MARCHE
en avant d'un pas, le pied passif de deux longueurs de pas et le pied actif a conservé sa position : les deux jambes changent alors de rôle, la jambe active devient passive, etc.
La vitesse de la marche dépend donc : \^ de la longueur du pas ; 2* de sa durée. Celle-ci se compose de la durée de l'oscillation et de l'intervalle qui sépare la fin d'une première oscillation du commencement d'une seconde, c'est-à-dire de l'espace de temps dans lequel les deux pieds touchent le sol : i<* La longueur du pas comme côté droit d'un triangle rectangle est d'autant plus grande que la différence est plus considérable entre l'hypoténuse et Tautre côté droit ; il esl donc d'autant plus long que la jambe active est plus courte , c'est-ûdire plus fortement fléchie au moment où elle se lève ; que le bassin est porté plus bas dans la marche ; que la différence est plus grande entre la jambe complètement étendue (passive) et la jambe perpendiculaire, c'est-à-dire que le pied est plus long. 2*" Le mouvement de pendule se fait d'après des lois connues, avec d'autant plus de rapidité que la jambe oscillante est plus courte. L'espace de temps dans lequel les deux pieds touchent le sol peut être diminué à volonté; il égale zéro dans la marche la plus rapide, de sorte que le pied déroulé abandonne le sol au moment même où l'autre s'y pose après son oscillation.
Une plus grande vitesse peut être atteinte par la course y dans laquelle, à chaque période de pas, il se trouve un espace de temps où aucun des deux pieds ne touche le soi. Il est nécessaire, dans ce cas, qu'il soit communiqué au bassin un essor suifisant pour qu'il ne tombe pas;fendant la suspension. Cet eflet se produit lorsque la jambe actiti est fléchie dTabord très-fortement et que son extension s'opère avec ulle grande rapidité.
U serailtfop long d'examiner ici les autres espèces de marche, de course, etc., aussi bien que les phénomènes accessoires observés à cette occasi(Ni. Ce qui a été dit suffit, d'ailleurs, pour en donner une idée.
290 VOIX ET UKGAGE.
VOIX ET LAK6AGB.
Le courant d'air expiré qui passe par le larynx, l*arrière-boucht>, la bouche et les fosses nasales, et même l'air inspiré, mais par exception, produisent des vibrations dans uite partie de ces organes, et à leur suite des bruits et des sons divers ; on donne aux uns le nom de voix ; mais dés qu'ils sont réunis et employés comme signes de relation, ils forment ce qu*on appelle le langage.