes dé I posent volontairement au fond du vagin, afin de se mettre à l'abri des (Chances de fécondation, certaines éponges de petite dimension ou dis ^gues de gufta-percha, de la grandeur d'une pièce de 5 francs d'argent iqm ne sauraient séjourner trop longtemps impunément au fond du (conduit.
Lespessaires constituent une variété très fréquente de corps étran {gers vagmaux qui ne laissent pas que de devenir dangereux si leur ssejour se prolonge pendant un temps trop long. - On en a vu demeu rrer en place des années entières, deux ans (Gharton); cinq ans (RoutliV ^quatorze ans (Gosserat de Padoue) ; vingt ans (Guibout. Baumel ÏRougon) ; vmgt-cinq ans (Boinet). - La nature du pessaire n'est pa^ iindifferente pour expliquer la tolérance presque incroyable parfois cdes tissus pour ces corps étrangers : ainsi le pessaire de la malade de ERougon était de porcelaine et n'avait déterminé aucun accident nmalgre son long séjour. -Les pessaires d'argent, buis, aluminium een peloton de fil de genêt (Baumel), ne sont pas dans le même cas e't een s incrustant de matières calcaires donnent parfois lieu à des acci cdents, leucorrhée, métrite, perforation et fistules recto-vaginale wesico-vaginale, troubles généraux, soit de septicémie, soit nerveux' cchloro-névropathiques avec hallucinations (Gosserat) ' Le pessaire Gariel, si simple et si inoffensif en apparence, peut être Me pomtde départ de phénomènes graves. Notta (3) en a v^lW ssmv., dans un cas, d'abcès de la fosse iliaque ouvert dans vZe dan «un autre d'abcès énorme du rectum s'étant terminé par la mÔr '
En generalles corps étrangers du vagin déterminent la séc^-étion plus ou moms abondante d'un liquide muco-purulent souvent f tide- . s entravent d'autre part l'écoulement des liquides qui soi tent d l'V éérus, causent par la pression qu'ils exercent sur le col vés ca ou Z je rectum, du ténesme, de la dysurie, de la constipati i t llur '
(3j Notta, in Bull, de la Soc. de chir., 8 nov. 1«7G.
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Il n'esL pas rare de voir ces corps étrangers s'encroûter de matières calcaires qui rendent leur extraction extrômenient difficile el douloureuse. •
11 est en général facile de reconnaître la présence d'un corps étranger dans le vagin, même malgré le défaut de commémoratifs, certaines malades finissant par oublier qu'elles portent un pessalre depuis longtemps. — Il y a des cas cependant dans lesquels le diagnostic présente des difficultés, par exemple lorsque la présence du corps étranger a développé des fongosités ; — on peut croire alors à une afi'ection cancéreuse, mais l'état général et les antécédents mettent sur la voie: toutefois on a vu des praticiens môme très habiles s'y tromper.
Dès que la présence d'un corps étranger est constatée, on doit procéder le plus tôt possible à son extraction; — les doigts, de fortes pinces à pansement ou à polypes suffisent habituellement. Si cependant le corps est trop volumineux, on peut être obligé de le couper avec des pinces incisives et de le retirer par fragments, ce qui n'est pas sans inconvénient. La force nécessaire pour extraire les corps étrangers ayant séjourné longtemps dans le vagin (les pessaires principalement) est quelquefois énorme, et l'on est obligé d'avoir recours au forceps. — On pourra employer avec avantage le petit forceps scie de Péaa et Guyon, les pinces à cadre de l'ovariolomie, etc. Dans un cas, Lisfranc fut obligé de faire une incision à la partie postérieure de la vulve.
La seconde indication est de combattre les désordres ou complications tenant à la présence du corps étranger (état fongueux et ulcéreux du vagin, — leucorrhée, — accidents septicémiques, etc.).