FRACTURES DBS OS DE L*AVANT-BRAS
B fait de la constriction que la bande roulée exerce sur elles^ ^wX tendre à pousser les deux fragments en sens inverse, en les iilant vers l'espace vide laissé entre la surface du membre et les fles.
lOTsque le déplacement des fragments est très-prononcé et que ctrémité du cubitus forme une saillie très-marquée au côté interne i poignet, j'ajoute à Tappareil précédemment décrit Fattelle cubîle de Dupuytren, qui a pour effet de corriger Fabduction de la main^ s ramener l'apophyse styloîde à son niveau naturel, et de remettre en mtact les surfaces fracturées.
Dupuytren et Goyrand, imités en cela par d'autres chirurgiens, cherudent^ en inclinant et en fléchissant légèrement la main vers son bord ibital, à produire une extension permanente sur le fragment inférieur I radius, et à exercer une pression sur la surface dorsale de ce fragent au moyen des tendons extenseurs des doigts qui passent à ce niau.Mais cette extension^ en supposant qu'il fût possible de l'obtenir, e parait inutile ; en effet, si Ton eniploie l'appareil que nous avons nseillé, en remédiant au déplacement antéro-postérieur^ on fait disraitre le raccourcissement, à moins qu'il n'y ait pénétration recioque : or, nous avons dit que le plus souvent la pénétration n'existe l'à la partie postérieure de la surface de la solution de continuité) J'ai jà traité un assez grand nombre de fractures du radius à l'aide de ppareil modifié que je viens de décrire, et dont j'ai donné la descripn dans la première édition de cet ouvrage : or, presque toujours j'ai tenu une consolidation exempte de difformité. Dans plusieurs cas où fracture avait été méconnue pendant un ou deux septénaires, Tapfeil, appliqué pendant vingt-quatre heures sans réduction préalable s fragments, a toujours suffi pour rendre au membre sa conformation tinale : aussi ai-je renoncé, pour presque tous les cas, aux manœuvres réduction ; l'application de l'appareil suffit pour replacer graduelnaent les fragments dans leurs rapports normaux. Chez un très-petit ^mbre de blessés, il reste cependant une légère saillie du cubitus, ^la se présente dans des cas exceptionnels, où l'extrémité inférieure n radius est brisée en plusieurs éclats ; alors, il faut l'avouer, quel que )it l'appareil que l'on emploie, il est impossible d'obtenir une conso^ lation parfaitement régulière.
Je dois indiquer ici quelques précautions utiles. Lorsque l'on fait âge de l'appareil que j'ai décrit : 1** Il faut éviter que l'attelle posté- *are ne presse sur la saillie que forment à la face dorsale du carpe grand os et l'extrémité supérieure des second et troisième métacar- »ns ; sans cette précaution, les malades éprouvent souvent une douir très-vive dans le point comprimé.
2'' Il est bon de pratiquer à l'attelle palmaire, qui descend jusque
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dans la paume de la niain^ une échancrure arrondie pour recevoirlé^^ ncnce thénar ; mais cela n'est point indispensable.
Z^ On devra faire exécuter de bonne heure des mouvements de fleKÎoi et d'extension des doigts, afin de leur rendre promptement leur liberlé d'action.
Est-il besoin de dire que, si le déplacement des fragments s'était opéré dans le sens opposé à celui que nous avons décrit, le mémeappireil conviendrait encore, mais qu'il faudrait l'appliquer en sens inverse; c'est-à-dire de manière qu'il existât un vide entre l'attelle dorsale et k fragment intérieur du radius, etc.?
,^ M. M. Duval a plusieurs fois employé pour le traitement de cesfiM-j tures un appareil analogue à celui qu'il met en usage pour les fracto»! de Tavant-bras. Il se conforme entièrement d'ailleurs aux préceptfi que je viens de formuler. Toutefois il remplace les compresses gradoêtt par deux coussins dont l'un est transversal et l'autre longitudinal.
La disjonction de l'épiphyse inférieure du radius est peut-être la phi commune de toutes les disjonctions épiphysaires. Plusieurs chinir!^ et en particulier M. J. Cloquet^ Rognetta, Goyrand, M. Denonvilliffi et Johnston, l'ont constatée à l'autopsie sur des sujets âgés de douttd dix-huit ans. Elle est facile à produire sur le cadavre en forçant la mouvements de llexion et d'extension du poignet. Nous avons déjàik (page 233), en parlant des décollements épiphysaires^ contrairemeitfi l'opinion de quelques auteurs, que les symptômes et le traiteineotè ces sortes de lésions sont les méines que ceux des fractures épiphysaires, ot qu'il n'y a paslieude s'évertuer à faire le diagnostic. Onpoom seulement présumer la disjonction lorsque les malades n'auront ptf encore atteint la vingtième année. ^