ACTION DE LA VESSIE
à-dire qu'elle règle la pression dans les gloméniles et par cela même la filtration. En ce seps Tirri talion du nerf vague ^lève Taflluxdu sang de sorte que la veine gonfle et la sécrétion augmente; Tirritation du grand splanchnique, au contrairci diminue à la fois Tafflux du sang et la sécrétion (Bernard) ; 2<> elle est régulatrice de Toxydation et par cela même de la formation des éléments spécifiques ; mais il n'y a pas encore sur ce sujet d'observations connues. Le sang des veines rénales est oxygéné et rouge, probablement à cause de son écoulement rapide. D'après Claude Bernard, il devient plus clair quand ]a sécrétion augmente par l'irritation du nerf vague et plus sombre par l'irritation du splanchnique.
Excrétion.
L'urine sécrétée se rend des canaux urinifères flexueux dans les canaux droitsqui les continuent et qui, après s'être plusieurs fois réunis sous des angles très-aigus, débouchent à la surface des mamelons dans les calices et les bassinets des reins. Toutes ces parties sont toujours remplies d'urine et un reflux du bassinet dans les canaux est impossible parce que toute pression dans le premier ferme les ouvertures des seconds. — Des deux bassinets l'urine arrive par les deux uretères dans le réservoir ou la vessie. Le mouvement dans les uretères peut s'effectuer : 1® par une progression de l'urine continuellement sécrétée ; 2® par la pesanteur (car la vessie dans presque toutes les positions du corps est située plus bas que les reins) ; 5<^ par les contractions péristaltiques des muscles des uretères.
La vessie, ordinairement plissée quand elle est vide, retient l'urine jusqu'à ce qu'elle soit complètement distendue. Le retour de l'urine dans les uretères est empêché par le trajet de ces canaux qui consiste dans une perforation oblique de la paroi de la vessie, de sorte que la pression inlérieùre ferme le canal; sa sortie dans l'urèthre est empêchée par un anneau de fibres élastiques et de plus chez l'homme par la prostate.
Dès que la tension de l'urine triomphe de l'élasticité de ces appareils, et qu'une goutte arrive dans l'urèthre, le besoin de vider la vessie se fait sentir ; alors ou bien la fermeture de la vessie est renforcée volontairement par la contraction des muscles qui entourent l'urèthre (Budge), ou bien son évacuation a lieu. Celle-ci s'effectue par la contraction des muscles des parois de la vessie, contraction qui va peu à peu jusqu'à les appliquer l'une contre l'autre et à