‹ Eléments de pathologie interne et de thérapeutiqueChapitre 85 sur 174 · A50I5E CATARRHALE · texte numérisé non relu

A50I5E CATARRHALE

phs considérable et plus inégal que dans la forme précédente. Une couche épaiiae d'un produit de sécrétion opaque recouvre la muqueuse malade. Sur les pilien de la luette on reconnaît souvent de petites vésicules jaunes qui crèvent binlM et laissent derrière elles de petits ulcères ronds, folliculaires. Dans les envertufes élargies des amygdales on trouve souvent des masses caséeuses, lélides, on bien des concrétions pierreuses qui sont formées par Thumeur épaisâe, décomposée ou calcifiée des follicules muqueux. Dans quelques cas trèsopiniâtres de catarrhe pharyngien chronique, on voit sur la paroi postérieure du pharynx de nombreuses éminences ayant à peu près la grosseur d'un grain de ehènevis, groupées diversement, confluentes, et représentant des figures particnlières. Dans cette forme décrite par Chomel sous le nom de phlegmasie granuleuse du pharynx (i), la muqueuse est recouverte d'un produit de sécrétion visqueux, se desséchant par couches qui ressemblent à des membranes.

S 3. — Symptûmes et inarche.

Vamgiuê caiarrhale aiguë est accompagnée ordinairement d'une légère fièvre ovactérisée par les particularités de la fiè\Te catarrhale déjà décrite; cette fièvre piéeède quelquefois les souffrances locales; mais elle peut aussi, quoique rarement, manquer complètement. Comme la sécrétion de la muqueuse est assez Kailée au commencement de la maladie, les malades accusent une sensation de sécheresse dans la gorge. La tension que la muqueuse éprouve principalement mt les piliers du voile du palais, où un tissu conjonclif peu abondant la fixe étroitement contre les muscles suus-jacents, produit des douleurs assez sensibles ffà s'exaspèrent à chaque mouvement de déglutition, à un tel point que les indinlus contractent les traits toutes les fuis qu'ils essayent d*avaler. Lorsque, CMune cela arrive fréquemment, la luette allongée vient toucher la racine de la lague, elle fait naître la sensation de la présence d'un corps étranger dans le fharynx et un besoin continuel d'avaler. Dans les formes très-intenses de l'an- PM catarrhale, que l'on a souvent désignées sous le nom d^angine érysipélateuse M érythémateuse (2), les fibres musculaires des piliers du voile du palais s'infiliKBt également de sérosité et se trouvent gênées dans leurs fonctions. A l'état

(I) Let granablioiift de la phannjritc <>liroiii«|utf>, dans ces cas, sont daes a une hypertrophie

>hiple des nilandes : leurs arini sont pins fcros, leurs |iarois propres plus épaisses, sans cbaoKe-

dans la fonne de leur rpillivlium. (Kubin, dans Traité de tangine tjlandMleuu^ par Noël

de Musftv, 18JT. p. M9.) V. C.

if) L*aii|nne phar^nj^tV rry>i|N'liiti'ii4«>, rVst-à-dire celle qui vient en mtrme t«*ni(»s qu'un éry-

eolaiié, qui le |in!Ti*ilo «m lui succimIp iinnié<liatenient, est une variété bi<*n distincte, d*a-

fÊf k eaose et même aussi |»ar ses phémmiènes locaux. In grand nombre d'observations

en ont été publiées depuis Darluc 11750» par Qiomel, Gubler, CiuU, Aubrée, etc.

