LES REFLETS
95. — Toute surface polie réfléchit les objets qui en sontrapprochés, c'est-à-dire reproduit à l'œil du spectateur l'image de ces objets, mais en sens inverse de la réalité.
Parmi ces surfaces, l'eau et les miroirs, étant les plus limpides, sont celles dont les reflets offrent la plus grande pureté de lignes et de détails, et qui peuvent en conséquence servir de base à l'étude des reflets.
Étant donnée, comme surface ri fléchissant?, l'eau d'un bassin, soit V7VyV'(fig. 131), établir au-dessous de cette surface le reflet des objets qui l'entourent.
Opkuation. — Le reflet d'un point, soit l'angle 0 de la pierre qui borde le bassin, s'obtient par la perpendiculaire de ce point, soit ON, conduite au niveau de la surface en N; nous disons perpendiculaire et non verticale, parce que si la surface réfléchissante étaH verticale ou oblique, comme celle que peut présenter un miroir, la perpendiculaire à cette surface serait alors ime horizontale ou une oblique.
L'image ou reflet conserve les points de fuite de l'objet; ainsi, ayant conduit les fuyantes OP — NP, prolongées pour former le bord fuyant du bassin V'VNO, c'est par la fuyante également prolongée O'P que l'on déterminera le reflet V"0' du bord supérieur de la pierre V'O.
Les horizontales et les verticales conservent la même position
dans le reflet : tels sont l'horizontale 00" reproduitepar l'horizontale O'O'" et les côtés de la porte AD et BC réfléchis par les verticales égales AD' et B'C.
Fig. 161.
Lorsque l'objet est aune certaine distance du bord de l'eau, on doit chercher d'abord le niveau de l'eau au plan de cet objet; soit le pied A de la porte : le niveau de l'eau à ce plan, suivant l'épaisseur de la marche, est en A", point au-dessous duquel il faut encore reporter le reflet supposé de cette épaisseur en A' ; l'image de la porte s'appuie donc sur l'horizontale A'B'. On cherchera de même en E' le reflet du point E, et l'on abaissera la verticale E'F', égale à EF, dont elle est le reflet.
Les reflets suivant dans leurs contours les principes ordinaires de la perspective, on comprendra que le développement du dessous de la porte, beaucoup plus grand en D'C'G'F' qu'en
LES REFLETS 93 DCGF, est dû à son éloignement de l'horizon. Parfois même, il arrive qu'un objet s'avançant au-dessous de l'eau laisse apercevoir le reflet de la surface opposée à celle que présente l'objet:
telle est la pierre avancée K'STU'(fig. 131), dont la surface inférieure RSTU est seule réfléchie en U"S"T"U".