‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876 (volume 4)Chapitre 64 sur 135 · I. — Kystes foiliculeux sébacés ou cutanés · texte numérisé non relu

I. — Kystes foiliculeux sébacés ou cutanés

Ces tumeurs sont constituées par la rétention de la matière sébacée dans les follicules qui la sécrètent.

Onles a observées sur tous les points de la surface du corps, excepté

à la paume des mains et à la plante des pieds; leur siège de prédilection

est au cuir chevelu, elles constituent là des tumeurs qui se trouvent

décrites sous le nom de loupes, nous aurons à y revenir lorsque nous

décrirons les affections du cuu* chevelu; on les trouve encore fré-

(t) Cruveilhier, Traité d'analomie pathologique générale, t. III, p. 330. Paris, 1856.

ll\U DES RTSTKS.

quemment aux bords des paupières, on en a conataté au sein, tu prépuce, à la grande lèvre, etc.

!• Parois du kyste, — La paroi du kyste sébacé paratt au premier ibord très épaisse ; mais on reconnaît facilement qu'elle est constituée par dm membranes, Tune externe, très mince, formée par le follicule trèsdéffloppé, l'autre, interne, très épaisse, coriace, d'un blanc cartilagineux et n'offrant pas d'adhérences avec la membrane externe; cesl cette coque qu'il faut énudéer pour obtenir la guérison, car, agissant comme UB véritable corps étranger, elle s'oppose à la réunion des parois, lorsqu'on a enlevé les matières liquides ou demi-liquides qu'elles renferment.

2*» Matière contenue, — Les kvstes sébacés ne contiennent intrp chose que le produit de la sécrétion du follicule plus ou moins altêtv. cette matière ressem'ble à du miel, à de la bouillie ou h de la cire, de là les noms de mêlicèris, d'athêromes, i\c stéatomes donnés à cette espèce de tumeur. M. Cruveilhier a vu de ces kystes renfermer une matièrp analogue à de l'huile ou à du l)eurre. Il est assez fréquent de rencontrer des kystes renfermant de la cholestérine, M. Lebcrt désigne sow le nom de choiestéafomes ceux où la cholestérine domine. On trooie encore dans ces tumeurs une assez grande quantité de cellulen éptthê> Haies mêlées à la matière grasse. La matière contenue est quelquefois solide et disposée on couches concentriques parfaitement régulières; le centre est moins compacte que la circonférence.

Il n'est pas très rare de rencontrer surtout à la paupière supérienff des kystes sébacés sur la paroi interne desquels sont implantés de» poils plus ou moins longs.

Au début., ces kystes n'adhèrent à la peau qu'au niveau des follicules dont ils sont \o développement; plus tard, par suite de leur augmentation de volume, la peau se distend, devient très adhérente et Ton est forcé de l'exciser dans une certaine étendue pour enlever la tumeur* Lorsqu'ils se montrent dans une région oii le tissu cellulaire est lâche, il» sa(MToissentpar leur face profonde dans le tissu cellulaire sous-cutiD^* Dans l(»s cas oîi la prau résiste au cuir chevelu, par exemple, il n^ pas rare «le voir une dépression, quelquefois très profonde, sur le» O; du crAne; M. Chassaignac 1) a observé un cas dans lequel los av^^' été perforé par la tumeur qui datait de trente ans. On comprend * quelles erreurs de diagnostic expose une semblable disposition.

Il est extrêmement facile de comprendre le mode de développemer' de cette espèce de kyste. L'orifice du follicule s oblitère elle produit i^ sécrétion s'accumulant d'une manière incessante, le follicule se distem^ L'oblitération du follicule est donc un fait constant dans cette affection tantôt celle-K^i est complète et l'on ne peut reconnaître cet orifice qo^

{if BulUtinsdê la Société anatomique, 1850, p. 356.

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une légère dépression, d'autres fois il y a simplement obturation de la matière sébacée solidifiée.

ous n'avons que peu de chose à dire relativement aux symptômes ces tumeurs, nous aurons à y revenir lorsque nous décrirons les les sébacés des diverses régions; rappelons cependant qu'elles ne ent que par leur poids et la difformité qu'elles provoquent. Quelques- I de ces kystes restent stationnaires, mais généralement ils augntent incessamment de volume, et il arrive un moment où ils s'ennment, suppurent, se vident plus ou moins complètement, et l'on lerve une fistule qui persiste jusqu'à ce que les parois internes de la ihe aient contracté des adhérences entre elles. <e pronostic et le traitement seront décrits lorsque nous étudierons kystes en particulier.

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