travail publié dans les Archiren de inéderine il862, t. I , nous nous sommes attaché à

qu'un certain nombre de caractères locaux appartenaient à l'anj^ine ér\si|N>lateuse, no-

it renforgement des fcantrlions du cou, une rougeur obscure, foncée, unifonne. luisante,

li wBe da palais, des amygdales et du phanmx, et, dans quelques cas, la production sur fat

wmfÊBme de phljelèiies aiudognes i celles de la pean, phlyctèoes doot la dorée est éphémère

t qat reipiaceot bientôt des membranes poUacées. V. C

ifvrau. fi :.-JinaimiA lei- msm^t^ as DÎiiss iiiii i iruiffilir jmnmii mli «ai. K ifu aimiffiuaiT^ ih r^nfAxir lazt fi. mottait : i=» culi ii tîoM des mmclei au ':{ru:ifvrfni i u i*nuauv>i u^ uïizs^ iN!-%ii»Mr& ismeat le chemin dn iMfrf» xiËsiH* 'fi nnutt lenn^ au; fi uetK^ ^lac sf^ fitcer devant la fude tniviT» ••r.ssUiiiH l»r: qiir it .^-L Q=r TOLK-i*^ sL oiisBtiii esl mété, les conlraoiium ui inia-'ir iinr r^numiier i^ ^smâauns înmôis par le nei ou les m- ^uHni- v»ia A jHnrriH ]«eiiCair ts ■■iii o^ iMspinaiia. Le malaise du patieiil (h-*i«'ir luiuHruiH^. oiuiiii li niuniteise ol Mflnpmj yrjfKsenl dit devient le bHf^'»^ c* uiit luLamniHiiia aasmaus: imsksî.. oïl ituécs aae iafillration séreuse e: uiH iiiru<^p ihs iiii&*.:ie« Uf rotif t^^suil. AusaK fae le M dimentain, et Minuir UL iinuibt. Kr?v oerrec^ is» piiits» Biiifln«r». ks malades éproinest ovt* uii{a»£»s^ -HrriiiHâ. i^r--^ ni'is ut fîuii: lin» ^a. tsn de le pousser plus loin u- cit i: mnrtmtr ^i iniu: 'limmit i^ «unssaiiKS jmftêes dans le phsrjn fiivvmit'ii: tiii^ it iurr:! i -jjiniit ^^=gM Cnsanekùxt. les individus se relif uii*"ir *r. -sfëM^**!!- itnir rpiptoiin ot J ar. d* njD^ser par tous les moyens ifL>H>iii'i^ jt '/£iiiif i!i DL itiiiiTTi ntis ik jiiiu:iiif : iiîiââ ik s'inclinent fortement «a nTï^r. *r. msfib^u: i»£*ii:ii£r ii v^ hitst m. ic ônrifiefùès. de faibles quantités ov wionzi at JirritT't— imiKOff i ta arn^-foc nnç hmôs dans le larynx qui s*eB ûtnumiisK lar imt auci «Qiasmuiiiçîiif A îl ia ks malades perdent courap, m^iuwt^j: ir^^. siwrt^ u« inus^ias hl ik coLLer^e' de médicament qui leur est fv^rMiiv^ . ji»hti\ jca? f^ 2ni£ nu2^ i» JI1ISIIM4B ks phs fatigantes, uniquement K*ur x!i>^!:faf;>? i jt skj^t u. ^r:^^^!!»!^^ 7u^ îi 'it2*dbe et se voir ainsi dispensés

^vi-iif •j;i*5&ei.'! j¥i 'irsfs £n^-i<- -^j*-^ «i«cf «S formes légères de Tangine ^nn^TL^^*: h:::.". *::irL> ^rLt i *-> :l: ii z-ri^aîfr cfcapîtiv de la section précé- OkfriV-. ;t:*i^riM^:ij*v. hvt.-zLZ.irzjz^ts 5 -iif s:-aut2ie catarrfaale. Les malades ont 1* i«L^"tit ks'Uirzz^rA <'t.ir^rrz, .1 r^oii-f aui^viirse. une haleine fétide et toujoon U lyj'jttr: rr*D>::r -ie îaJ'bt. H i* r^ r*? npt que le catarrhe aig;u de l'aiTièreiyj'i^t': h*: yr'.'ir*^:^ i !& tr:m;-r d'Eust^!^. et de là jusque dans la caisse di Um'^:. : \^, rf.^it'it^ o::t i\ule «iurr. r^^^eitent des douleurs lancinantes diBS rof<?ill*:. doulrur? '{.a: f«-rUTrrit s'exssp*èr*r fîiae manière extraordinaire, jusque f^ que lï peffvrati'/n du tympan et b >>nie d'un liquide purulent leur procuresl \ft\ii a fhu^ <iu â'juia^'emrrrit.

