‹ Eléments de pathologie chirurgicale spéciale et de médecine opératoireChapitre 3 sur 38 · PRÉFACE. VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. VII

sens indiqué plus haut, il ne fait double emploi avec aucun traité de chirurgie générale. Il n'entre pas non plus dans le plan de cet ouvrage de donner une foule de détails que l'on trouve ailleurs, et nous laissons la parole à l'auteur pour justifier celte sobriété. Dans la préface mise en tête delà seconde édition allemande (1), M. Roser s'exprime ainsi qu'il suit :

« Lorsque Charles Bell publia son mémorable système de la chirurgie, il lui donna pour titre : Chiriirgie fondée sur ranatomie» Lorsque Malgaigne eut rédigé son Manuel de médecine opératoire, qui aud'hui se trouve dans toutes les mains, il crut devoir ajouter au titre les mots : Fondé sur Uanatomie normale et Vanatomie pathologique. Dans un sens analogue, j'ai choisi pour mon livre le titre de Chirurgie anatomique»

» La tendance que devait exprimer ce mot sera aujourd'hui saisie par tout le monde. Il s'agissait avant tout d'opposer l'autorité des faits anatomiques à cetle autorité dogmatique dont jouissaient autrefois les doc-

(1) Nous ne publions pas m extenso la préface de chacune des cinq éditions du livre de M. Roser. Elles sont très-courtes les unes et les autres, l'auteur ayant voulu recommander son ouvrage bien plus par le fond de son contenu que par un exposé minutieux des principes qui l'ont guidé dans sa rédaction.

yill PRÉFACE.

trines d'hommes célèbres et d'une grande expérience;, peut-être aussi d'hommes d'une célébrité usurpée et d'une expérience purement apparente. La raison d'être anatomique et mécanique des préceptes chirurgicaux devait prévaloir sur celte énumération de toute espèce de méthodes en grande partie dépourvues de valeur, et bonnes tout au plus à mettre au jour les aberrations de quelques esprits faibles et qu'une certaine école doctrinaire avait l'habitude de recueillir avec un soin pédantesque et une prétendue fidélité historique. Il s'agissait de délivrer l'élève du dégoût, et le maître de l'entrave qui s'attachaient à ce système aussi impuis-; sant en pratique que funeste pour rintelligence. o

L'auteur nous apprend en outre qu'il a pu s'étendre davantage sur la chirurgie /proprement dite en abandonnant aux traités spéciaux les descriptions anatomiques qui, dans les autres ouvrages, servent ordinairement d'introduction aux articles de pathologie et de médecine opératoire.

Dans ces conditions, il a été possible d'écrire un traité complet^ quoique moins volumineux que beaucoup d'autres ouvrages de chirurgie spéciale; ce Uvre n'a rien do commun avec les résumés arides de certains manuels qui, sous prétexte d'être succincts, sont trop souvent d'une insuffisance notoire. N'oublions

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