NERFS SPINAUX
jambe droite, parce quil ne sent pas la douleur ; mais si Ton blesse la jambe gauche, il fait avec la droite des mouvements comme pour se protéger, tandis que la jambe gauche reste immobile, car il sei la douleur dans cette dernière, mais ne peut mouvoir que la première. Quand il saute il traîne après lui la jambe droite, comme s elle était paralysée, parce qu'il ne la sent pas.
Les racines antérieures contiennent quelquefois des fibres sensitives. (Longet.) Mais ces fibres sortent de la moelle épinière dans U racine postérieure, et quittent le tronc commun pour se recourber en arrière dans la racine antérieure ; aussi, quand on a coupé cette dernière racine, Textrémité périphérique est-elle seule sensible, et la sensibilité s'éteint complètement, si l'on coupe la racine postérieure. (Hagendie, Cl. Bernard.)
Les fibres centrifuges des nerfs de la moelle épinière (contenus dans les racines antérieures) sont : — 1® des fibres moiriceê, pour tous les muscles striés du tronc et des extrémités (et probablement par l'intermédiaire du sympathique), pour certains muscles lisses des viscères, par exemple, le bulbo-caverneuz; — 2** des fibres trices pour la plus grande partie des artères du corps ; celles-à se mêlent cependant aux troncs nerveux qu'après leur réunion avec les rameaux communiquants du sympathique, et proviennent par conséquent de lui (Cl. Bernard) ; — 5" probablement aussi des fibres sécrétoires et trophiques. Les fibres centripètes sont les fibres nerveuses sensUives pour toute la superficie du corps , à l'exception de la tète. — L'anatomie fait connaître les trente et un couples de racines nerveuses, et la distribution des différents nerfs moteurs et sensitifs pour chaque muscle ainsi que leurs rapports.
Si Ton opère la section des racines postérieures des nerfs de la moelle épinière, l'excitabilité des racines antérieures diminue tout d'un coup. (Ludwig et Cyon.) Les premières doivent donc augmenter constamment par voie réfiexe Texcitabilitè des secondes, ou, ce qui serait plus intelligible, les exciter toujours faiblement, de telle sorte que cette excitation constante s'ajoute à celles que l'on fait subir aux racines antérieures. (Voy. chap. xni, à propos du ton des muscles.)