l/arijfirifr «.^itarrtiale se termine presque tt«ujours par la guérison au bout df quelques jour^. En m^me temps que la fatipie et la douleur causées par b déglutition cèdent, le murus. qui ilans cette pt^riode se forme en abondance, est irKpulsé du pharynx par d*rs efTurts dVxpectoration: les symptômes du catarrh buc/:al disparaissent avec ceux de l*an^ine.

Dans le rnlnnhe chroniipie dit jiA<iryri,r, les douleurs et Tembarras de la déglutition sont généralement peu intenses, et ne $*exaspèrent que de tenps à autre quand une exacerbation survient dans le catarrhe sous Tinfluence de qoel* que cause légère. Ceci s'applique surtout au catarrhe chronique du voile du I, qui se rencontre très-fréquemment chez les individus autrefois atteintsde is ou ayant été longtemps soumis à un traitement mercuriel. La gène qnc lividus éprouvent de temps à autre dans la déglutition, et plus encore les

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mleun plus intenses qui parfois les tourmentent, sont pour eux une source de tiicis continuels. 'ils apprennent en peu de temps à examiner très-adroitement ^ forgc devant le miroir; aucune vésicule se levant sur le voile du palais parmu de veines variqueuses, ne leur échappe; ils obsèdent le médecin et le fatii0l||.i force de lui demander à chaque instant qu'il leur regarde dans la bouche rar t'assurer encore une fois qu'ils n'ont pas la syphilis. L*angine chronique qui tourmente presque toujours les buveurs de profeson (i), se distingue par la grande abondance de la sécrétion. Elle seule est la une de ces expectorations, de ces crachements continuels auxquels on voit se rrerces individus, surtout aux premières heures de la matinée. Les efforts i*ib font pour éloigner le mucus du pharynx peuvent se terminer par des voituritions et même des vomissements, et c'est là une des causes du vomissement atinal des buveurs (vamitm matutinm potatorum).

Les matières caséeuses qui se forment dans les follicules muqueux des tonlles sont parfois rejetées par des efforts d'expectoration. Encore cette circonsnce inspire ordinairement les plus cruelles inquiétudes aux personnes qui ■perçoivent de cet accident. Ces petites masses jaunes, arrondies, qui répanmt une odeur abominable quand on les écrase, leur paraissent le signe certain une affection tuberculeuse, et il est tout aussi difficile de convaincre ceux-ci i*ib ne sont pas tuberculeux, que de rassurer ceux-là sur leur prétendue sy- Hlis. Les concrétions calcaires des tonsilles qui sont rejetées passent très-souint pour des t calculs pulmonaires >.

Dans la forme très-opiniàlre de l'angine chronique, qui donne à la paroi posrieure du pharynx un aspect inégal, bosselé et dans laquelle cette paroi est couverte d'un produit de sécrétion fortement adhérent et desséché, les malades plaignent de sentir une gène indéfinissable, d'éprouver une sensation de seleresse et de picotement. Ils font à tout instant des efforts pour avaler ou pour [pectorer dans le but d'éloigner l'objet qui les gène. Si, par hasard, la couche iqneuse qui est étendue sur la paroi du pharynx contient des stries noirâtres rmées par de la poussière ou de la suie, le médecin peut y être trompé luiême et croire qu'un cheveu adhère à la muqueuse de l'arrière-bouche. De mps à autre la matière visqueuse est rejetée sous forme de crachats globuleux, ^mi-transparents. La maladie résiste souvent pendant des années et ne peut re vaincue dans la plupart des cas.

