DE LA TENSION ARTERIELLE
n semble d'après cela qu'il existe un système régulateur complet, par lequel la pression du sang et l'activité du cœur sont maintenues ft une hauteur constante. Une tension trop forte dans les troncs artériels et dans le cœur déterminent d'un cdté un surcroît d'activité dans cet organe, et de l'autre un relâchement des vaisseaux et par conséquent une diminution de résistances, qui rétablit l'état normal. Réciproquement, une trop grande activité du cœur qui amène une augmentation de tension dans les régions vasculairM périphériques, produit une irritation réflexe du nerf vagne et un ralentissement du pouls, qui remettent les choses en bon état.
tiouviiau ia force iiiiliale, le Uiorolismu njapparall, cotiiiiic on le voit, sur la SGeoiido partie Je U lipurc 8, ([ui est oltenue avec un oi'ilJce de 3 rentÛDëtres de dieroilrc, et un travail moteur repri^enlé par 1,000 praniiiies. Daiis ces conditrâiu, si l'on restreint l'orince jii3c|u'à t centimètre sans clianirir le travail moteur, le
|l.llll^ pii'iiil U fiiiiiii' i-trr.'seiitfL' duiis la |>renii6re jiarliu île U ligure 0; el l'iui voit r|iic le iliarolisme disparaît ûe nouveau pour rùapiiaraitre, si j'oii aupmente le Iraviiil moteur,, et ainii (le suite jusqu'à ce que les pirois «oient dneiiui^ tellelucjLt rifjidet, Ifaè l'on n'obtient plus de soulèvement.
La contre-épreuve de cette eipérience donne les mêmes rcsultati. Avec un orilice lie I i-ciiliniMrc de diunËtre et une force initiale do S.OOO gnnuaa, on ublicnl la rlpiixiénic partie de la Agnre Q. Si l'on diminue la force initiale de moitié, on «liliciit la première partiede la flgurc 9. Avec la même force,' mail avec un orilirc de ;; (^lUiiiii'IrPs do diamètre, le pouls pivnd ta forme indiquée par la seconde [■iirlie iliT la li|.'in'<- M ; cl si, BU lieu il'uii |>oiils de 1 ,11011 gi-aiiiiiios, un met un poids du MU p^mint.'K, avec le mi-n» oriliu' de ô ccntitiutlius, te |hiu1s sviTt mprétciitc jiar In |>n-mi«-e iiartîe de la li(!ui>c 8.
tnnii, cil âarpissaui 1 uiîtlcG iuMiti'A b ixiillmcires, avec le mfime poids (MM p-.),
Des faits que nous avons cités il résulte que les grandeurs de fréquence du pouls, de tension du sang, de vitesse de la circulation, dépendent d'influences très-diverses. Le pouls moyen est de 72 pulsations par minute; chez le fœtus il est beaucoup, plus rapide (184 puis.) et il diminue jusqu'à la vingt et unième année. — Dans la vieillesse, il parait s'accélérer de nouveau. La fréquence réelle du pouls à chaque instant est très- variable ; les émotions, par exemple, agissent fortement Éir elle (probablement par l'intermédiaire du nerf vague). Parmi les autres influences nous mentionnerons les plus importantes : température : la chaleur élève, le froid diminue la fréquence du pouls (soit par influence directe, soit, et c'est plus probable, par un phénomène réflexe) ; mouvement : c'est aussi une cause accélératrice ; poiitwn du corps : dans la position verticale, même sans action musculaire, le pouls est plus fréquent que dans la position horizontale (cause inconnue) ; de plus les pulsations sont plus nombreuses pendant la digestion que dans les temps intermédiaires, chez les femmes et les personnes de petite taille, que chez les hommes et les personnes de grande taille.
Beaucoup de poisons et de substances médicinales agissent sur la 'iréquence du pouls, soit par action directe sur les ganglions qui se trouvent dans le cœur, soit par l'excitation ou la paralysie du centre ou des fibres du nerf vague, principalement de ses extrémités dans le eœur. Toute action sur les appareils vaso-moteurs peut également exercer une influence indirecte.
Chez quelques vertébrés , principalement chez les poissons , on trouve sur la route du système vasculaire des cœurs accessoires (augmentation relative des fibres musculaires des vaisseaux avec contraction rhythmique), aussi bien dans le système artériel (artère axillaire, etc.), que dans le système veineux (cœur caudal de l'anguille). Sans pouvoir démontrer anatomiquement une plus grande richesse de tissu musculaire, on aperçoit dans les vaisseaux des pulsations
le pools ne sera plus représenté par la prcniiërc partie de la ligrure 8, mais par In deuiième de la Ggurc 7. Et, en réduisant le travail moteur à 250 grammes, le pouls prend la forme indiquée dans la première partie de la figure 7. [Journal d'atinl. H de phyn. de M. G. Robin. Mars 18tiO. — Onimus et Viry, Etmh critique des tracéa tUenut avec le cardiographe et le sphygmographe.)
\je point de vue auquel nous venons de nous placer est pincement mécanique, mais il montre combien différentes causes peuvent produire sur le cœur et sur le pouls les mêmes effets. C'est justement cette complication qui rend l'étude du fonctionnement du conir si difncile, même pour les pliénomènes purement physiques. R.O.