FONCTIONS DES CHANGEMENTS MORPHOLOGIQUES
cellules morphologiquement homogènes. Le développement se manifeste par la différenciation de ces cellules plastiques. L'investigation physiologique, procédant par la méthode comparative et génétique, doit tout d'abord déterminer avec exactitude, au point de vue chimique, la nature des matériaux nécessaires à cette différenciation, le différenciable, le contenu de l'œuf fécondé. Ensuite elle doit rechercher quels tissas morphologiques rendent possible la différenciation des animaux les plus divers, dans l'œuf et après la naissance. Enfin, elle a à examiner les processus de différenciation eux-mêmes, dépendant à la fois de ces tissus et du différenciahle, processus qui se réalisent sous l'action d'excitants encore inconnus.
XII. — Théorie de la transmission héréditaire chez les animaux.
Tous les animaux possèdent des propriétés qui indiquent leur descendance d'ancêtres semblables. Lorsqu'on peut prouver que ces propriétés ont été transmises immédiatement ou médiatement par ces ancêtres, elles sont appelées héréditaires.
Voici les trois questions auxquelles a à répondre l'étude physiologique des phénomènes de l'hérédité, considérée comme processus vital : 1. Quelles substances sont directement
transmises des parents au produit de la génération, de manière que les propriétés héréditaires apparaissent plus tard ? Les substances doivent être contenues dans l'ovule et dans le sperme ; 2. Quelles parties organiques transmettent ces propriétés? Seuls, le germe mâle et le germe femelle peuvent permettre à cette transmission de se réaliser ; il y a donc à rechercher l'origine de ces germes; 3. Comment le processus delà transmission héréditaire s'accomplit-il? En d'autres termes, sous l'influence de quels excitants les matériaux héréditaires se déposent-ils dans les germes, et, une fois ceux-ci réunis, y déploient-ils leurs activités ?
Ce n'est que par voie de développement, et jamais subitement, que peut avoir lieu le déploiement de ces activités, de ces propriétés qui existent en puissance, c'est-à-dire à l'état de disjjosition organique, dans l'œuf et dans le spermatozoïde, et qui ne deviendront actuelles que dans l'avenir. Chez tous les animaux qui naissent d'œufs, toutes les propriétés héréditaires, on l'entend de reste, sont innées dans cette disposition.
Tout ce qui est inné n'est pas héréditaire, mais tout ce qui est héréditaire est inné de cette manière. En général, et à la rigueur, il n'y a d'inné chez les animaux supérieurs que ces dispositions organiques. Comme elles sont presque inaccessibles à l'art de l'expérimentation physiologique, il convient, pour essayer de répondre aux ({lies-