‹ Eléments de pathologie médicale; ou, Précis de médecine theórique et pratique, écrit dans l'esprit du vitalisme hippocratiqueChapitre 25 sur 86 · XXX. Lésions de la circulation · texte numérisé non relu

XXX. Lésions de la circulation

Aucune fonction n’éprouve plus promptement et plus vivement l’impression des causes si multipliées qui peuvent apporter le trouble dans les fonctions; car non-seulement elle res-

SYMPTOMATOLOGIE.

sent celles qui portent directement sur elle , mais elle s’affecte encore toutes les fois que d’autres organes sont un peu gravement atteints.

Examinons successivement les diverses parties de cette fonction, c’est-à-dire la circulation dans le cœur et les artères, dans les veines , dans les vaisseaux capillaires et dans le système lymphatique.

1° Circulation dans le cœur et les artères. Les battements du cœur peuvent s’éloigner de plusieurs manières de leur état normal. Ils sont tantôt trop faibles, tantôt trop forts et trop énergiques-, dans ce dernier cas, on les appelle palpitations lorsque cette augmentation n'est pas un état habituel. Ils sont quelquefois plus lents , et très-souvent plus fréquents. D’autres fois ils sont inégaux, irréguliers, tumultueux, suspendus momentanément (syncope). Les bruits des contractions de cet organe, écoutés en appliquant l’oreille sur la poitrine, peuvent également être plus légers ou plus prononcés j quelquefois ils sont accompagnés d’autres bruits anormaux qu’on a comparés à celui que fait entendre un chat lorsqu’on le flatte avec la main ( frémissement cataire ), à celui que produit une râpe que l’on frotte légèrement sur du bois (bruit de râpe), à celui que fait un soufflet que l’on ouvre et ferme alternativement ( bruit de soufflet).

On a observé des variétés morbides encore plus nombreuses dans les battements des artères, ce qui lient surtout à la facilité qu'on a de les étudier par l'exploration du pouls. On appelle pouls les battements que présentent les artères superficielles lorsqu’on les comprime légèrement avec le doigt. Le plus souvent ce mot s’applique aux pulsations de l’artère radiale, dont la position rend l’examen très-commode. Les principales espèces de pouls anormal sont les suivantes : le pouls fréquent et le pouls rare , le pouls vite et le pouls lent, le pouls dur et le pouls mou, le pouls grand et le pouls petit, le pouls régulier et le pouls irrégulier, le pouls égal et le pouls inégal, le pouls intermittent, le pouls confus, etc.

Les artères peuvent encore offrir d’autres lésions , telles que des plaies, des déchirures, des dilatations (anévrismes), etc.,

PATHOLOGIE GÉNÉRALE

Le sang s’altère de bien des manières : il peut pécher par trop de consistance ou trop de fluidité, par une surabondance ou une diminution anormales de quelques-uns des matériaux qui le constituent (le sérum, la fibrine, l’albumine , les globules et la matière colorante), par une rougeur trop ou trop peu foncée , par des nuances de couleur qui lui sont étrangères dans l’état sain , ’par ce qu’on appelle un état de dissolution, c’est-â-dire une telle diminution de cohésion de ses éléments, qu’il coule comme de l’eau et qu’on dirait qu’il a été mêlé a quelque liquide dissolvant. Dans un assez grand nombre de maladies, mais surtout dans les phlegmasies, le caillot du sang qu’on a retiré des veines se recouvre d’une croûte grisâtre plus ou moins épaisse, à laquelle on donne le nom de couenne i nflamma toire.

2° Circulation veineuse. Les veines peuvent être très-grosses et très-saillantes a l’extérieur, ce qu’on observe quelquefois dans la pléthore, ou bien être très-peu marquées ou même nullement apparentes. Elles sont exposées encore plus que les artères 'a des lésions de continuité et â des dilatations partielles plus ou moins considérables , auxquelles on donne le nom de varices.

3° Circulation capillaire. C’est a des troubles de la circulation capillaire que se rapportent toutes les variations de couleur de la peau et des membranes muqueuses, telles que la pâleur et les rougeurs plus ou moins vives qu’on remarque dans certaines maladies , les hémorrhagies actives et passives , les taches livides, les ecchymoses, etc.

4° Circulation lijmpkatique. Les symptômes fournis par les glandes et les vaisseaux lymphatiques consistent dans des tumeurs, des abcès, des ulcères, des écoulements blancs, etc.

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