‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876 (volume 4)Chapitre 72 sur 135 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

TUMEURS GLANDULAIRES HTPERTROPHIQUES.

B est un certain nombre de tumeurs que Ton rencontre dans le tissa propre des glandes, et qui ont été pendant longtemps confondues avec des tumeurs fibreuses, des tumeurs cancéreuses, etc. Mais l'examen à l'aide du microscope a montré que le tissu de ces productionsétait identique avec le tissu de la*glande au milieu de laquelle elles s'étaient développées; aussi sont-elles désignées actuellement sous le nom d'%- Jpfrtropkie glandulaire, de tumeurs adénoïdes, ce dernier nom leur a été donné par M. Velpeau qui les a surtout étudiées dans le tissu de la mamelle. Chacune de ces tumeurs présente, on le oonvoit, des particularités qui se rattachent principalement h la région dans laquelle elles se développent, néanmoins nous avons pensé qu'il serait utile de formuler ici quelques propositions générales propres à toutes les tumeurs Iwperlrophiques.

les peuvent se montrer dans toutes les espèces de glandes, dans

626 TL'MKrRS OrJiNDULAlRES IIYPERTROPHIQVES.

]os follicules simples ou a^niinés^ dans les glandules^ dans les glanlcs proprement dites; ces dernières sont incontestablement les plus iiiiA* Fessantes au point de vue clinique.

A la suite d'une irritation incessante de la peau, il n*cst pas trtsiue de voir les follicules sébacés et les follicules pileux se développer. L» kystes sébacés n'ont souvent pas d'autre origine qu'un follicule hypertrophié et dont le goulot a été oblitéré ; il n'est pas rare de voirie sjitéme pileux se développer autour d'une tumeur blanche ou d une lameur anévrysmale. L'hypertrophie des follicules muqueux est enrôle plus évidente; nous aurons h étudier l'hypertrophie des amygdaks, celles des follicules du corps de l'utérus. Nous nous bornerons à bat remarquer qu'il est assez fréquent d obser\er Thypertrophie des H* licules isolés ou agmimVs de l'intestin^ ces lésions appartiennent à la pathologie interne.

L'hypertrophie des glandes labiales constitue quelquefois une diir> mité qui nécessite l'intervention du chirurgien, il en est de même de l'hypertrophie des glandules du voile du palais. Nous a\'ons depû longtemps démontré qu'un certain nombre de tumeurs du voile di palais n'étaient autre chose qu'une hypertrophie glandulaire et <|« lénucléation de ces tumeurs était souvent extrêmement facile. Sfl» reviendrons d'ailleurs sur ce sujet lorsque nous traiterons des affections de la bouche.

L'hypertrophie des glandes oflfre, avons-nous dit, un plus grand intérêt. Elle peut «^tre générale ou partielle.

Dans riiypertropliie générale, Torgane augmente de volume, de poids, de consistance, souvent sa forme change, ce qui est dft à rinégalitéde développement des divers lobules de la glande. Dans quelques cas la tumeur hypertrophique est infiltrée de sérosité, sa consistance est moindre que celle de la glande elle-même; lorsqu'au contraire l'hypertrophie porte sur les éléments fibreux de la glande, la consistance est beaucoup plus considérable qu'à l'état normal.

Ces tumeurs gênent par leur poids, par leur volume, elles causent de la douleur par la pression qu'elles exercent sur les tissus au milieu desr quels elles se développent, et enfin déterminent des troubles fondioD' nels en rétrécissant ou en oblitérant les canaux circonvoisins, c'est cf qui arrive en particulier pour la prostate dont Thypertrophle est cao» très fn'»quente de rétention d'urine. Nous aurons d'ailleurs à revenir su' les caractères anatomiques, sur les symptômes et le traitement de rt* tumeurs, lorsque nous traiterons des affections des différents appareil* organiques.

A C(Mé des tumeurs glandulaires hypertrophiques nous devons pU^^^ ces tumeurs qui se montrent dans des régions dépour\'ues de gland^^'

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