‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876 (volume 3)Chapitre 30 sur 50 · FRACTURES DES OS DU BASSIN · texte numérisé non relu

FRACTURES DES OS DU BASSIN

conduirait comme s'il existait une fracture du col du fémur, de me que dans le cas où Ton pourrait croire à Texistence d'une frace du rebord cotyloïdien.

•a rétention d'urine, les hématuries, les infiltrations urineuses, set traitées d'après les règles que nous tracerons dans le chapitre coure aux ndaladies des voies urinaires.

)ans le cas de fracture par arme à feu, il conviendra d'extraire de me heure les projectiles, en s'aidant au besoin de mon stylet muni iue boule de porcelaine, pour aller à leur recherche. Grâce à ce lyen, j'ai pu découvrir plusieurs fois des balles qui avaient été longnps méconnues par plusieurs chirurgiens, et les extraire, bien *elles fussent enclavées dans le tissu osseux à une très-grande proddeur.

Fradares du Mieram. — Il est inutile de faire remarquer que ce que viens de dire sur les causes, sur les déplacements, sur les suites ts fnuctures de Tos iliaque, sur les difficultés que présente quelqueis leur diagnostic, s'applique en partie à celles du sacrum. Le plus ovent la fracture, limitée au sacrum, est transversale et affecte la Mlié inférieure de Tos. Je noterai seulement, comme appartenant îcialement à celle-ci, la lésion du rectum par un des fragments poussé •s sa cavité, disposition à peu près constante, quelquefois très-proicée, dont on s'assure aisément à l'aide d'un doigt introduit dans intestin, et la déchirure ou la contusion presque inévitable des nerfs

parcourent le canal et les trous sacrés, lésion qui aura pour effet produire une perte plus ou moins complète du sentiment et du ^vement, la paralysie de la vessie ou du rectum ou des membres Nominaux.

-^ tamponnement du rectum a quelquefois réussi à maintenir la 'uction dans ces fractures ; il convient alors de laisser dans le rectum 6 canule à demeure pour permettre au gaz de s'échapper. ^raemres du «oecyx. — Cet OS se fracture très-rarement, à cause de mobilité sur le sacrum, et de celle des diverses pièces qui le comsent; cependant, chez les vieillards, lorsque toutes ces pièces sont udées, il peut se briser lorsqu'il est soumis à un choc direct. Les douleurs que le malade éprouve pendant la marche, la mobilité m fragment, jointe à la crépitation que l'on peut percevoir en introisant un doigt dans le rectum, font facilement reconnaître cette lésion. 3n a vu quelquefois les douleurs produites par l'enfoncement du gment coccygien persister avec une extrême intensité ; d'autres fois fracture du coccyx a été suivie d'accidents graves, tels que la forlion d'abcès dans le bassin, la nécrose des fragments. Le repos au lit jusqu'à ce que la consolidation soit complète, telle

la seule règle de traitement auquel le malade sera soumis.

Page 1