}( 'i. — Traitement.

Le catarry aigu de Varrière-bourhe n'a besoin d'aucun traitement quand il

montre avec une intensité modérée. Bien dos malades ne recourent pas au

édecin et se contentent de quelque pratique superstitieuse et aussi insensée

(1) La pharyngite chronique ou granuleuse n'atteint pas seulement les Imveurs, mais aussi »«ouvent les chanteurs, les avocats, les professeurs, les prAtres et en général tous ceux qui ignent lenr larynx. Dans ces cas, elle s'accompagne presque toujoin^ d'une laryngite chropiè, et précède parfois la phtfiisie laryngée. V. C.

que la théorie qui régne dans le vulgaire sur la nature de la maladie (1). Cei absurdités ont cependant leur côté sérieux, en ce que les succès apparents duii tel ou tel procédé doivent nous apprendre à nous abstenir de toute înterventioi violente dans les maladies où ces procédés ont cours. Dans lé traitement de Tasgine catarrhale on pèche beaucoup contre ce principe, et Ton peut affirmer qne Ton fait vomir plus de la moitié des malades inutilement, soit dans le but de produire un effet révulsif, soit pour combattre la maladie de Testomac qui a M diagnostiquée d'après les symptômes du catarrhe buccal, et que Ton suppose avoir engendré Tangine. La langue s*étant nettoyée le lendemain du vomissement et Tamélioration de Tangine ne s'étant pas fait attendre, comme cela aurait ea lieu également sans vomitif, on attribue à ce dernier une action curative qai n'est pas plus justifiée que l'effet des cures men'cilleuses mentionnées plus haut. Seulement, dans des cas exceptionnels, et surtout quand on sait que TestoiDac contient positivement des substances qui ont provoqué et entretiennent un catarrhe actuel et bien constaté de cet organe, on se permettra d'administrer un vomitif dans l'angine catarrhale. — La maladie est-elle arrivée à un degré trèsélevé, alors il convient surtout d'appliquer à de courts intervalles sur le cou du malade des compresses mouillées, bien exprimées, et recouvertes soigneusemeol (l'un linge sec. Si les malades redoutent les compresses froides, ou qu'une raison ou l'autre empêche le médecin de les employer, on peut les remplacer par des cataplasmes chauds. En même temps on recommandera au malade de se gargariser et de se rincer la bouche très-assidûment avec de l'eau froide, ou l)ien avec une solution d'ahin, de sulfate de zinc, d'acétate de plomb, etc. — Quelquefois on réussit à couper la maladie dès le début, eu touchant les endroits enflammés avec de l'alun en poudre, ou bien eu les badigeonnant avec une solution de nitrate d'argent {U grammes sur 50).

Vangine chrmiqiœ se traite le plus efficacement i)ar les gargarismes astringents mentionnés plus haut, et surtout par l'application au pinceau d'une solution de nitrate d'argent (2).

(1) Dans les classes populaires de rAlleiiia^iic, un dit que * la luette est tombée ■ et que liau le traitcrneut de l'angine on doit s'eflTorcer de la relever. De là des procédés tK*s-baroqiKS, pour la plupart, entre autres celui que nous empruntons au nVit de notre auteur lui-ni^ne H qui consiste à faire relever l'orjçane tombé par quelque pauvre vieille qui le itaisit par tel on Irf cheveu du sommet de la tète que l'on suppose être en relation mystérieuse avec la luette. Nooi ne manquons pas de faits analojçues en France. ^^'ote. dfn tratluHeurt.)

(2) Le traitement de la ]tliaryugite clironique par les eaux sulfureuses a été préconise par M. Tiueneau de Mussy : ce sont surtout les Eiuix-Bonnes, celles de Cautcrels (source de U Railiére) et de Bagnères-dc-Luchon qui sont recommandées en boisson et en gargarisme» dan» rrne longue maladie. V. G.

CROUP DE L*ARIUàRE-BOUGIfE. MI9

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