ARTICLE XXIX
FRACTURES DE l'ASTRAGALE.
Protégée par les saillies osseuses et tendineuses de la région, l'ast'agale échappe habituellement aux écrasements qui portent sur les <)> voisins; aussi n'observe-t-on sa fracture qu'à la suite d'une chute de haut sur les pieds.
La solution de continuité peut être incomplète; mais, le plus ordinairement, elle est complète, et alors elle est tantôt unique, tantôt ellt* affecte une direction antéro-postérieure ou transversale (fig. 203'. A. Cooper cite nlème un cas remarquable dans lequel l'os était partagé horizontalement en deux fragments: l'un inférieur, l'antre supérieur. Le déplacement fait habituellement défaut ; cependant on a vu l'un des fragments sortir à travers les téguments par une lar^ plaie.
Lorsqu'il n'y a paii de déplacement, la fracture ne peut g:uère être
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reconnuo pendant la vie, tant le gonflement est non^idi^nible, Rognetta peiisp que, dans ces cas, la crépitation ressemble à celle du bruit de noix enfermées dans un sac. Il prétend avoir porté le dlagaoslic avec précision sur deux blessés auxquels il donna des soins. Ces malades ayant guéri, il reste encore quelque doute sur l'exactitude du diagnostic : en effet, dans un cas semblable, Lonsdale croyait à une simple entorse, quand, ii l'autopsie, il découvrit une fracture.
FiG. 203. — Fracture Iransveriale ilu rdI île 1',-istragale, 'Musée Diipiiytren.]
I, Le traitement consiste a combattre les accidents intlammatoires et k maintenir les fragments immobiles. Lorsqu'il y a déplacement, il ne Hit pas trop insister sur la réduction. Chez un malade cité par A. Cooler, l'un des fragments faisant saillie au dehors fut extrait; le blessé [Oéril en trois mois. 11 on fnt de même chez le malade observé par Slierry, et dont nous reproduisons la ligure ci-contre. Nous parlerons ■e cas analogues à propos des luxations de l'astragale.